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Malgré une entame de Grand Prix un peu fébrile, Tom Slingsby et son équipage ont finalement pris l’avantage lors de cette dernière journée disputée dans des conditions musclées mais idylliques pour ces Australiens qui raffolent de la brise.

Ils devancent les Américains, toujours placés, et les Espagnols.

Côté Français, les résultats ne sont pas bons mais la dynamique depuis l’arrivée de Quentin Delapierre à la barre continue à se mettre en place.

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Les Australiens sont des amateurs de brise, et connaissent parfaitement la baie de Sydney. | PHIL HILYARD FOR SAILGP

Christophe FAVREAU. Publié le 18/12/2021 à 13h38

Ils l’ont fait ! Dans la magnifique baie de Sydney, balayée par un solide vent de nord-est d’une vingtaine de nœuds, Tom Slingsby et son équipage ont fini par s’imposer.

Ils effacent ainsi la violente défaite contre les Anglais qu’ils avaient dû assumer lors du dernier Grand Prix australien, en 2020.

Lors de cette confrontation qui inaugurait les premiers bords de Sir Ben Ainslie sur le circuit SailGP, les Britanniques avaient fait forte impression en dominant largement la compétition.

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Une deuxième journée sans les Anglais

Leur collision hier avec les Japonais au moment du départ de la troisième manche hier ne leur a pas permis de défendre leurs chances cette fois-ci puisque, déclarés fautifs, ils ont été éliminés de la compétition.

Pour s’excuser d’avoir considérablement endommagé le bateau japonais, dont l’étrave tribord a été complètement arrachée dans le choc, les Anglais ont offert à Nathan Outteridge et son équipe d’emprunter la plateforme de leur F50 pour y mettre leur aile.

Sans cette proposition providentielle, il n’y avait aucune chance de revoir les Japonais sur l’eau aujourd’hui (leur bateau part en réparation en Nouvelle-Zélande) et cela aurait été dommage car ils ont remporté, dans des conditions musclées, les deux manches du jour.

Deux victoires qui n’ont cependant pas suffi pour faire accéder les Nippons en finale.

Ils terminent à un point des Espagnols qui avaient fait le plein de bons résultats hier, en se classant sur les podiums des trois manches du jour (respectivement 1er, 2e et 3e).

Phil Robertson et son équipage n’ont cependant pas brillé lors de la super finale, largement dominée par des Australiens très à l’aise dans la brise, sur un plan d’eau qu’ils connaissent bien.

Ils s’imposent devant les Américains qui, s’ils arrivent à régulièrement se qualifier pour la dernière manche des Grand Prix ne parviennent toujours pas à gagner.

Côté performance, les Néo-Zélandais irréguliers hier se sont montrés beaucoup plus consistants aujourd’hui en finissant 2e et 3e des deux manches qualificatives du jour.

Pas assez pour accéder à la demi-finale mais rassurant pour cet équipage qui, bien qu’emmené par les jeunes légendes Peter Burling et Blair Tuke, peine à montrer de la régularité.

On notera que comme les Australiens, les Kiwis semblent affectionner la brise.

Ce qui n’est pas le cas des Danois qui ont montré plus de limites dans le vent fort.

Visiblement à l’aise hier dans les vents modérés, ils terminent respectivement 7e et 5e aujourd’hui.

Une dynamique française qui doit continuer à progresser

Un résultat comparable aux Français qui terminent ce Grand Prix Australien à la dernière place du classement.

Ce résultat, mauvais en apparence, ne doit pas pour autant cacher les progrès constants de l’équipage tricolore où s’est opéré lors du dernier Grand Prix, à Cadix, un changement de barreur.

Le jeune vannetais Quentin Delapierre est venu remplacer Billy Besson, aux manettes du bateau français depuis le début du circuit.

Depuis, même si tout le reste de l’équipage est resté à bord, c’est toute une nouvelle dynamique qui doit se mettre en ordre de marche.

« Je constate que la communication est de plus en plus fluide entre nous. J’aurais aimé montrer que nous pouvons plus jouer devant, comme nous l’avons fait à l’entraînement mais c’est comme ça.

Nous sommes de plus en plus dans le rythme, notre vitesse est bonne, nos manœuvres peut-être un peu trop conservatrices mais ça passe plutôt bien…

Il ne manque pas grand-chose pour monter d’un cran et jouer au milieu des meilleurs. Il faut juste que j’améliore mes départs », expliquait le jeune pilote de 29 ans qui a tenté lors de cette deuxième journée de partir plus lancé qu’hier mais sans réussite significative pour l’instant.

Il reste maintenant 3 mois avant le dernier Grand Prix de la saison qui se déroulera à San Francisco les 26 et 27 mars prochains.

« D’ici-là, j’espère pouvoir m’entraîner sur différents supports à foils comme le GC32 par exemple. Nous irons aussi profiter du simulateur au moins une fois par mois », explique encore le jeune barreur.

Tous les moyens seront bons pour progresser car sur le circuit SailGP, les heures d’entraînement à bord des F50 sont aussi rares que précieuses…

CLASSEMENT GÉNÉRAL AUSTRALIA SAIL GRAND PRIX

1- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 10 points

2- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 9 points

3- ESPAGNE / Phil Robertson / 8 points

4- JAPON / Nathan Outteridge / 7 points

5- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 6 points

6- DANEMARK / Nicolai Sehested / 5 points

7- FRANCE / Quentin Delapierre / 4 points

8- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 3 points

CLASSEMENT GÉNÉRAL SAILGP SAISON 2

1- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 55 points

2- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 53 points

3- JAPON / Nathan Outteridge / 51 points

4- ESPAGNE / Phil Robertson / 43 points

5- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 42 points

6- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 41 points

7- DANEMARK / Nicolai Sehested / 38 points

8- FRANCE / Quentin Delapierre / 35 points

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