SIRC  –  Accueil  – Publié le 13 octobre 2021

Regardez tous les brins de connaissances

Group of young teenager friends on a basketball court relaxing portrait

Les élèves du secondaire connaissent les taux les plus élevés de commotions cérébrales parmi tous les enfants et les jeunes, mais de nombreuses commotions cérébrales ne sont pas signalées . Les raisons les plus courantes pour lesquelles les adolescents ne signalent pas une commotion cérébrale sont le manque de connaissances, le fait de penser que cela ne fera pas de différence, le fait de croire que leurs amis les traiteront différemment et le manque d’efficacité personnelle.

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SIRC  –  Accueil SIRCUIT27 septembre 2021

You-CAN : Par l’entremise de l’éducation et du soutien social, des pairs aident les jeunes athlètes qui ont subi une commotion cérébrale – par Nick Reed, Christina Ippolito et Kylie Mallory, Université de Toronto

Group of young teenager friends on a basketball court relaxing portrait

Points saillants

  • Le nombre de commotions cérébrales signalées chez les jeunes Canadiens et Canadiennes a augmenté de 10,3 % chaque année de 2004 à 2015.
  • De nombreuses commotions cérébrales ne sont pas signalées par les jeunes en raison de leur manque de connaissances, de la croyance que cela ne fera pas de différence, de la croyance que leurs amis les traiteront différemment et d’un manque d’auto-efficacité.
  • Il est possible d’améliorer le signalement des commotions cérébrales et les résultats en matière de santé en comprenant que les réseaux sociaux influencent fortement les jeunes, en examinant de nouvelles façons de permettre aux jeunes de s’entraider pour se renseigner sur les commotions cérébrales et en soutenant le rétablissement après une commotion cérébrale.
  • Le Youth Concussion Awareness Network (You-CAN) est un programme novateur, dirigé par des pairs, sur l’éducation et la sensibilisation aux commotions cérébrales, destiné aux élèves du secondaire à travers le Canada. Il fournit une plateforme pour examiner l’éducation et le soutien aux commotions cérébrales par les pairs. You-CAN vise également à augmenter les comportements spécifiques au signalement d’une commotion à un adulte et à la fourniture d’un soutien social à un pair souffrant d’une commotion.
  • Des recherches visant à évaluer les retombées de You-CAN sont en cours dans les écoles secondaires canadiennes. Des efforts sont en cours pour examiner comment le programme peut être adapté et utilisé dans les communautés sportives, les organisations, les clubs et les ligues.

Les commotions cérébrales chez les jeunes au Canada constituent un grave problème de santé publique.

Les commotions cérébrales chez les jeunes Canadiens et Canadiennes âgés de 12 à 17 ans ont augmenté annuellement de 10,3 % de 2004 à 2015 (Rao et coll., 2018).

Les élèves du secondaire connaissent les taux les plus élevés de commotions cérébrales parmi tous les enfants et les jeunes.

De plus, leurs commotions cérébrales sont souvent sous-déclarées.

Les raisons de cette sous-déclaration sont soupçonnées d’être le manque de connaissances des élèves du secondaire sur les commotions cérébrales, l’influence de leur environnement social, la croyance que le signalement de leur commotion ne serait pas utile, l’inquiétude sur la façon dont ils pensent que leurs pairs vont réagir, et un manque d’auto-efficacité (Sports-Related Concussions in Youth : Improving the Science, Changing the Culture, 2015).

Dans le passé, les jeunes ayant des antécédents de commotion cérébrale ont identifié que leur participation sociale pendant leur rétablissement après une commotion cérébrale était affectée par le manque de compréhension de leurs pairs au sujet des commotions cérébrales (Valovich McLeod et coll., 2017).

Comme les jeunes sont fortement influencés par leurs réseaux sociaux, l’éducation par les pairs peut jouer un grand rôle dans les connaissances des élèves (ce qu’ils savent sur les commotions cérébrales), leurs attitudes (ce qu’ils pensent des commotions cérébrales) et les comportements prévus (comment ils agiraient s’ils subissaient une commotion cérébrale ou si un ami en subissait une).

Dans cet article, nous allons parler de You-CAN, notre programme d’éducation par les pairs qui vise à aider les élèves du secondaire à comprendre les commotions cérébrales.

Nous allons également définir ce qu’est le soutien social et comment il peut aider les jeunes qui ont subi une commotion cérébrale.

De plus, nous expliquerons comment les jeunes sportifs peuvent aider les autres à se remettre d’une commotion et comment les entraîneurs, les administrateurs, les parents et les autres personnes impliquées dans le sport chez les jeunes peuvent aider les jeunes athlètes qui ont subi une commotion cérébrale.

Qu’est-ce que le You-CAN?

des enfants debout devant des casiers

Le Youth Concussion Awareness Network (You-CAN) est un programme de recherches et d’éducation en cours, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada.

Les membres de son équipe et ses collaborateurs sont situés à travers le Canada, et il a été créé en collaboration avec Parachute Canada, co-responsable du projet.

En tant que premier programme de ce type, You-CAN utilise une approche dirigée par les pairs qui vise à sensibiliser les élèves canadiens du secondaire aux commotions cérébrales, à promouvoir un changement positif dans les connaissances et les attitudes relatives aux commotions cérébrales et à favoriser les liens entre les écoles et les élèves participants.

L’objectif principal de You-CAN est de modifier les comportements des étudiants canadiens en ce qui concerne :

  1. Le signalement à un adulte d’une commotion cérébrale soupçonnée;
  2. Le soutien de leurs camarades qui subissent une commotion cérébrale.

Le concept de You-CAN est simple : fournir une plateforme et des ressources aux jeunes pour qu’ils puissent apprendre avec leurs pairs et, à leur tour, soutenir leurs pairs.

Pour ce faire, les écoles secondaires participantes à travers le pays ont créé des conseils sur les commotions cérébrales. Comme les autres clubs et conseils de l’école, le conseil sur les commotions cérébrales se réunit régulièrement.

Les membres du conseil sur les commotions cérébrales planifient et mettent en œuvre des moyens de partager des informations sur les commotions cérébrales et de fournir aux autres élèves des ressources appropriées sur les commotions cérébrales.

En outre, les conseils sur les commotions cérébrales créent et organisent des campagnes annuelles de sensibilisation aux commotions cérébrales d’une durée d’une semaine au sein de leur école.

Les conseils sur les commotions cérébrales sont encouragés à faire preuve de créativité dans leurs campagnes, ce qui permet aux étudiants participants de créer la campagne qui, selon eux, correspond le mieux aux souhaits et aux besoins de leur communauté scolaire (voir la figure 1).

Pour s’assurer que les campagnes partagent des renseignements actualisés et précis, les élèves peuvent accéder à un portail Web.

Ce portail contient des ressources pédagogiques sur les commotions cérébrales, fondées sur des données probantes provenant de partout en Amérique du Nord.

Nous avons approuvé ces ressources en utilisant des critères spécifiques pour nous assurer qu’elles sont à la fois précises et écrites spécifiquement pour les jeunes.

Pour célébrer le travail incroyable des écoles secondaires et des étudiants participants, chaque printemps, les conseils sur les commotions cérébrales partageront leur travail avec d’autres conseils d’écoles secondaires à travers le Canada.

Cela se fera lors de la présentation annuelle de la campagne de sensibilisation aux commotions cérébrales Rowan Stringer.

Bien que la vitrine virtuelle n’ait pas encore commencé à cause de la COVID-19, elle soulignera les efforts des écoles participantes, fera naître des idées et établira de nouveaux liens à l’échelle nationale.

Nous sommes impatients de voir la première vitrine!

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Figure 1. Idées pour la campagne du Conseil sur les commotions cérébrales partagées avec les étudiants pour les aider à commencer.

Apprenez-en plus sur You-CAN et sur l’étude de recherche en cours pour évaluer You-CAN .

Vous pouvez également découvrir comment les ressources appropriées ont été identifiées pour les élèves du secondaire participants  et les campagnes de sensibilisation de leurs conseils sur les commotions cérébrales.

Qu’est-ce que le soutien social et comment est-il lié à la commotion cérébrale?

Un aspect unique de You-CAN est l’accent mis sur l’utilisation de l’éducation sur les commotions cérébrales par les pairs pour changer les comportements.

Il s’agit spécifiquement de fournir un soutien social à un pair souffrant d’une commotion cérébrale.

Pour nos besoins, le soutien social est un échange de ressources entre 2 personnes dans le but d’améliorer le bien-être du bénéficiaire (Shumaker et Brownell, 1984).

Il existe 3 types de soutien social : émotionnel, tangible et informatif, comme le décrit la figure 2 (Schaefer et coll., 1981).

Types de soutien 1) Emotionnel : Créer un sentiment d'inclusion sociale, de réconfort et d'attention. 2) Tangible : Aide physique directe telle que le soutien physique ou les services 3) Informatif : Les informations et les conseils peuvent aider une personne à comprendre ou à résoudre un problème

Figure 2. Types de soutien

Les meilleures pratiques en matière de récupération et de réadaptation relativement aux commotions cérébrales impliquent la possibilité de restreindre les activités dans de nombreux domaines de la vie, notamment l’école, le sport, la vie sociale et la vie familiale (McCrory et coll., 2017).

Bien que nécessaires pour un retour en toute sécurité à l’école et au sport, ces approches peuvent également mener à l’isolement social (Karlin, 2011).

Pour les enfants et les jeunes, l’isolement social peut avoir un effet négatif sur la santé, le bonheur et la qualité de vie (Karlin, 2011).

C’est pourquoi le soutien social est si important.

Un enfant réconfortant un ami sur un banc d'école

Une étude récente menée par notre équipe de recherche au sein du OAK Concussion Lab de l’Université de Toronto a utilisé des entrevues semi-structurées pour explorer le sujet du soutien social après une commotion cérébrale chez des jeunes d’âge secondaire.

L’objectif de l’étude était de mieux comprendre ce que le soutien social signifie pour les jeunes du secondaire, le type de soutien social dont ils ont besoin après une commotion cérébrale, et le rôle que les pairs jouent dans le soutien d’une personne après une commotion cérébrale (Kita et coll., 2020).

Les jeunes qui ont participé ont identifié 3 fournisseurs clés de soutien social après une commotion cérébrale:

  1. Les amis proches qui ont aidé à minimiser les sentiments d’isolement social par des textos et des visites.
  2. D’autres jeunes ayant une expérience de la commotion cérébrale, qui ont validé les défis et communiqué leur empathie.
  3. Des parents qui ont utilisé leur « pouvoir d’adulte » pour aider à relever les défis pratiques, comme obtenir des aménagements à l’école.

Dans l’ensemble, les jeunes participants souhaitaient que leurs pairs en sachent plus sur leurs expériences vécues.

Ils ont proposé des solutions qui impliquent d’éduquer les pairs sur ce que c’est que d’avoir une commotion cérébrale et sur les soutiens dont ils ont besoin pour mieux se rétablir.

Le programme You-CAN tente d’être l’une de ces solutions éducatives.

Il peut servir de plateforme pour aider les jeunes à mieux comprendre ce que c’est que d’avoir une commotion cérébrale.

En enseignant des approches de soutien social (voir la figure 3 pour des exemples) et en encourageant les membres des conseils sur les commotions cérébrales à inclure des concepts de soutien social dans leurs campagnes de sensibilisation annuelles, You-CAN permet aux jeunes de s’entraider après une commotion cérébrale, ce qui mène à la récupération et à des résultats de santé positifs parmi les jeunes pairs qui subissent une commotion cérébrale.

Figure 3. Exemples de façons de soutenir un ami après une commotion cérébrale

Figure 3. Exemples de façons de soutenir un ami après une commotion cérébrale

Apprenez-en davantage sur les expériences de jeunes filles d’âge scolaire recevant un soutien social pendant la récupération d’une commotion cérébrale.

You-CAN et le sport

À ce jour, You-CAN a été utilisé dans des écoles secondaires canadiennes et des recherches sont en cours pour examiner les retombées de cette nouvelle approche sur la sensibilisation aux commotions cérébrales, la modification des comportements spécifiques au signalement d’une commotion à un adulte et l’apport d’un soutien social aux pairs qui subissent une commotion.

Il y a beaucoup d’enthousiasme pour les nouvelles approches de la sensibilisation aux commotions cérébrales en milieu scolaire, en particulier les approches qui considèrent les jeunes comme des leaders capables et importants.

Nous pensons que ces approches sont également prometteuses pour les jeunes de la communauté sportive.

Une joueuse de football donne un coup de pied au ballon sur le terrain.

Les équipes et les organisations sportives peuvent constituer un environnement important et idéal pour faciliter l’éducation aux commotions cérébrales dirigée par les pairs, en particulier parce que les jeunes qui participent à des sports organisés ont des taux de commotions cérébrales beaucoup plus élevés (Ippolito et coll., 2021).

Nos recherches ont également montré que ces jeunes ont la capacité d’améliorer leurs attitudes à l’égard des commotions cérébrales et leurs comportements intentionnels en la matière, comme signaler une commotion à un adulte et apporter un soutien social à un pair ayant subi une commotion (Ippolito et coll., 2021).

Imaginez ce scénario : Pensez qu’une équipe d’un club, d’une ligue ou d’une organisation sportive devienne le Conseil sur les commotions cérébrales et qu’elle élabore et diffuse des campagnes annuelles de sensibilisation aux commotions cérébrales auprès des autres équipes de son organisation sportive ou de sa ligue.

C’est peut-être l’équipe de hockey Bantam ou l’équipe de soccer U-16 qui devient la championne des commotions cérébrales de sa ligue ou de son association, et toutes les équipes, jeunes et moins jeunes, se tournent vers elle pour obtenir de l’information et un soutien en matière de commotions cérébrales.

Les joueurs et les équipes de diverses organisations sportives pourraient se réunir chaque année pour célébrer leurs réalisations, partager des idées et des connaissances sur les commotions cérébrales afin de rendre leur équipe, leur ligue et leur sport plus sûrs et plus agréables.

Non seulement cette approche pourrait jouer un rôle significatif dans l’augmentation de la sensibilisation aux commotions cérébrales, du signalement et du soutien social, mais elle pourrait peut-être faire plus.

Avec des pairs fournissant une éducation et un soutien en matière de commotions cérébrales par le biais de cette approche, l’information serait mieux reçue que si elle était délivrée par des entraîneurs, des parents, des professionnels de la santé ou des chercheurs.

Pour créer un programme You-CAN basé sur le sport, il sera essentiel d’entendre la communauté sportive des jeunes (comme les athlètes, les entraîneurs, les parents et les tuteurs, les arbitres, les administrateurs et autres).

Il sera également vital de créer un réseau et une plateforme qui répondent au mieux aux besoins de cette communauté.

Un résultat clé de notre recherche courante de You-CAN en milieu scolaire est que les jeunes ayant une meilleure connaissance des commotions cérébrales sont plus susceptibles de signaler une commotion à un adulte et de fournir un soutien social à un pair (Ippolito et coll., 2021).

Autrement, les jeunes qui pratiquent un sport (comme les sports organisés, les sports d’équipe et les sports à haut risque) sont plus à risque de subir une commotion cérébrale, mais ils expriment également qu’ils sont moins susceptibles de signaler une commotion cérébrale ou de soutenir un ami ayant subi une commotion cérébrale.

Une intervention éducative est nécessaire pour améliorer et modifier ces comportements dans la population sportive. Les changements de comportement permettraient d’améliorer les résultats des commotions cérébrales, le bonheur et la qualité de vie des jeunes athlètes qui ont subi une commotion cérébrale.

Comment puis-je améliorer mes connaissances sur les commotions cérébrales et mieux soutenir les jeunes athlètes?

les joueurs de hockey et l'entraîneur avec leur main au milieu en train d'applaudir

Pour soutenir au mieux les jeunes athlètes, il est essentiel que toutes les personnes impliquées dans les sports de jeunesse connaissent les commotions cérébrales, y compris les signes et les symptômes qui y sont associés.

De plus, il est essentiel que chacun sache quoi faire lorsqu’il soupçonne qu’une personne a subi une commotion cérébrale.

Enfin, vous devez connaître les politiques et procédures de votre sport concernant le retrait du jeu et le retour au jeu après une commotion cérébrale.

Les ressources communautaires récemment créées dans le cadre des Lignes directrices évaluatives sur le diagnostic et la gestion des commotions cérébrales en pédiatrie fournissent les renseignements et les directives suivants sur la façon dont vous pouvez aider au mieux les jeunes athlètes à pratiquer le sport qu’ils aiment de manière sûre et agréable :

1. Soyez conscients des commotions cérébrales

  • Il est essentiel que vous connaissiez les signes et les symptômes d’une commotion cérébrale. En identifiant les commotions, vous pouvez retirer un athlète du jeu et lui fournir les soins médicaux appropriés.
    • Les signes de commotion sont l’apparence ou le comportement d’un athlète après une blessure. Les signes peuvent inclure le fait de se relever lentement après un impact avec un autre joueur ou le sol, de se tenir la tête ou d’avoir des difficultés à se tenir debout, à marcher ou à patiner.
    • Les symptômes d’une commotion cérébrale correspondent à ce qu’un athlète peut ressentir après avoir été blessé. Il peut s’agir de maux de tête, de nausées, de vertiges, de difficultés de concentration ou de changements dans les émotions.

2. Connaissez le rôle de votre organisation sportive en matière de commotions cérébrales

  • Assurez-vous de savoir si votre organisation sportive a un programme d’éducation sur les commotions cérébrales et une politique ou un protocole en la matière.

Assurez-vous que toutes les personnes impliquées dans votre équipe ou dans votre organisation sportive connaissent cette politique ou ce protocole sur les commotions cérébrales et savent ce qu’il faut faire si un athlète subit une commotion cérébrale.

Assurez-vous que ces politiques ou protocoles sur les commotions cérébrales sont révisés et mis à jour régulièrement.

Si votre organisation sportive n’a pas de politique ou de protocole en matière de commotions cérébrales, demandez à l’administration d’en mettre un en place.

3. Restez en contact et communiquez

  • Le meilleur moyen de soutenir un jeune athlète après une commotion cérébrale est de travailler en équipe.

La communication est essentielle entre l’athlète, les parents, les entraîneurs, les enseignants et les professionnels de la santé afin de connaître les capacités et les limites de l’athlète et de soutenir au mieux le retour en toute sécurité de l’athlète à des activités significatives, y compris le sport.

Conclusion

Les jeunes sont fortement influencés par leurs réseaux sociaux et perdent souvent toute participation sociale pendant la période de récupération d’une commotion cérébrale.

Les jeunes déclarent que le fait d’avoir des amis qui les comprennent et qui leur apportent un soutien social pendant la récupération est très utile.

Pour fournir au mieux ce soutien social, leurs pairs, comme leurs coéquipiers et leurs amis, doivent avoir une bonne connaissance des commotions cérébrales.

You-CAN, un programme éducatif sur les commotions cérébrales mené par des pairs, peut aider à fournir ces connaissances.

Ainsi, les coéquipiers peuvent se soutenir mutuellement lorsqu’ils se remettent d’une commotion cérébrale.

Les coéquipiers se soutiennent mutuellement de nombreuses façons, et avec les bons renseignements et le bon soutien, la récupération d’une commotion cérébrale ne devrait pas être différente.

Un programme You-CAN basé sur le sport, où les jeunes athlètes aident à éduquer et à soutenir d’autres jeunes athlètes ayant subi une commotion cérébrale, pourrait influencer positivement les résultats des commotions cérébrales et permettre aux jeunes athlètes de retourner à ce dont ils ont besoin, veulent et aiment faire.

Prochaines étapes

Pour ceux et celles qui souhaitent examiner les programmes d’éducation sur les commotions cérébrales dirigés par des pairs dans les sports de jeunes, veuillez nous contacter au you.can@utoronto.ca ou nick.reed@utoronto.ca.

Ressources recommandées

Ces ressources peuvent vous aider à approfondir vos connaissances sur les commotions cérébrales afin de mieux soutenir vos jeunes athlètes :

Pour des ressources supplémentaires, consultez le centre de ressources sur les commotions cérébrales du SIRC.

A propos de(s) l’auteur(s)

Nick Reed, Ph.D., M.Sc.OT, OT Reg. (Ont.), est professeur agrégé au département des sciences occupationnelles et de la thérapie occupationnelle de l’Université de Toronto, et scientifique adjoint au Bloorview Research Institute du Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital.

Il est titulaire d’une chaire de recherche du Canada (niveau 2) sur les commotions cérébrales pédiatriques.

Un fier professionnel de la thérapie occupationnelle, il a aidé à positionner la thérapie occupationnelle comme une partie importante du traitement des commotions cérébrales pédiatriques.

Il est passionné par la création, la mise en œuvre et l’évaluation de la recherche, de l’éducation et des programmes cliniques sur les commotions cérébrales, ainsi que par le fait d’aider les enfants et les jeunes à faire les choses qu’ils doivent, veulent et aiment faire.

Christina Ippolito, M.A.Sc., est coordonnatrice de recherche au OAK Concussion Lab du département des sciences de l’occupation et de la thérapie occupationnelle de la faculté de médecine Temerty de l’Université de Toronto.

Avec une maîtrise en ingénierie de l’Université Queen’s et grâce à ses expériences en recherche et en sport, Mme Ippolito se consacre à l’amélioration des résultats des commotions cérébrales, à la défense des intérêts et aux connaissances des enfants et des jeunes de toutes capacités.

Kylie Mallory, M.Sc.OT, OT Reg. (Ont.), est candidate au doctorat à l’Institut des sciences de la réhabilitation de l’Université de Toronto, sous la supervision de Nick Reed, Ph.D., elle effectue ses recherches au OAK Concussion Lab et au Bloorview Research Institute.

Sa recherche doctorale s’inscrit dans le cadre du Youth Concussion Awareness Network (You-CAN) et porte sur la mise en œuvre et l’évaluation d’un programme de sensibilisation aux commotions cérébrales mené par des pairs et destiné aux élèves du secondaire au Canada.

Mme Mallory se passionne pour l’influence positive des connaissances et des comportements des jeunes en matière de commotions cérébrales par l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation d’initiatives de sensibilisation aux commotions cérébrales.

Références

Ippolito, C., Mallory, K. D., Wilson, K. E., Hickling, A., et Reed, N. (2021, July 30). The Youth Concussion Awareness Network (You-CAN): Exploring concussion knowledge, attitudes and intended behaviours of high school students [exposé oral]. 2021 Virtual Congress on Brain Injury, Virtual.

Karlin, A. M. (2011). Concussion in the Pediatric and Adolescent Population: “DifferentPopulation, Different Concerns.” PM&R3(10), S369–S379. https://doi.org/10.1016/j.pmrj.2011.07.015Opens in a new window

Kita, H., Mallory, K. D., Hickling, A., Wilson, K. E., Kroshus, E., et Reed, N. (2020). Social support during youth concussion recovery. Brain Injury34(6), 784 à 792. https://doi.org/10.1080/02699052.2020.1753243Opens in a new window

McCrory, P., Meeuwisse, W., Dvorak, J., Aubry, M., Bailes, J., Broglio, S., Cantu, R. C., Cassidy, D., Echemendia, R. J., Castellani, R. J., Davis, G. A., Ellenbogen, R., Emery, C., Engebretsen, L., Feddermann-Demont, N., Giza, C. C., Guskiewicz, K. M., Herring, S., Iverson, G. L., … Vos, P. E. (2017). Consensus statement on concussion in sport—The 5th international conference on concussion in sport held in Berlin, October 2016. British Journal of Sports Medicine51(11), 838. https://doi.org/10.1136/bjsports-2017-097699Opens in a new window

Rao, D. P., McFaull, S., Thompson, W., et Jayaraman, G. C. (2018). Traumatic brain injury management in Canada: Changing patterns of care. Health Promotion and Chronic Disease Prevention in Canada38(3), 147–150. https://doi.org/10.24095/hpcdp.38.3.05Opens in a new window

Schaefer, C., Coyne, J. C., et Lazarus, R. S. (1981). The health-related functions of social support. Journal of Behavioral Medicine4(4), 381–406. https://doi.org/10.1007/BF00846149Opens in a new window

Shumaker, S. A., et Brownell, A. (1984). Toward a Theory of Social Support: Closing Conceptual Gaps. Journal of Social Issues40(4), 11–36. https://doi.org/10.1111/j.1540-4560.1984.tb01105.xOpens in a new window

Sports-Related Concussions in Youth: Improving the Science, Changing the Culture. (2015). Military Medicine180(2), 123–125. https://doi.org/10.7205/MILMED-D-14-00516Opens in a new window

Valovich McLeod, T. C., Wagner, A. J., et Bacon, C. E. W. (2017). Lived Experiences of Adolescent Athletes Following Sport-Related Concussion. Orthopaedic Journal of Sports Medicine5(12). PubMed. https://doi.org/10.1177/2325967117745033Opens in a new window