Accueil Skipper François Gabart

Après des mois d’un conflit qui a dépassé le monde la voile, la classe Ulltim 32/23 pourrait entrevoir une porte de sortie. François Gabart et son team seraient en effet prêts à modifier le trimaran SVR – Lazartigue, pour le mettre en conformité avec les exigences de la classe. L’objectif étant de trouver un terrain d’entente en vue du tour du monde en solitaire, prévu fin 2023.

Le trimaran SVR-Lazartigue pourrait être modifié en vue de la saison 2023 et du tour du monde en solitaire, prévu fin 2023 ou début 2024 (date annoncée prochainement). Une image contenant texte, clipart

Description générée automatiquement

Le trimaran SVR-Lazartigue pourrait être modifié en vue de la saison 2023 et du tour du monde en solitaire, prévu fin 2023 ou début 2024 (date annoncée prochainement). | MARTIN KERUZORÉ

Thibaud VAERMAN. Publié le 16/12/2022 à 13h45

Abonnez-vous

Ultim. Vers la fin de « l’affaire Gabart » ? (ouest-france.fr)

On se rapproche peut-être d’une réconciliation de la classe Ultim 32/23.

Minée depuis de longs mois par les conflits, prises de parole ou prises de positions, autour du cockpit du trimaran SVR – Lazartigue et cette fameuse règle 3.11 (règles de sécurité internationales), elle pourrait voir se dessiner une sortie de crise.

Selon une information de nos confrères de L’Équipele team de François Gabart serait aujourd’hui prêt à modifier « à la marge » le cockpit de son trimaran.

Entièrement fermé et avec des winchs placés « sous le pont », c’était l’objet de la disgrâce entre les différentes parties opposées.

Une image contenant personne, intérieur, préparation, automate

Description générée automatiquement

Objet de la discorde, la position des winchs pourrait être rehaussée, afin de redonner de la visibilité au marin lorsqu’il est à la colonne. | GUILLAUME GATEFAIT

LIRE AUSSI :
Vincent Lauriot-Prévost, architecte du trimaran de Gabart : « Pour moi, le bateau est conforme »

La présidente de la classe Ultim sur l’affaire François Gabart : « Cette dérogation nous inquiète »

Toujours selon L’Équipe, le rapprochement aurait été opéré au cours d’une « réunion secrète », tenue au Nautic de Paris, début décembre entre les armateurs de la classe Ultim.

Quelques jours plus tôt, Cyril Dardashti (directeur du team Gitana Edmond de Rotschild) aurait déclaré au journal : « Soit François accepte de modifier son bateau, soit on se passera de lui ».

Une déclaration qui sonnait comme une impasse dans ce conflit et une équation à deux perdants.

Seul, le team de François Gabart n’aurait alors eu d’autre solution que de se tourner vers les records.

Tandis que, de son côté, la classe Ultim 32/23 abandonnerait l’une de ses têtes d’affiche.

Une image contenant eau, extérieur, ciel, océan

Description générée automatiquement

Après son chantier d’hiver, le maxi trimaran SVR – Lazartigue pourrait ressortir avec un cockpit modifié. | GUILLAUME GATEFAIT

L’affaire aurait aussi bien pu continuer du côté des tribunaux, mais pour un résultat bien incertain.

Les différentes décisions et avis, comme le dernier billet fourni par le World Sailing au moment de l’arrivée de la Route du Rhum, toujours soumis aux interprétations, n’ayant pas résolu l’affaire.

Dans cette désescalade, le team de François Gabart serait ainsi prêt à modifier son trimaran, mais « sans toucher à son ADN ».

Architecte du maxi, le cabinet VPLP réfléchirait avec Mec Concept à une solution à même de contenter toutes les parties.

Celle-ci pourrait placer les winchs sur une plate-forme intérieure surélevée, offrant au skipper la visibilité exigée.

Cela se traduirait par l’ajout : « très légèrement au-dessus du pont actuel, qui n’a pas de cockpit apparent, d’une petite excroissance vitrée ».

Côté aéro, l’architecte Vincent Lauriot Prévost a pu nous en dire un peu plus sur l’aspect de cette future zone de veille : « Il y a aura forcément une protubérance supplémentaire sur le pont.

Il y aura toujours les deux bulles des postes de barre.

Mais une troisième accueillera le poste de winchs et sa visière en plexi. »

Des travaux qui, pour lui, devraient pouvoir se faire dans le calendrier prévu.

C’est à dire avant la remise à l’eau du triman géant, au printemps 2023.

Même discrète, cette avancée marquerait un rapprochement encore difficile à imaginer il y a quelques semaines.

François Gabart SVR Lazartigue Collectif Ultim