Revue de presse Mediscoop du 11-07-2022

Date de publication : 11 juillet 2022

« Santé mentale : plus de deux tiers des étudiants sont en situation de mal-être » (mediscoop.net)

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Description générée automatiquementLe Parisien

Claire Berthelemy relève dans Le Parisien que « 2 ans après le début de la pandémie de Covid, les chiffres concernant la santé mentale des étudiants alarment toujours les professionnels.

Une nouvelle enquête publiée ce lundi 11 juillet annonce la couleur : près de 70% des étudiants déclarent se trouver en situation de mal-être ».
Fabrice Grière, directeur général adjoint du Groupe Intériale en charge de la mutuelle LMDE, remarque que « dans notre précédente enquête en 2019, la problématique de la santé mentale était déjà marquée.

Elle s’est fortement détériorée. Le Covid est venu accentuer un problème déjà existant.

Il a aggravé des problèmes financiers et est venu amplifier ce sentiment de mal-être des étudiants.

Mais les raisons sont multiples : trois quarts des étudiants interrogés sont pessimistes sur la société et sur l’impact du changement climatique. On voit même arriver des phénomènes d’éco-anxiété ».
La journaliste retient que « le Covid a impacté la vie étudiante pour 68% d’entre eux, 59% leur pratique sportive, 52% les interactions sociales avec leurs proches, et 44% leur vie sentimentale et familiale. 38% souffrent de stress post-traumatique ».Camille Vansimaeys, responsable de la recherche de l’association Nightline, qui « propose un espace d’écoute, avec une ligne téléphonique et un chat », remarque que « d’année en année, nous avons observé plus d’appels.

Nous avons ouvert des antennes dans plusieurs villes, ce qui peut expliquer l’augmentation, mais même dans les villes historiques, le nombre d’appels a augmenté ».
Claire Berthelemy précise que « chez Nightline, si le sujet du Covid est plutôt passé en arrière-plan – de 10% des écoutes de mai 2021 à septembre 2021 à 4% d’octobre 2021 à mai 2022 – on constate que ce sont toujours les mêmes sujets qui sont abordés : ceux liés aux relations amicales, conjugales ou familiales, ceux liés à la santé mentale avec le stress, l’isolement, la solitude, et enfin ceux liés au contexte d’étude et à ce qu’ils vivent ».
Camille Vansimaeys indique : « On a une évolution malgré tout cette année sur les appels en lien avec la santé mentale, c’est la question du suicide : nous sommes passés de 11% des appels sur ce sujet à 18,5%.

Ce sont des chiffres inquiétants sur la gravité de la situation de la santé mentale chez les étudiants ».