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OBÉSITÉ infantile: Les tablettes plus néfastes que la télévision?

publiée le 05/01/2015 par P. Bernanose

Pediatrics

Télévision ou jeux vidéo sur tablette, les différents usages des   petits écrans ont-ils différents effets sur l’adiposité ? Cette étude de   l’Université de Californie qui a regardé l’association entre la durée totale   de ces différentes formes de temps d’écran avec le changement de l’IMC chez   l’Enfant, identifie un effet délétère légèrement supérieur des tablettes par   rapport à la télévision. Des conclusions à paraître dans la revue Pediatrics.

 

C’est l’analyse de données de 2.048 enfants, âgés   de 2 à 12 ans, participant à l’étude Massachusetts Childhood Obesity Research   Demonstration Study suivis de 2012 à 2013. L’étude MA-CORD a pour objectif de   déterminer l’ensemble des interventions permettant de prévenir et réduire l’obésité   infantile dans les populations à faible revenu. Cette cohorte évalue   différentes interventions portant sur l’alimentation, l’exercice physique vs   sédentarité, à partir des données d’IMC, les habitudes de mode de vie, le   recours et le niveau de satisfaction avec les services de santé…

 

L’analyse   conclut que les enfants qui ont accès à des tablettes ou des smartphones dans   leurs chambres ont une durée moindre de sommeil que les enfants qui ne   peuvent garder ces dispositifs à portée de main. Ces écrans mobiles   apparaissent ici plus néfastes sur la privation de sommeil que la télévision,   en raison de leur mobilité : Ainsi, l’accès libre aux smartphones et   tablettes entraîne une réduction de 21 minutes de sommeil par nuit alors que   la télévision, même dans la chambre de l’enfant n’entraîne « que »   18 minutes de sommeil en moins, vs l’absence totale d’écran dans la chambre   de l’enfant.

 

Attention à l’accès à l’écran sans restriction   dans les chambres d’enfants : Jennifer Falbe de l’Université de Californie et   de la Berkeley School of Public Health met à nouveau en garde les parents   contre cet accès libre aux écrans dans les chambres d’enfants. Une précédente   étude, menée par son équipe avait déjà démontré que chez les filles comme   chez les garçons, chaque heure supplémentaire de télévision par jour était   associée à une augmentation de 0,09 de l’IMC et que chaque heure de temps   d’écran total était associée à une augmentation de 0,07 de l’IMC chez les   filles et de 0,05 chez les garçons. Enfin, ces changements dans l’IMC   apparaissaient déjà plus importants chez les enfants déjà en surpoids.

 

Le triple effet « temps   d’écran » : Des données, prises ensemble qui soulignent à nouveau le triple effet   « temps d’écran », publicité, distraction durant l’alimentation, et   sédentarité, que ce soit via la télévision, qui reste la principale source de   publicité alimentaire mais aussi via les vidéos sur tablettes qui sont   également supports de placements de produits alimentaires.

L’effet portabilité des nouveaux dispositifs qui   accroît encore l’effet privation de sommeil, combiné à l’évolution des   usages, doit donc être pris en compte dans les actions de prévention.

 

Sources:   Pediatrics (In press) et Bloomberg

Pediatrics December 1, 2013 doi: 10.1542/peds.2013-0887 Adiposity and Different Types   of Screen Time   

Childhood obesity (Print) 12/2014; DOI: 10.1089/chi.2014.0031 Design of the Massachusetts   Childhood Obesity Research Demonstration (MA-CORD) Study (Visuel@©   operafotografica – Fotolia.com)

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