12/04/2010 | Epidémiologie, Gériatrie, Rhumatologie , Santé publique
 
Le risque individuel de fracture du col du fémur a diminué en 10 ans, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).
Entre 1998 et 2007, le nombre d’hospitalisations pour fracture de l’extrémité du fémur a augmenté de 0,3%. Un chiffre qui cache cependant une nette disparité de genre puisque le nombre de séjours a augmenté de 12,9% chez les hommes, tandis qu’il est resté stable chez les femmes.
C’est au niveau individuel que les résultats de cette nouvelle étude de la  Drees sont particulièrement positifs. Le taux brut d’hospitalisation, c’est-à-dire le nombre de séjours pour fracture du fémur pour 10 000 personnes, a chuté en 10 ans, de 15,3% pour les femmes et de 7,3% pour les hommes. Les taux standardisés, qui permettent de comparer différentes années malgré les changements dans la structure d’âge et de sexe de la population confirme cette nette diminution.
Les auteurs mettent en évidence trois périodes: entre 1986 et 1998, les taux de fractures sont restés stables, puis ils ont commencé à baisser à partir de 1998 et la décroissance s’est accrue, surtout chez les femmes, à partir de 2001. « Les actions de santé publique, notamment les campagnes de prévention des chutes chez les personnes âgées et celles promouvant le traitement de l’ostéoporose, auraient donc eu un effet notable sur la survenue de nouveaux cas », estiment les auteurs.
Parmi les autres résultats mis en avant par cette étude, on notera qu’il y a peu de disparités régionales et qu’en 10 ans, l’âge moyen de survenue de la fracture a peu varié. Il est en 2007 de 83,2 ans chez les femmes et 79,6 ans chez les hommes. La durée moyenne de séjour a diminué ainsi que la mortalité durant l’hospitalisation. Elle reste cependant deux fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes ( 7,7% en 2007 contre 3,7% chez les femmes).
Afsané SABOUHI