Actualités  –  publiée le 19/02/2020 par Équipe de rédaction Santélog

JAHA

Chez les femmes ménopausées, la sédentarité en particulier en position assise entraîne toute une cascade de conséquences néfastes

Chez les femmes ménopausées, la sédentarité en particulier en position assise entraîne toute une cascade de conséquences néfastes : l’accumulation de graisse abdominale, le surpoids et l’obésité et finalement un risque plus élevé de maladie cardiaque, chez les femmes plus âgées.

La recherche, présentée dans le Journal of the American Heart Association (JAHA), révèle un lien négatif fort entre le temps passé assis et la résistance à l’insuline, une association qui persiste après prise en compte de la pratique de l’exercice et du surpoids ou de l’obésité.

Il s’agit d’une étude observationnelle qui a mis en regard pour 518 femmes ménopausées, âgées de 55 ans et plus, en surpoids ou obèses (avec un IMC d’environ 31 kg / m2), le temps passé assis et les facteurs de risque de maladie cardiaque. Les participantes ont été équipées d’accéléromètres pendant 14 jours, en continu, sauf durant le sommeil ou la toilette.

Les accéléromètres ont permis de suivre et d’enregistrer le temps passé en position assise et l’activité physique des participantes. Un test sanguin a permis la mesure de la glycémie et de la résistance à l’insuline.

La sédentarité accroît considérablement le risque cardio-métabolique chez les femmes ménopausées

L’étude a également regardé si l’association pouvait être plus néfaste en fonction des origines ethniques des participantes.

L’analyse montre que :

  • les femmes d’origine hispaniques restent assises, en moyenne, près d’une heure de moins par jour que les femmes d’autres origines mais du même groupe d’âge (8,5 heures par jour vs plus de 9 heures par jour) ;
  • chaque augmentation supplémentaire de 15 minutes passées en position assise ininterrompue est liée à une augmentation d’environ 5% de la glycémie à jeun de 1% chez les femmes de l’étude, vs 5% chez les femmes hispaniques ;
  • il existe une association inverse et dose dépendante entre le temps passé assis et la résistance à l’insuline, même après prise en compte de facteurs de confusion possibles comme la pratique de l’exercice et l’obésité.

L’auteur principal, Dorothy D. Sears, auteur principal de l’étude, professeur de nutrition à l’Arizona State rappelle que la résistance à l’insuline est un facteur de risque important de diabète de type 2 bien sûr, mais également de maladies cardiovasculaires. « Les résultats de cette étude ajoutent aux preuves que chez les femmes âgées, la sédentarité accroît considérablement le risque de diabète et d’événements cardiaques”.

Réduire le temps passé assis permet d’améliorer le contrôle de la glycémie et la circulation sanguine. La pratique d’activités physiques ou d’activités de la vie quotidienne est associée à la prévention des maladies cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et à une réduction du risque de décès.

Ici, l’étude montre que les femmes d’origine hispanique présentent une prédisposition génétique aux troubles cardio-métaboliques en cas de sédentarité prolongée.

Les chercheurs conseillent à nouveau et particulièrement aux femmes ménopausées de réduire le temps passé assis, de faire en cas d’occupations à la maison, de brèves interruptions en allant marcher ou faire quelques mouvements, et de pratiquer un exercice physique régulier pour compenser les activités sédentaires.

Source: Journal of the American Heart Association (JAHA) February 17, 2020 Sitting more is associated with higher heart disease risk in older women

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