SOCIÉTÉ – Par P.M. le 18-05-2021

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A l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, lundi 17 mai, l’Agence nationale de santé publique a mis l’accent sur les menaces qui pèsent sur la santé des personnes victimes de ces discriminations.   

L’homophobie est un “enjeu de santé publique”, car les discriminations et violences qu’elle induit ont des conséquences “lourdes et préjudiciables” sur la santé de ceux qui en sont victimes, a souligné Santé publique France lundi 17 mai.

“Les conséquences sont nombreuses en termes de troubles psychologiques et identitaires, de consommations de substances psychoactives, de santé sexuelle dégradée, de difficultés de dialogue avec les professionnels de santé et de renoncements aux soins”, détaille Santé publique France.

A partir de données françaises disponibles et de plusieurs études, l’agence dresse un panorama des impacts des discriminations sur la santé.

L’une des études montre ainsi que “le risque d’épisode dépressif, de pensées suicidaires et de tentative de suicide est multiplié au moins par deux”, chez les personnes homosexuelles et bisexuelles.

Elles sont aussi plus souvent victimes de violences physiques et/ou verbales. Selon les auteurs, un quart du surrisque d’avoir des symptômes dépressifs s’expliquerait par le fait d’avoir subi des violences au cours des 12 derniers mois.

L’agence de santé publique souligne aussi que “la question de l’orientation sexuelle est peu abordée en consultation de médecine générale : 49% des lesbiennes et 40% des homosexuels masculins n’ont jamais parlé de leur orientation sexuelle à leur médecin”.

Une absence de communication qui ne permet pas de prendre en compte leurs besoins spécifiques “en termes de dépistage et de vaccination par exemple”.

[avec AFP]

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