Actualités  –  publiée le 20/01/2021 par Équipe de rédaction Santélog

Menopause

La période de la ménopause constitue une fenêtre de vulnérabilité cognitive aussi (Visuel Fotolia 155115249)

La période de la ménopause est-elle une fenêtre de vulnérabilité cognitive aussi, avec une augmentation de l’oubli et du manque d’attention ?

C’est ce que suggère cette étude à paraitre dans Menopause, la revue de la North American Menopause Society (NAMS).

L’étude confirme en effet que ce passage dans la vie d’une femme peut réellement, chez certaines femmes, affecter les performances cognitives avec une diminution significative de la mémoire qui peut persister ensuite…

Le déclin cognitif avec l’âge, tout comme une réduction progressive de la capacité d’apprentissage et d’analyse sont des phénomènes considérés comme faisant partie, dans une certaine mesure, du vieillissement normal.

Cependant plusieurs études à grande échelle ont suggéré que la ménopause constitue un facteur de risque spécifique au sexe, de dysfonctionnement cognitif indépendant du vieillissement et ont inclus ce déclin cognitif plus aigu au nombre des symptômes de la ménopause.

L’étude ne cherche pas à alerter, mais plutôt à rassurer les femmes qui « ont l’esprit » un peu plus ailleurs durant cette période de la ménopause.

Plus précisément, les auteurs affirment que le stade de la ménopause est un déterminant clé de la cognition et que ces troubles cognitifs peuvent parfois être définitifs.

Des changements cognitifs à vie

La durée de ces changements cognitifs qui se produisent entre la préménopause et la périménopause n’avait jamais été documentée.

L’étude qui a suivi plus de 440 femmes principalement de minorités ethniques et de groupes socioéconomiques démunis conclut que chez ces femmes en particulier, le stade de la ménopause est un déterminant clé de la cognition et que ces troubles cognitifs cliniquement significatifs vont persister ensuite, après la ménopause, en affectant principalement l’apprentissage et la mémoire.

Certes l’échantillon est plutôt représentatif de femmes à risque plus élevé de dysfonctionnement cognitif, d’autres études ayant confirmé que la fonction cognitive est compromise par un éventail de facteurs de risque, la pauvreté, le faible niveau d’études, la toxicomanie, l’infection à VIH, des niveaux élevés de stress, un accès limité aux soins de santé, des problèmes de santé mentale préexistants et des comorbidités.

Quels sont les principaux changements cognitifs à la ménopause ?

Le déclin cognitif à la ménopause concerne essentiellement les fonctions d’apprentissage, la mémoire et de l’attention.

Plusieurs de ces changements atteignent ici le niveau cliniquement retenu de “déficience cognitive”.

L’étude ajoute aux preuves d’une plus grande vulnérabilité cognitive des femmes autour de la ménopause et montre que ce déclin cognitif significatif de l’apprentissage et de la mémoire peut perdurer ensuite.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et identifier les facteurs responsables des différences individuelles dans ces changements cognitifs, avec, certainement, des pistes de prévention possibles.

Source : Menopause via NAMS 13 Jan, 2021 Can Menopause Be Blamed for Increased Forgetfulness and Lack of Attention?

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