Publié le 03/08/2020

Une étude, s’intégrant dans le projet « Rush Memory and Aging Project », dont les résultats ont été récemment publiés, s’est penchée sur la valeur prédictive du Risque CardioVasculaire (RCV) dans l’évaluation du déclin de la fonction cognitive et de l’altération de la structure cérébrale.

Les auteurs de cette étude ont sélectionné un total de 1 588 participants (âge moyen : 79,5 ans), indemnes de toute démence, sur qui ils ont évalué l’importance du risque cardiovasculaire par le Score de l’Échelle de Risque de Framingham (SERF). Ce dernier a été apprécié à l’état basal et classé en 3 terciles, à savoir ; le plus bas, le moyen et le plus élevé.

Les différents types de mémoire, la capacité visio-spatiale et la vitesse de perception ont été évalués tous les ans au moyen d’une batterie de 19 tests qui ont fourni un ensemble de scores. Par ailleurs, un sous-groupe de 378 participants a bénéficié d’une Imagerie de Résonnance Magnétique (IRM) cérébrale.

Le SERF de l’ensemble des participants, s’est échelonné entre 4 et 28 (score moyen : 15,6 +/- 3,7). Lors du suivi (qui duré près de 21 ans !), comparé au tercile le plus bas, le tercile le plus élevé de SERF était associé à un déclin significativement plus rapide de la fonction cognitive.

L’analyse de l’IRM cérébrale a montré que des SERF plus élevés étaient associés à des volumes plus petits de l’hippocampe et de la substance grise cérébrale et à un volume plus important des hyper-intensités de la substance blanche.

En conclusion, un niveau élevé de facteurs de RCV est associé à des lésions cérébrales neurodégénératives et vasculaires qui pourraient prédire la survenue d’un déclin de la mémoire et de la vitesse de la perception.

Dr Robert Haïat

RÉFÉRENCE: Song R. et coll. : Associations Between Cardiovascular Risk, Structural Brain Changes, and Cognitive Decline. J Am Coll Cardiol 2020;75:2525–34.

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