04/05/2010 | Epidémiologie, Rhumatologie
 
Le surpoids est associé au risque de fibromyalgie chez les femmes, un effet renforcé par la sédentarité. C’est ce que suggère une étude publiée dans Arthritis Care and Research.
 
Affectant environ 1,5% des Français, la fibromyalgie se caractérise par des douleurs diffuses, notamment au niveau des muscles et des tendons le long du rachis Une fatigue et des troubles du sommeil sont souvent présents. Ce trouble touche davantage les femmes. Une équipe norvégienne a suivi 15 990 femmes de la cohorte HUNT, entre 1984 et 1997, pour préciser les liens entre cette affection, le surpoids et la sédentarité.
Résultats : les femmes en surpoids, ayant un IMC (Indice de Masse Corporelle) compris entre 25 et 30 kg/m2, ont un risque de fibromyalgie augmenté de 70% par rapport aux femmes de poids normal. Et les femmes obèses (IMC > 30 kg/m2) voient ce risque accru de 64%.
 
L’absence d’exercice physique semble légèrement accroître le risque de fibromyalgie chez les femmes obèses. Par rapport à des femmes d’IMC normal faisant plus d’une heure d’exercice par semaine, le risque de fibromyalgie est accru de 72% chez les femmes en surpoids ou obèses ayant le même niveau d’activité physique, mais ce risque est accru de 109% chez les femmes en surpoids ne pratiquant aucun exercice.
Pour expliquer cette association surpoids/fibromyalgie, les chercheurs évoquent l’hypothèse de facteurs étiologiques communs : production de cytokines pro-inflammatoires, dérégulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire ou dérèglement du système nerveux sympathique.
Florence ROSIER