Accueil Course au large  tour du monde

Romain Pilliard et Alex Pella ont tapé le safran bâbord de leur trimaran Use It Again vendredi soir alors qu’ils se dirigeaient vers l’Équateur.

Ils ont prévenu leur équipe à terre que leur appendice portait des traces du choc, qu’il n’était pas cassé et qu’ils poursuivaient leur route.

Partis il y a 10 jours de Lorient, les deux skippers tentent d’établir un temps de référence sur le record du tour du monde en équipage d’Est en Ouest détenu en solitaire par Jean-Luc Van Den Heede en 122 jours.

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C’est le safran bâbord de Use It Again, qui était au vent au moment du choc, qui a cogné contre l’OFNI. | DR / TEAM USE IT AGAIN

Voiles et Voiliers. Publié le 15/01/2022 à 12h10

Plus de peur que de mal pour Romain Pilliard et Alex Pella qui ont prévenu vendredi en fin de soirée leur équipe à terre qu’ils venaient de taper un Objet Flottant Non Identifié (OFNI).

C’est le flotteur bâbord, qui se trouvait au vent au moment du choc, de leur trimaran Use It Again qui a cogné contre cet obstacle.

Après examen de leur appendice, Romain Pilliard et Alex Pella ont décidé de poursuivre leur route vers l’Équateur.

Ici pour suivre en direct l’avancée de Use It Again. Cartographie

On a senti un choc dur

« On a senti un choc dur, dans un bidon probablement, a précisé Romain Pilliard samedi au cours d’une vacation radio avec son équipe à terre.

J’ai bondi de ma banette ! Heureusement, c’est le safran au vent qui a tapé, il est marqué mais il n’est pas cassé ».

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Romain Pilliard (à gauche) et Alex Pella vont tenter d’établir un temps de référence sur le record du tour du monde à l’envers en équipage. | THIBAUD VAERMAN / DR / TEAM USE IT AGAIN

« Nous pouvons poursuivre notre trajectoire, mais cela nous rappelle que nous sommes à la merci de cette pollution marine et que tout peut s’arrêter en une fraction de seconde » a ajouté le skipper.

Pour tenter d’établir un temps de référence sur ce, tour du monde d’Est en Ouest, les deux skippers ont embarqué tout ce qui est nécessaire à la réparation d’un safran et ont même un safran de rechange mais cela demeure une manœuvre délicate à réaliser en mer.

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Une situation désastreuse pour la faune et la flore

Le communiqué publié samedi par le team Use It Again précise que « la collision avec un OFNI, c’est la hantise de tous les marins.

Certes, les bateaux sont de plus en rapides et plus fragiles mais c’est surtout la quantité de déchets qui flotte entre deux eaux qui a augmenté au fil des années.

Plus de 10 000 containers sont perdus en mer tous les ans, bidons, barils d’essence et autres caisses sont jetés volontairement depuis des bateaux et parcourent l’océan au gré des tempêtes.

Sans compter, tout ce qui est jeté à la mer depuis la terre, une situation désastreuse pour la faune et la flore ».

(Source Service presse)

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