NUTRITION PÉDIATRIE  –  Par Marielle Ammouche le 11-03-2022

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Le repérage de surpoids et de l’obésité doit être précoce.

L’accompagnement sera personnalisé en fonction de tous les aspects qui interviennent : physique, psychologique, social…

La prise en charge d’un enfant en surpoids ou souffrant d’obésité est complexe.

Pour accompagner les professionnels de santé, et optimiser le parcours de soins, la Haute Autorité de santé (HAS) publie un guide qui précise la prise en charge globale et pluriprofessionelle.

L’objectif pour l’enfant est de limiter les complications (en particulier respiratoires, musculosquelettiques, HTA…) mais aussi d’améliorer son état psychique et sa vie quotidienne (image de soi, épanouissement, relations sociales, résultats scolaires…).

Le dépistage précoce est tout d’abord fondamental, basé sur l’IMC et l’analyse des courbes de croissance.

Mais, précise la HAS, « la mesure de l’IMC et l’analyse de sa dynamique au cours du temps ne suffisent pas à elles seules à caractériser la situation de surpoids et d’obésité de chaque enfant.

La prise de poids peut être symptomatique d’une souffrance prenant la forme d’un ‘appel au secours’ qu’il est essentiel d’entendre ».

Ce guide donne des outils pour explorer plus finement et de façon plus personnalisée toutes les dimensions de cette pathologie.

Il s’agira notamment d’explorer les éventuelles difficultés psychologiques, sociales, scolaires, associées en tant que causes ou conséquences à l’obésité.

Une consultation longue est menée si nécessaire, en deux temps : avec les parents, puis avec l’enfant seul.

Le médecin traitant décidera ensuite de la nécessité d’orienter l’enfant vers un autre professionnel, voire une structure spécialisée.

La HAS souligne que « la coordination des soins et de l’accompagnement constitue un facteur clé de réussite, notamment pour veiller à la cohérence des messages, éviter la juxtaposition des actes, les ruptures dans la prise en charge qui sera longue et donner du sens au parcours ».

La prise en charge sera graduée, prévue sur le long terme, et différente en fonction de l’existence de complications.

En leur absence, la perte du poids n’est pas un objectif prioritaire. L’âge est un facteur majeur.

En effet, si la probabilité qu’un enfant obèse le reste à l’âge adulte varie de 20 à 50 % avant la puberté, elle atteint 50 à 70 % après la puberté.

La transition vers les soins adultes sera donc à anticiper.

Ce guide a été prévu dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé « Ma santé 2022 » et en lien avec la feuille de route interministérielle sur l’obésité (2019-2022).

Sources :  Haute Autorité de santé, 2 mars 2022.

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Description générée automatiquementSurpoids et obésité : les Français sous-estiment leur IMC

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Revue de presse Mediscoop du 10-03-2022

Obésité de l’enfant et de l’adolescent, pour une prise en charge globale

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Par Mme Aude Rambaud (Saint-Germain-en-Laye) [Déclaration de liens d’intérêts]

– Date de publication : 10 mars 2022

La Haute autorité de santé (HAS) a publié un guide sur le parcours de soins de l’enfant et de l’adolescent en surpoids ou obèse.

Elle rappelle l’importance de mobiliser différents professionnels tout au long d’un parcours de soins qui doit être coordonné, gradué, et inscrit dans la durée pour être efficace.

Le surpoids et l’obésité concernent respectivement 17% et 4% des enfants de plus de 6 ans, puis 20% et 5,4% des adolescents, avec des prévalences plus importantes chez les jeunes en situation de handicap.

La mesure de l’IMC et l’analyse de la courbe de croissance sont indispensables pour un diagnostic précoce à l’occasion des différentes occasions de consultation (examens de santé, vaccination, renouvellement de licence sportive…).

La HAS rappelle que la prise de poids peut être symptomatique d’une souffrance prenant la forme d’un « appel au secours ».

Aussi, il est essentiel de s’intéresser aux habitudes de vie de l’enfant et de repérer rapidement les éventuelles difficultés psychologiques, sociales, scolaires, associées en tant que causes ou conséquences de l’obésité.

Cette évaluation nécessite une consultation longue.

A l’issue de cette consultation, le médecin oriente si besoin vers des professionnels de proximité, d’autres médecins spécialistes (infirmier dans le cadre d’un exercice coordonné, psychologue, pédopsychiatre, diététicien, enseignant en activité physique adaptée, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, travailleur social, service de la santé scolaire…) ou vers une structure spécialisée dans l’obésité quand la situation est complexe.

La HAS insiste ensuite sur l’importance de moduler les soins et l’accompagnement en fonction de l’évolution de la situation individuelle et familiale et de l’atteinte des objectifs, en recherchant le bon « dosage » des intervenants, des interventions et de leur intensité en fonction des besoins et de l’âge.

Elle insiste également sur l’importance de la transition vers l’âge adulte en faisant évoluer progressivement l’approche relationnelle avec le jeune pour meilleure autonomisation du jeune.

Actuellement, la probabilité qu’un enfant obèse le reste à l’âge adulte varie de 20 à 50% avant la puberté, et atteint 50 à 70% après la puberté.