https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/290x200/public/visuels_actus/sortie-exit_1.jpg?itok=iZJiWl2X egora.fr DÉONTOLOGIE Par F Na. le 24-09-2018

Ces dernières semaines ont été marquées par une série de démissions, aux États-Unis, de médecins et chercheurs pourtant reconnus dans leur domaine, après des révélations sur leurs méthodes douteuses.

La chute la plus spectaculaire concerne l’ancien médecin-chef du grand centre de lutte contre le cancer Memorial Sloan Kettering, à New York. Il s’agit du Dr José Baselga, auteur de centaines d’articles de recherche sur le cancer, qui a dû présenter sa démission le 13 septembre dernier.

La presse a en effet révélé que le médecin avait omis de déclarer dans des dizaines d’articles de recherche qu’il avait reçu des millions de dollars de compagnies pharmaceutiques et médicales.

Vient ensuite le cas du professeur de marketing Brian Wansink, de la prestigieuse université Cornell, directeur du laboratoire sur l’alimentation et les marques. Il s’était fait un nom grâce à des études souvent reprises dans les médias, telles que sur les pizzas, les buffets à volonté, ou l’appétit des enfants. Ses ennuis ont commencé en 2017, des chercheurs ayant relevé des anomalies et des résultats étonnamment positifs dans des dizaines de ses articles. Après une enquête d’un an, l’université Cornell a annoncé que le professeur Wansink avait commis “des fautes professionnelles”, énumérant des problèmes sur ses résultats et ses méthodes. Il démissionnera à la fin de l’année académique, et n’enseignera plus d’ici là. Treize de ses articles ont déjà été retirés par des revues.

Dernier cas, un professeur de santé publique à l’université Dartmouth College, Gilbert Welch, a démissionné la semaine dernière, accusé par son université de plagiat dans un article publié dans le New England Journal of Medicine.

“Pendant des années, les scientifiques refusaient de parler des problèmes au sein de la recherche parce qu’ils craignaient que cela n’érode la confiance envers la science, ou que cela n’aide les forces antisciences”, commente Ivan Oransky, cofondateur du site Retraction Watch.

L’attention a longtemps porté sur les conflits d’intérêts financiers, notamment en raison de l’influence de l’industrie pharmaceutique. L’affaire Wansink illustre que les conflits d’intérêts liés à la réputation sont tout aussi centraux.

[Avec AFP]

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/90x66/public/visuels_actus/jedi.jpg?itok=cZekWg71 Avec sa fausse étude inspirée de Star Wars, il piège quatre revues scientifiques

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/90x66/public/visuels_actus/fake-news.jpg?itok=L6oDMNJ4 “Le pénis conceptuel” : une revue scientifique tombe dans le canular