Accueil Sport  Voile

La navigatrice niçoise Alexia Barrier, 24e du dernier Vendée Globe, ne reviendra pas sur l’édition 2024.

Elle souhaite désormais se lancer sur un projet Ultim en montant un équipage 100 % féminin qui s’élancerait sur un trophée jules-Verne fin 2024.

Une image contenant personne, extérieur, cornemuse

Description générée automatiquement

Alexia Barrier a bouclé son premier Vendée Globe en 24e position sur le plus vieux bateau de la course. | DAVID ADEMAS/OUEST-FRANCE

Ouest-France Jacques GUYADER. Publié le 13/01/2022 à 16h43

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Alexia Barrier a de l’énergie à revendre.

Après avoir bouclé le dernier Vendée Globe (24e) sur son antique plan Lombard de 1998 dit le Pingouin, la Niçoise ambitionne désormais de monter un équipage 100 % féminin pour naviguer en multicoque autour du monde.

Alors que dans un premier temps elle souhaitait revenir en 2024 avec un projet Imoca upgradé, elle s’est ravisée à son retour.

Le 1er mars 2020, lendemain de mon arrivée, j’ai convoqué mon équipe et commencé à expliquer mon envie de sauter une classe, de passer chez les Ultim.

Puis cette idée s’est effacée au fil des discussions. Et j’ai décidé de repartir sur le Vendée Globe, celui de 2024.

Un premier Vendée Globe pour voir et un autre pour gagner ! Sauf que je n’étais pas 100 % alignée avec cette idée.

Pendant la Transat Jacques Vabre

Et tout change pendant la transat Jacques Vabre qu’elle coure avec Manuel Cousin sur Groupe Setin.

Finalement, j’ai décidé de suivre mon instinct.

De nouveau heureuse et en accord avec ce que je veux être, je lance The Famous Project.Un Trophée Jules Verne en équipage féminin.

En clair, Alexia Barrier souhaite, à partir de 2024 faire naviguer un équipage féminin sur le Trophée Jules Verne, sur un Ultim.

D’ici-là, elle imagine de lancer son projet en entraînant l’équipage sur un MOD 70.

Nous avons les meilleurs experts de la discipline, Paul Larson, Brian Thompson, Giovanni Soldini, Jonny Malbon, Sidney Gavinet, à nos côtés pour les deux premières années du programme.

Elle assure que des navigatrices confirmées et expérimentées en course au large, comme Marie Riou, Marie Tabarly, Joan Mulloy, mais aussi l’Américaine Sarah Hastreiter, et la Britannique Dee Caffari se sont montrées enthousiastes pour intégrer l’équipage qui comptera 10 femmes.

8 M€ sur 4 ans

Pour l’instant, Alexia Barrier est encore à la recherche de partenaires financiers.

Et, même si le budget quadri annuel du projet, location du bateau compris, est bien moins élevé qu’un projet Imoca performant, il représente quand même un montant conséquent.

Nous recherchons un budget de 8 millions d’euros sur 4 ans.

Soit deux fois moins qu’un budget pour un projet gagnant sur le Vendée Globe.

Des retombées internationales et une histoire authentique et inclusive à proposer à nos partenaires.

De 1 million d’euros à 50 000 euros par an, vous pouvez faire partie du Famous Project, il y a même une place dédiée pour notre Time Keeper !

Sur l’ex-Sodebo et ex-Actual

A la recherche d’un budget, Alexia Barrier doit aussi viser la location d’un Ultim pour le début de 2024.

Seule opportunité connue : celle de louer l’ex-Sodebo puis ex-Actual, racheté par la société Brest Ultim Sailing dirigée par Emmanuel Bachellerie, avec Sodebo et Actual.

Pour l’heure le bateau est toujours désarmé dans un chantier à Lorient.

Et un skipper, Arthur Le Vaillant s’est positionné auprès de son armateur pour disputer la prochaine Route du Rhum 2022 avec ce bateau.

Mais pour l’instant, ce dernier serait encore loin d’avoir bouclé financièrement son projet.

Voile Ultime Alexia Barrier Féminin Sport Actualité en continu Trophée Jules-Verne