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À seulement vingt ans, elle a tout d’une grande. Membre de l’équipe de France 2022 de Nacra 17 avec Tim Mourniac, la Nantaise Lou Berthomieu – déjà championne du monde en titre de Nacra 17 en moins de 21 ans – étudie à Sciences Po Paris. Elle a navigué avec Jérémie Beyou et Bertrand Pacé, découvert le monotype Figaro, et décidé de se lancer dans sa première préparation olympique avec Tim Mourniac. Objectif : les Jeux olympiques de Paris 2024. Entretien.

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Lou Berthomieu et Tim Mourniac en entraînement à La Grande-Motte. | DIDIER HILLAIRE/CEMAfficher le diaporama

Didier RAVON. Publié le 22/03/2022 à 14h01

Voiles et Voiliers : Quand as-tu débuté la voile ?

Lou Berthomieu : Vers sept ans au club de Locmariaquer en Funboat lors de stages classiques en école de voile.

Je n’ai fait quasiment que du catamaran, et très vite ai été attirée par la compétition.

Naviguer juste comme ça pour tirer des bords dans le golfe du Morbihan ne m’amusait pas plus que ça.

Moi je voulais me confronter, régater ! J’ai testé le 420 pendant six mois, mais c’était le cata qui me plaisait.

Jérémie Beyou m’a proposé de venir naviguer avec lui. J’ai adoré !

Voiles et Voiliers : Et ensuite ?

Lou Berthomieu : Je suis passée sur Tyka en minimes, puis en KL 15.5, SL15.5, SL16… et ensuite en Nacra 15 quand il est arrivé.

Je barrais et naviguais avec Louise Ferrari, une super équipière.

Mais le Nacra étant devenu mixte, comme je souhaitais disputer les championnats du monde notamment, j’ai dû me séparer de Louise pour trouver un garçon – Armand Clabon – avec qui nous nous sommes très bien entendus au Pôle Espoir de La Rochelle lors de ma première et terminale.

Nous avons eu de très bons résultats, mais après le Bac, Armand voulait privilégier ses études plutôt que la voile de haut niveau (une prépa pour être ingénieur), et donc nous avons décidé d’arrêter.

Je ne trouvais personne avec l’envie de reformer un équipage et du coup je désirais repartir pour une nouvelle histoire, voir autre chose.

Voiles et Voiliers : Et là tu rencontres Jérémie Beyou ?

Lou Berthomieu : Oui à l’occasion de la Catagolfe. Francis Ferrari m’a fait naviguer avec lui, et comme on a bien accroché sur le bateau, Jérémie m’a proposé de venir essayer son Figaro 3.

Je n’avais jamais fait d’habitable et donc je me suis dit « Pourquoi pas ? » J’ai adoré.

Je garde le Figaro dans un coin de ma tête