SANTÉ PUBLIQUE   Par Marielle Ammouche le 28-02-2019

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/290x200/public/visuels_actus/sommeil-ecran_1.jpg?itok=zNaVnuHX egora.fr

A l’occasion de la Journée nationale du sommeil qui a lieu le 15 mars, la Smerep publie les conclusions d’une enquête concernant le sommeil chez les étudiants. Et les résultats sont inquiétants puisqu’ils soulignent l’importance des troubles dans cette population, ainsi que leur impact sur les performances et la vie quotidienne.

Réalisée en 2018 par l’institut Opinion Way, cette étude montre tout d’abord que plus d’un étudiant sur deux (56%) déclare avoir des problèmes de sommeil liés au stress, à type de difficultés d’endormissement (39%) et même d’insomnie (18%). Les jeunes filles apparaissent bien plus concernées : 67%, contre 44% des hommes.

Les examens constituent, de façon logique, une période particulièrement à risque. C’est ainsi la première raison (61% des répondants) évoquée par les étudiants pour expliquer leurs troubles. Viennent ensuite les études dans leur globalité (53%). Mais pour une grande partie des étudiants (45%), le simple fait de penser à ce qu’il faudra faire le lendemain ou dans la semaine participe aux troubles du sommeil. L’enquête souligne aussi l’impact des difficultés financières dans ce domaine. Ainsi, 70% des étudiants qui rencontrent des difficultés financières déclarent dormir mois de 6 heures par nuit en semaine.

Les perturbations du sommeil se rencontrent également chez les plus jeunes : en effet, 4 lycéens sur 10 déclarent aussi avoir des problèmes de sommeil.

L’enquête confirme par ailleurs l’importance de la dette de sommeil. Ainsi, la majorité des étudiants (69%) déclarent ne dormir que 6 à 8 heures en semaine, voire moins de 6 heures pour 21% d’entre eux. En cause, aussi, l’utilisation des smartphones, une pratique dont un étudiant sur 2 a conscience de l’effet néfaste sur la qualité du sommeil.

L’impact de ces troubles est majeur. L’enquête montre ainsi que les étudiants qui dorment moins de 6h par nuit en semaine sont significativement moins satisfaits (61%) de leur vie étudiante que leurs camarades qui dorment plus de 6h par nuit (plus de 80% à être satisfait). Ils se déclarent également, et de façon générale, plus stressés et plus angoissés (95%).

“Tous ces facteurs cumulés de stress, d’utilisation tardive des écrans et de périodes d’examens, nuisent à la qualité du sommeil chez les étudiants. Ce manque entraîne un déficit d’énergie, mais a également des conséquences d’un point de vue cognitif, par exemple sur la capacité de concentration.

Au final, le bien-être et la réussite peuvent être impactés. Il est donc primordial que les étudiants retrouvent une bonne qualité de sommeil, c’est-à-dire un temps de repos en quantité suffisante et qui soit de bonne qualité. Il peut être favorisé par quelques astuces au quotidien, comme la pratique d’un sport, le fait de se coucher dès les premiers signes de fatigue, le choix d’éloigner les écrans le soir bien avant de s’endormir…”, déclare Hadrien Le Roux, Président de la Smerep.

Sources :   Smerep, 21 février 2019.

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/90x66/public/troubles-sommeil-enfant.jpg?itok=gqI41Du7 Troubles du sommeil de l’enfant et de l’adolescent

https://www.egora.fr/sites/egora.fr/files/styles/90x66/public/visuels_actus/sommeil.jpg?itok=EhJmBQ8b Prescrire la mélatonine : un premier consensus d’experts