SANTÉ PUBLIQUE  –  Par Marion Jort le 27-09-2019

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/290x200/public/visuels_actus/ivg_5.jpg?itok=AxEcmgRt egora.fr

D’après un rapport de la Drees rendu public ce vendredi 27 septembre, 224 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées l’an dernier. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2017. 

En 2018 en France, 224 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées pour 758 000 naissances, d’après une étude de la Drees publiée vendredi. Un chiffre qui représente environ une IVG pour trois naissances, et qui est en hausse de 3% par rapport à 2017.

L’étude indique que le taux de recours (nombre d’avortements rapporté au nombre de femmes) en 2018 s’élève à 15,4 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans.

Selon leur rapport, le nombre d’IVG s’élève à son maximum depuis 1990. Malgré cette hausse de 3 % par rapport à l’an dernier, les chiffres restent relativement stables. Depuis 2001, le nombre d’IVG varie entre 215 000 et 230 000.

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/sites/egora.fr/files/imce/drees.jpg

Légère hausse après 25 ans et légère baisse avant 20 ans

Les IVG restent le plus fréquentes chez les femmes de 20 à 24 ans avec un taux de recours s’élevant à 27,3 pour 1 000 femmes. Un taux qui suit globalement une tendance à la hausse depuis 1995.

Il est, en revanche, en baisse chez les plus jeunes et plus élevé chez les femmes plus âgées (voir graphique).

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/sites/egora.fr/files/imce/drees-2.png

Disparités territoriales 

Le taux de global de recours à l’IVG peut varier du simple au double d’une région à l’autre : de 10,9 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en Pays de la Loire à 22,0 en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les taux les plus élevés sont situés dans les départements et régions d’outre-mer (Drom), en Île de France et dans le Sud-est (Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse), où ils dépassent 17 IVG pour 1 000 femmes, voire 35 IVG pour 1 000 femmes en Guyane et Guadeloupe.

Un quart des IVG pratiquées hors établissements hospitaliers

Depuis 2005, des IVG médicamenteuses peuvent être pratiquées en dehors des structures hospitalière. Sur l’année 2018, 24 % des IVG en métropole et 38 % dans les Drom ont été réalisées en cabinet libéral, dans les centres de santé ou les centres de planification et d’éducation familiale.

Les IVG réalisées dans les établissements de santé le sont d’ailleurs principalement dans le secteur public. Sur l’année 2018, 511 établissements en France (dont un à Mayotte) ont réalisé au moins une IVG.

Source : Annick Vilain (DREES), 2019, « 224 300 interruptions volontaires de grossesse en 2018 », Études et Résultats, n°1125, Drees, septembre.

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/90x66/public/visuels_actus/ivg_4.jpg?itok=0s02JT2J50 députés de gauche appellent à lutter contre “l’entrave” à l’IVG

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/90x66/public/visuels_actus/schiappa_0.jpg?itok=GAIgGYWwIVG : Marlène Schiappa “favorable” à la suppression de la clause de conscience

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/90x66/public/visuels_actus/calendrier_8.jpg?itok=zwIfMCwADélai de recours à l’IVG : lancement d’une mission parlementaire