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Le remorquage d’un voilier en avarie dans le gros temps peut bien se passer… ou moins bien comme le montre cette vidéo : pourtant à sec de toile, ce voilier se laisse en effet emporter sur le travers par une déferlante.

Le remorquage pourrait dégénérer quand l’aussière viendra violemment remettre le voilier dans l’axe.

Christophe Monnereau, président de la SNSM des Sables-d’Olonne, explique comment s’y prendre à bord d’un voilier remorqué.

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Sur un voilier pris en remorque, la principale mission du skipper en avarie est de garder le cap sur le canot des sauveteurs. | DR/SAILCHARTER

Nicolas FICHOT. Publié le 05/01/2022 à 07h15

Comment faire quand votre bateau en difficulté doit être remorqué ?

Christophe Monnereau, président de la station SNSM des Sables-d’Olonne explique : « Le premier réflexe à avoir lorsque l’on est sur un voilier en avarie et qu’un bateau de la SNSM ou un autre s’approche de vous pour un remorquage, c’est bien sûr de rester calme, de sécuriser l’équipage et de bien se mettre aux ordres du canot SNSM qui va être le patron de cette manœuvre.

L’essentiel de la manœuvre va se dérouler en visuel et sur VHF ».

LA VIDÉO D’UN REMORQUAGE MUSCLÉ CI-DESSOUS :

www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01164585/src/qxmksrf/zone/1/showtitle/1/

Crédit vidéo : DR/SailCharter

Toujours garder le cap sur le canot SNSM et tout se passera bien

Christophe Monnereau poursuit : « Il faut agir vite mais toutefois sans se précipiter durant cette manœuvre.

Vous avez le temps, le canot restera à côté et l’aussière sera bien assez longue pour ne pas se tendre accidentellement.

Quand votre amarrage est assuré, faites signe au canot mais en général, nous voyons nous-même quand les amarres sont fixées.

Le skipper pourra confirmer l’amarrage par VHF ».

Enfin, « sur le voilier, il n’y aura rien d’autre à faire désormais que d’assurer la veille radio et de s’installer à la barre avec pour seule consigne de toujours mettre le voilier dans l’axe du sillage du canot.

Si les vagues sont très fortes, le voilier pourra jeter une ancre flottante sur l’arrière pour faciliter la tenue de ce cap.

Même en arrivant dans le port, quand nous allons raccourcir la remorque en approche, le voilier n’aura pour seule mission que de toujours garder le cap sur notre canot.

Tout se passera bien, même l’approche du quai qui reste sous notre gouverne » conclut Christophe Monnereau.

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