Accueil Course au large  Transat Jacques Vabre

Sur la Transat Jacques Vabre ce mardi matin, c’est encore trop calme.

« Le vent a disparu de la planète, il y a moyen de devenir fou ! » assure Thomas Coville.

Joint à bord de son trimaran géant Sodebo Ultim 3, le skipper essaie de prendre la situation avec philosophie.

Ils étaient venus sur cette course pour naviguer à 35 nœuds, ils doivent se contenter au mieux de 5 nœuds…

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Hélas pour Thomas Coville les conditions ne sont pas tout à fait les mêmes que sur cette photo où on le voit barrer son monstre volant, Sodebo. Il n’y a pas de vent mais Thomas prend ça avec humour et philosophie… | VINCENT CURUTCHET

Voiles et Voiliers.Publié le 09/11/2021 à 11h06

Thomas Coville, skipper du trimaran géant Sodebo Ultim 3 a été joint en vacation ce mardi matin 9 novembre, par l’équipe presse de la Transat Jacques Vabre.

Il tente de réagir avec humour et philosophie à l’absence de vent qui empêche toute la flotte de progresser.

Il paraît que le vent a disparu de la planète

Thomas Coville : « Il paraît que le vent a disparu de la planète.

On en a tellement profité pendant des années et des années qu’il a dit tant pis pour les éoliennes et les bateaux à voiles, il n’y en aura plus. C’est un peu radical !

C’est vrai qu’on est déçus que Monsieur Jacques Vabre ait pris cette décision, mais bon c’est comme ça.

On n’y peut rien, il paraît que c’est meilleur pour le café ! Donc on reste fair-play et on continue.

Le démâtage de Bureau Vallée m’a foutu vraiment les boules : super bateau, nouveau projet, ça fait mal pour Louis Burton. »

On passe des heures et des heures à scruter l’eau, quand on est à 5 nœuds c’est l’émotion, alors qu’on est venus là pour naviguer à 35 nœuds…

Thomas Coville poursuit : « On est bien occupés on essaie d’attraper la moindre risée, on passe des heures et des heures à scruter l’eau qui est comme un diamant.

Il n’y a pas grand-chose, un peu de houle mais heureusement pas trop.

La moindre risée est tellement précieuse que c’est un vrai bijou et on essaie de l’avoir.

Quand le bateau décolle à 5 ou 6 nœuds c’est l’émotion pour tout le monde.

On se relaie, on vit à bord, ça ne fait que deux jours de course mais on a l’impression d’être partis depuis deux semaines.

C’est frustrant parce que tu as l’impression de subir un peu tout.

Au niveau des fichiers de vent et de la théorie, il n’y a pas grand-chose qui correspond à ce qu’on vit…

Donc on vit heure après heure. C’est juste ça, mais sinon tout va bien, hein !

Cela permet aussi à tout le monde de pas mal dormir, mais c’est dur pour les nerfs. Je pense qu’il y a moyen de devenir fou ! »

Il y a des trucs jolis mais ce n’est pas facile, facile…

Il enchaîne : « Si tu ne prends pas de plaisir un peu dans le contemplatif ou dans celui d’attraper la moindre risée et de t’accrocher à ça sans regarder trop où tu es, les fichiers et où sont les autres. et ce que tu étais venu faire pour être à 35 nœuds (alors qu’ils naviguent à 5 nœuds, NDR), il y a peut-être moyen de devenir barges (rires) !

Si tu vis le truc dans l’instant, il y a des trucs jolis mais ce n’est pas facile, facile.

On recommence à un peu bouger… On repart doucement, un peu tous en même temps. »

TRANSAT JACQUES VABRE THOMAS CO