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L’édition 2020 du Vendée Globe, qui s’élancera le 8 novembre, présente un plateau d’un niveau exceptionnel. La rédaction des Sports d’Ouest-France a débattu et voté pour déterminer ses favoris… Qui sont-ils ? Voici le résultat de notre vote ?

Fresque représentant les 33 skippers qui prendront le 8 novembre 2020 le départ du Vendée Glob. La fresque est l’œuvre du graphiste Nicolas GILLES | DAVID ADEMAS

Ouest-France  Jacques GUYADER. Modifié le 19/10/2020 à 22h27

Pour établir la cote des favoris du Vendée Globe 2020, qui prendra son départ le 8 novembre des Sables d’Olonne nous avons pris en compte 4 critères :

1. La performance intrinsèque du bateau (ou supposée)

2. La solidité du projet, le timing du projet et la fiabilité du bateau.

3. L’expérience du skipper en matière de course au large océanique (VG, Transats etc.)

4. Le palmarès du skipper (son talent, ses forces etc.).

Chaque critère est noté sur 5

Certains skippers n’ont été cités que 3 fois, (Herrmann, Bestaven), ou une fois (Burton)

1. Jérémie Beyou ( Charal 78pts)

La plupart des votants lui a donné la note maximale sur les quatre critères. C’est dire si Jérémie Beyou coche toutes les cases du portrait-robot du vainqueur potentiel. Projet lancé il y a trois ans, bateau précurseur, rapide et puissant, gros travail sur la fiabilité, moyens financiers très importants, grosse expérience du large (Vendée Globe, Volvo Ocean Race, Transats…), et palmarès de régatier impressionnant (triple vainqueur de la Solitaire, Transat Jacques Vabre, New York Les Sables, Vendée Arctique…). Tout fait de lui LE favori n°1, mais pas avec une énorme marge non plus…

Banque images pour le Vendée Globe. Jérémie Beyou, skipper de l’Imoca Charal. Photos réalisées lors des runs du Trophée Azimut. Photo : Thomas Bregardis / Ouest-France | OUEST-France

2. Alex Thomson (Hugo Boss 73 points)

Lui aussi fait presque le plein sur les quatre critères, à l’exception de celui du timing du projet et des interrogations sur la fiabilité du bateau. Comme personne ne l’a vraiment vu naviguer, hormis les premières 48 h de la Transat Jacques Vabre 2019, il réside une grande part d’incertitude sur le potentiel du tandem skipper-bateau.

Alex Thomson, Hugo Boss. | DR

3. Charlie Dalin (Apivia 70 pts)

Sur les quatre critères, il ne récolte jamais en dessous de 4 points, c’est dire si le projet Apivia est homogène. Excellent régatier, il possède un excellent bateau (plan Verdier), bien né, bien préparé. Il faut quand même rappeler qu’il a remporté la Transat Jacques Vabre et que, sur les deux courses de la saison, il a longtemps été aux avant-postes.

Charlie DALIN, skipper Apivia en préparation à Port-la-Forêt pour le Vendée Globe qui partira des Sables d’Olonnes le 8 novembre. Photo Yves-marie Quemener / Ouest-France | OUEST-France

4. Thomas Ruyant (Linked out 69 pts)

Il talonne de près, Charlie Dalin en nombre de points. Seuls bémols apportés par les observateurs : le timing un peu serré dans la préparation, et notamment dans la mise au point des foils V2, reçus tardivement, et un palmarès de régatier moins fourni que Beyou et Dalin.

Thomas Ruyant, le skipper du bateau Linkedout Advens ( Classe Imoca ) navigue au large de Lorient le 9 septembre en marge du Défi Azimut. Le navigateur prendra le 8 novembre 2020 aux Sables d’Olonne le départ du Vendée Globe. Photo : David ADEMAS / Ouest-France | OUEST-FRANCE

5. Nicolas Troussel (Corum-L’Epargne 64 pts)

Le skipper de Corum-L’Epargne ne s’est jamais confronté à ses adversaires avec son nouveau bateau. Le skipper est très doué, le bateau est certainement très performant, mais Nicolas Troussel possède une expérience très limitée de la navigation océanique. Autre talon d’Achille du projet : le timing extrêmement tendu du projet. Avec deux mois de plus, déjà, sa cote se serait renforcée.

Port-la-Forêt à la Forêt Fouesnant (29) mise à l’eau de l’Imoca Corum du skipper Nicolas Troussel ; Un plan Juan Kouyoumdjian maître d’œuvre Mer Agitée de Michel Desjoyeaux. Nicolas Troussel Photo : Thomas Brégardis / Ouest-France | OUEST France

6. Armel Tripon (L’Occitane 60 pts )

Le peu qu’on l’ait vu en course ( un début de Vendée Arctique, un Défi Azimut de 48 h…) le plan Manuard a montré une vélocité très étonnante à certaines allures. Le potentiel du bateau est élevé. Reste des incertitudes sur sa fiabilité, un doute sur la préparation extrêmement courte. Quant au skipper, excellent marin, il ne connaît pas le Grand Sud, lui non plus. Mais est-ce rédhibitoire ?

Armel Tripon navigateur et skipper professionnel français se prépare pour le départ du Vendée Globe 2020 sur son bateau Imoca L’Occitane en Provence qui sort du chantier Black Pepper. Ici dans le port de la Trinité-sur-Mer (56). | OUEST-France

7. Sam Davies (Initiatives Cœur, 57 pts)

Bon bateau, mais probablement pas au niveau des derniers-nés, notamment en performances au reaching, Initiatives Cœur (ex-Banque Populaire, ex Maitre Coq) possède un coefficient de fiabilité élevé, ce qui est prépondérant. La navigatrice est talentueuse, résistante, opiniâtre, et expérimentée (Vendée Globe, Volvo Ocean Race). Il ne serait pas surprenant de la voir sur le podium.

Banque images Vendée – Globe. Samantha Davies, skipper de l’Imoca Initiatives-Coeur Photo : Thomas Bregardis / Ouest-France | OUEST-France

8. Sébastien Simon (Arkea-Paprec 56 points)

Il aurait pu figurer lui aussi dans le Top 4. Budget conséquent pour un foiler neuf, talent de régatier incontestable… Pour autant, les embûches à répétition autour de la mise au point (double rupture de foils, délaminage…) ont fait perdre un temps considérable dans la mise au point et n’ont pas offert une bonne dose de confiance à son skipper, dont le mental varie souvent. Mais Sébastien Simon est très surprenant…

Sébastien SIMON, skipper du bateau imoca ARKEA-PAPREC. Portrait réalisé à Port-La-Forêt ( Finistère ) le 19 Juin 2020 lors d’un entretien accordé au journaliste du quotidien Ouest-France, en prévision du Vendée globe 2020 la course à la voile en solitaire et sans escale autour du Monde. | OUEST-France

9. Kevin Escoffier (PRB 61 points)

Lui aussi coche la plupart des cases : navigateur talentueux, opiniâtre, excellent technicien. Il bénéficie en outre d’une énorme expérience autour du monde en équipage (Jules Verne, Volvo Ocean Race x 2). Finalement, les deux bémols qui lui ôtent le statut de favori, sa maigre expérience en course au large en solitaire, et un bateau qui, s’il reste très performant, rend un peu de puissance à ses adversaires au reaching.

Kevin Escoffier, le skipper du bateau PRB navigue au large de Port-La-Forêt lors d’un stage avec le Pôle Finistère course au large le 1er septembre 2020. le navigateur originaire de Saint-Malo ( Ille-et-Vilaine ) est à l’entrainement en préparation du prochain Vendée Globe dont le départ aura lieu le 8 novembre 2020. Photo : David ADEMAS / Ouest-France | OUEST-France

10. Boris Herrman (Sea Explorer) 37 points

Cité seulement trois fois, il pourrait néanmoins surprendre. Expérimenté au large (Jules Verne), un bateau (l’ex-Gitana de Sébastien Josse) qui a été boosté par une nouvelle paire de foils… Il a de sérieux atouts dans son jeu.

Lorient. Morbihan. La Base. Préparation du Vendée Globe. Boris Herrmann (Seaexplorer – Yacht Club de Monaco) | THIERRY CREUX / OUEST-France

Egalement cités… Yannick Bestaven (Maître coq, 30 pts, Louis Burton (15 points)

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