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En cas de tsunami, mieux vaut être en mer plutôt qu’au port. Si possible au large, ou même au milieu de la rade, mais surtout pas à quai. Illustration avec cette vidéo du terrible tsunami qui a frappé le Japon il y a un peu moins de 10 ans (voir un peu plus bas sur cette page).

11 mars 2011. Cette petite embarcation tente d’échapper à la vague du tsunami… et semble y parvenir.

11 mars 2011. Cette petite embarcation tente d’échapper à la vague du tsunami… et semble y parvenir. | CHAÎNE YOUTUBE DE L’EERI, EARTHQUAKE ENGINEERING RESEARCH INSTITUTEAfficher le diaporama

Sébastien MAINGUET. Publié le 15/06/2020 à 12h00

C’était au Japon, le 11 mars 2011. Un tsunami dévastateur et terriblement meurtrier qui est encore dans toutes les mémoires. On a retrouvé sur YouTube ces images de deux petits navires (de pêche ?) qui, semble-t-il, quittent le port afin d’échapper à la dévastation imminente. La manœuvre est à l’évidence délicate et périlleuse mais a priori elle est ici couronnée de succès…

Dans tous les cas, les pilotes de ces embarcations ont dû faire preuve d’un grand sang-froid ! La scène se passe à Kuji, au nord-est de l’île de Honshū.

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LA VIDÉO CI-DESSOUS :

https://www.youtube.com/watch?reload=9&time_continue=149&v=3618dZoiaPE&feature=emb_logo

Ces images se trouvent par exemple sur la chaîne YouTube de l’EERI, Earthquake Engineering Research Institute (un institut de recherche américain dédié à l’étude des séismes et basé à Oakland en Californie, en face de San Francisco, zone bien connue pour son activité sismique).

VOIR AUSSI :
Tsunami (le tsunami du 11 mars 2011 sur le site de Voiles et Voiliers)
Tsunami, suite (le tsunami du 11 mars 2011 sur le site de Voiles et Voiliers)
L’Europe a passé son premier test (le 10 août 2011, premier test grandeur nature du Système d’alerte aux tsunamis en Atlantique Nord-Est et en Méditerranée)
Krakatoa, bombe à retardement

D’autres images encore plus terrifiantes dans ce mini-documentaire (c’est toujours le port de Kuji) :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=HesJl-la7Ec&feature=emb_logo

Ce 11 mars 2011 à 5h46 TU (14h46 heure locale), à environ une soixantaine de milles au large des côtes nord-est du Japon, une grande faille de plusieurs centaines de kilomètres de long glisse subitement d’une hauteur d’environ 10 mètres suite à une énorme secousse sismique, d’une magnitude de 9.

Les vagues du tsunami provoqué par ce glissement ont pu atteindre une quinzaine de mètres de hauteur, voire davantage, sur certaines zones du littoral japonais, et elles ont entraîné la mort de plus de 18 000 personnes, pour la plupart noyées.

Le tsunami a en outre causé un terrible accident nucléaire à la centrale de Fukushima. Ci-dessous quelques images d’archives de la chaîne France 2, sur la chaîne YouTube de l’INA :

https://www.youtube.com/watch?v=NRGJoFNVQMI&feature=emb_logo

Un chiffre donne une bonne mesure de la violence du phénomène géophysique en jeu : habituellement Honshū, l’île principale du Japon, se déplace chaque année d’environ 1 centimètre vers l’est. Avec ce séisme, elle s’est déplacée d’un seul coup de 2,40 mètres vers l’est. Plus globalement, la répartition des masses de la Terre ayant été légèrement modifiée (comme lors de chaque événement de ce genre), la rotation de notre planète bleue s’est légèrement accélérée.

Suite à ce séisme de 2001, les jours terrestres auraient ainsi raccourci de 1,8 microseconde, selon des travaux menés par des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL), fameux laboratoire de la NASA situé à Pasadena en Californie (non loin de Los Angeles).