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Description générée automatiquement Publié le 10/11/2021

La relation entre le poids corporel et la mortalité cardiovasculaire n’est pas simple et, selon certaines études qui n’ont pas fait l’unanimité, le fait d’être mince ne mettrait pas à l’abri des évènements cardiovasculaires majeurs et, à l’inverse, le surpoids dans des limites raisonnables pourrait atténuer le risque.

Cette hypothèse reste à vérifier, tout autant que la forme de la courbe (en J ou en U … ou autre ?) tant les facteurs de confusion potentiels sont nombreux et, en attendant, une étude de cohorte prospective chinoise incite à la réflexion sur le sujet, dans la mesure où elle s’est focalisée sur la relation probable entre l’indice de masse corporelle (IMC) et le risque de diabète de type 2 à long terme.

L’objectif était quelque part de repérer les valeurs de l’IMC qui mettent à l’abri des troubles de la glycorégulation.

Sur près de 7 000 sujets âgés, suivis pendant 5 ans

Entre le 1e janvier et le 31 décembre 2014, ont été inclus 6 911 sujets âgés (> 65 ans), dont 4 110 hommes et 2 801 femmes.

Six groupes ont été constitués en fonction des valeurs basales de l’IMC (en kg/m2) : <18,5 , 18,5 à <22,5, 22,5 à < 25,0 , 25,0 à < 27,5 , 27,5 à < 30,0 , et  ≥ 30,0.

La glycémie à jeun et les taux d’HbA1c ont été mesurés annuellement au cours d’un suivi de cinq années.

Le modèle des risques proportionnels de Cox a été utilisé pour établir la relation entre IMC et risque de diabète de type 2, la catégorie 18,5- 22,5 kg/m2 étant la référence.

Par rapport à cette dernière, le hazard ratio de diabète de type 2 dans les catégories supérieures précédemment définies a été de respectivement 2,13 (intervalle de confiance à 95 % IC 95% : 1,54~2,95), 3,17 (IC 95% : 2,19~4,59), 3,15 (IC 95% : 1,94~5,09) et 3,14 (IC 95% : 1,94~5,09), ceci après ajustement en fonction de l’âge, du sexe, de la pression artérielle, du profil lipidique et du débit de filtration glomérulaire estimé, le seuil de signification statistique étant largement atteint (p < 0,001).

L’association s’est avérée particulièrement étroite chez les hommes, et en particulier les moins âgés de la cohorte.

Cette étude de cohorte prospective confirme le risque élevé de diabète de type 2 chez les sujets âgés en surpoids.

Un résultat qui n’a rien de révolutionnaire mais qui conforte la nécessité de ne pas trop s’éloigner des valeurs raisonnables de l’IMC pour diminuer le risque de nombreuses maladies chroniques dont fait partie le diabète.

Dr Joseph Miller

RÉFÉRENCE: Tang ML et coll. : The Relationship between Body Mass Index and Incident Diabetes Mellitus in Chinese Aged Population: A Cohort Study J Diabetes Res., 2021: 5581349.. doi: 10.1155/2021/5581349. eCollection 2021.

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