Une image contenant lit, intérieur, fenêtre, chambre à coucher

Description générée automatiquement Une image contenant texte, clipart

Description générée automatiquement Publié le 07/12/2022

Les troubles du sommeil sont deux à quatre fois plus fréquents chez les enfants avec autisme en comparaison aux enfants à développement neurotypique.

Les difficultés d’endormissement et de fréquents réveils nocturnes sont les symptômes les plus souvent signalés par les parents.

Ils ont des retentissements sur les comportements de l’enfant, sa trajectoire développementale et le bien-être familial.

La prise en charge pharmacologique basée sur la prescription de mélatonine à libération prolongée (LP) est nécessaire quand les interventions comportementales n’ont pas permis d’améliorer le sommeil.
Dans un webinar organisé le 19 octobre dernier, la Pr Carmen Schröder (pédopsychiatre, CHU de Strasbourg) et la Pr Stéphanie Bioulac (psychiatre, CHU de Grenoble) ont fait le point sur la prise en charge pharmacologique des troubles du sommeil chez les enfants avec TSA.

Ce webinar vient en complément de 4 formations proposées par un comité d’experts du sommeil sur une plateforme du laboratoire Biocodex baptisée « Université du sommeil » (1).

Ce webinar a été rendu interactif grâce à l’utilisation en parallèle de la plateforme wooclap qui a permis de sonder les connaissances des participants tout au long de la présentation.

Seuls 25 % des enfants avec TSA répondent aux méthodes comportementales

La fréquence des troubles du sommeil chez l’enfant avec TSA et leur retentissement sur le sujet et son entourage justifient une évaluation systématique de ceux-ci.

Pour ce faire, un groupe d’experts européens a mis en place un questionnaire à destination des professionnels de santé en particulier des médecins généralistes et pédiatres qui sont souvent en première ligne (2).

Ce questionnaire est composé de 7 items portant sur : la difficulté à se coucher, la difficulté à s’endormir, la présence d’anxiété associée au coucher, les réveils nocturnes, la difficulté d’endormissement après ces réveils nocturnes, la quantité totale de sommeil et la latence d’endormissement.

Trois questions supplémentaires permettent de dépister d’autres troubles du sommeil associés comme : le syndrome des jambes sans repos, le syndrome des mouvements périodiques, le syndrome d’apnée du sommeil ou des parasomnies.

Dans ces cas-là, il est important d’adresser l’enfant à un spécialiste du sommeil (réseau des centres disponible sur https://www.sfrms-sommeil.org/) mais cela n’empêche pas une prise en charge de première ligne par le médecin traitant de l’enfant.

Les approches thérapeutiques non pharmacologiques des troubles du sommeil doivent être envisagées en premier lieu.

Elles consistent en l’adoption de bonnes habitudes veille/sommeil et l’instauration d’un rituel du coucher.

Une brochure complète réalisée par un comité d’experts et adaptée aux enfants avec TSA peut être proposée aux parents.

Elle est disponible gratuitement via ce lien : https://www.autismeetsommeil.fr/wp-content/uploads/2021/07/Conseils_sommeil_enfants_tsa.pdf

D’autres techniques comportementales plus spécifiques peuvent être envisagées en fonction de l’âge de l’enfant :

Pour lire la suite 🡺JIM.fr – Prise en charge pharmacologique des troubles du sommeil associés à l’autisme chez l’enfant

Ou m’écrire à 🡺 gacougnolle@gmail.com