Accueil Course au large  Transat Jacques Vabre

​Sept bateaux de la Transat Jacques Vabre sont sous le coup de pénalités. Soit parce qu’ils ont mordu des zones interdites comme les DST (dispositifs de séparation du trafic, à l’image du rail d’Ouessant), soit pour rupture des plombs qui sont disposés dans le bateau, par exemple sur l’arbre d’hélice. Certains se sont déjà acquittés de cette pénalité, d’autres pas. Explications.

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Par exemple, Groupe GCA – 1001 Sourires devra s’acquitter d’une pénalité de 90 minutes, à effectuer avant l’équateur (pour rupture de plomb) – | BONNIE AND CLARK

Voiles et Voiliers. Modifié le 17/11/2021 à 18h22

Sept bateaux de la Transat Jacques Vabre subissent des pénalités allant de 15 minutes à 5 heures.

La liste des bateaux concernés est à retrouver en bas de cet article.

L’organisation de la Transat Jacques Vabre explique ce système des pénalités, le plus souvent infligées pour rupture d’un plomb ou passage dans une zone interdite :

« Les coureurs engagés sur la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sont surveillés et doivent respecter des règles, les instructions de course, rédigées dans le but d’assurer une équité sportive.

Aussi, les marins ne peuvent faire d’écart au risque d’avoir une pénalité, souvent en temps, à effectuer. »

« Cette année sur la Transat Jacques Vabre, la première pénalité est tombée dès le jour du départ, avec le Class40, Exploring Tech for Good, pénalisé de 15 minutes pour avoir omis d’envoyer l’image du plomb moteur à la direction de course avant 19h00 TU le dimanche 7 novembre.

Depuis lors, les pénalités s’enchaînent avec des temps de sanction variables en fonction des infractions.

La rupture du plomb moteur est l’infraction qui revient le plus souvent.

En effet, du fait du caractère accidentel de la faute, souvent due aux conditions de navigation, elle n’est pénalisée ’ que ’ de 90 minutes. »

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L’équipage de la Boulangère Bio, lui, a déjà réparé… | POLARYSE

Qui décide des pénalités émises ?

« Le processus d’émission des pénalités débute à partir du moment où une infraction est signalée.

Selon les instructions de course, les coureurs ont l’obligation de déclarer une infraction au règlement.

Aussi, les équipages préviennent la Direction de Course, qui réalise un rapport envoyé par la suite au comité technique ou au comité de course, en fonction de la nature de l’infraction qui l’enverra à son tour au jury international, présidé par Romain Gauthier, qui émettra sa décision aux concurrents concernés.

En fonction de la gravité de l’infraction commise par l’équipage, la pénalité correspondra à une plage de temps décidée en amont et mentionnée dans les instructions de course. »

Comment les duos de skippers réalisent-ils leur pénalité ?

« À partir du moment où la pénalité est acceptée par l’équipage, ce dernier peut décider du moment où il l’effectue, dans une limite géographique.

Aussi, il prévient la direction de course du moment où il souhaite l’effectuer.

À ce moment-là, la direction de course impose un segment de taille variable en fonction des conditions sur le plan d’eau et une limite géographique pour la réaliser.

Le duo devra passer à deux reprises dans ce segment : une fois au début de la pénalité, une fois à la fin du temps imposé. »

Est-il possible de refuser une pénalité ?

« Il arrive que des équipages refusent la pénalité standard (pénalité prédéterminée en fonction de l’infraction).

Dans ce cas, c’est prendre le risque d’avoir une pénalité plus conséquente.

Dans ce cas, il y aura une instruction, le jury se réunira, posera des questions au bateau pour savoir dans quelles conditions la faute s’est produite.

Si le jury refuse de revoir la pénalité émise en premier lieu, elle sera augmentée d’au moins 30 minutes et pourra donc être de 2 à 24 heures.

Il est donc essentiel d’avoir une excellente raison pour que cela soit moins, comme la rupture du plomb moteur pour aller aider quelqu’un en difficulté. »

Que se passe-t-il si un équipage ne réalise pas une pénalité ?

« Dans le cas où un équipage ne réalise pas une pénalité avant son échéance prévue, une instruction aurait lieu et la pénalité sera très probablement majorée, ou une autre serait ajoutée du fait du non-respect du règlement. »

Que se passe-t-il si un équipage réalise sa pénalité en retard ?

« L’équipage devrait expliquer la raison du retard de la réalisation de la pénalité, et cela pourrait majorer le temps émis par le jury en premier lieu, voire en émettre une deuxième. »

Les pénalités infligées depuis le début de la course

Acceptées et réalisées :

 Groupe Apicil (pour rupture de plomb) – 90 minutes

– La Boulangère Bio (pour rupture de plomb) – 90 minutes

– Émile Henry – Happyvore (pour rupture de plomb) – 90 minutes

Acceptées mais pas encore réalisées :

– Exploring Tech for Good (photo de plomb envoyée trop tard) – 15 minutes (suite à instruction du jury), à effectuer avant 20° Nord

– Ebac (pour navigation dans le DST d’Ouessant) – 5 heures (suite à instruction du jury), à effectuer avant l’équateur

– Groupe GCA – 1001 Sourires (pour rupture de plomb) – 90 minutes, à effectuer avant l’équateur

– Vicitan (pour rupture de plomb) – 90 minutes, à effectuer avant 20° Nord

(Source service presse)

TRANSAT JACQUES VABRE CLASS40 ULTIM IMOCA OCEAN FIFTY