INSOLITE  –  Par L.C. le 04-09-2020

egora.fr

Afin de limiter les risques de propagation du coronavirus, les autorités sanitaires canadiennes ont suggéré à certains couples de ne pas s’embrasser lors de leurs rapports sexuels, ou encore de porter un masque.

La pratique d’une activité sexuelle en solo reste selon elles les moins dangereuses pour l’heure.

Après les autorités américaines, il y a quelques mois, puis britanniques, c’est au tour du Canada de recommander le port du masque pendant les rapports sexuels. Dans un communiqué, la responsable de la santé publique du pays, le Dr Theresa Tam, a en effet, suggéré à certains couples d’éviter de s’embrasser, voire de porter un masque de protection lors des moments intimes.

L’objectif : couvrir le nez et la bouche pour limiter les risques de contamination.

Ces précautions concernent notamment les partenaires qui ne font pas partie du même ménage ni de la même bulle sociale.

“Les relations sexuelles peuvent être compliquées pendant la pandémie de Covid-19, surtout pour les personnes qui ne vivent pas avec un partenaire intime ou dont le partenaire sexuel court un grand risque de contracter la maladie”, a-t-elle expliqué.

Cette dernière a par ailleurs vanté les avantages de la masturbation en cette période inédite, expliquant que “les activités sexuelles les moins risquées pendant que sévit la Covid-19 sont celles où vous êtes seul”.

Alors que le pays recensait mercredi 2 septembre environ 130.000 cas de Covid-19, dont plus de 9.100 décès, Theresa Tam a invité tous les citoyens à surveiller leur état de santé, afin d’éviter tout risque de transmission du virus, mais également à réduire leur consommation d’alcool et “d’autres substances”.

Par ailleurs, l’experte en santé publique a indiqué que “la chose la plus importante consiste à établir une relation de confiance avec votre partenaire sexuel”. 

Si une étude chinoise suggérait en mai dernier la possibilité de transmission du virus Sars-CoV-2 via le sperme, Theresa Tam a précisé que le risque était “très faible”.

Toutefois, l’experte recommande fortement de prendre des précautions, utiliser un préservatif notamment, ou encore l’échange d’informations sur les IST.

[avec La Presse et AFP]