Revue de presse Mediscoop du 28-09-2021

alerte la députée Sandrine Josso » – Date de publication : 28 septembre 2021

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Description générée automatiquementLe Parisien

Le Parisien publie un entretien avec Sandrine Josso, députée MoDem de Loire-Atlantique, autrice d’un rapport sur les cas de cancers pédiatriques, qui « ne cesse d’interpeller le gouvernement sur les cas d’enfants victimes de tumeurs et milite pour une meilleure prévention des risques ».

Le journal indique ainsi : « Alors que des concentrations de cas de cancers d’enfants posent question à Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique) mais aussi à Saint-Rogatien (Charente-Maritime), Les Rousses (Jura), Igoville (Eure), la députée […] interpellait encore mardi dernier le gouvernement sur ce problème « intolérable ». […]

Elle veut évangéliser sur l’importance de la recherche en santé environnementale ».

Sandrine Josso souligne que « d’après les statistiques de la Cnam, entre 2003 et 2019, le nombre de cancers pédiatriques a augmenté de 18%, on est passés de 2566 cas à 3030.

Mais on manque de données précises, les registres des cancers n’existent par exemple que dans 19 départements ».

Le Parisien observe : « À Sainte-Pazanne, dans votre département, où l’on déplore une recrudescence de cas, des analyses complémentaires ont été lancées et financées par un collectif de parents. Est-ce normal ? ».

La députée répond qu’« il y a clairement un manque de courage des pouvoirs publics et un peu de flemme aussi.

Autant de cancers d’enfants déclarés sur une zone si restreinte, il y a quelque chose qui ne va pas.

Certains diront que ce n’est qu’un « hasard statistique ».

Le hasard a bon dos alors qu’on manque de données sur la santé environnementale. On ne peut pas trouver ce qu’on ne cherche pas ! ».

« À l’heure de l’intelligence artificielle, il faut collecter un maximum d’informations chez les médecins, parmi les instituts de recherches, les laboratoires privés mais aussi auprès des spécialistes de la biodiversité », déclare-t-elle.

Sandrine Josso ajoute que « pour identifier les causes, on a besoin d’analyser des cordons ombilicaux, des cheveux, des dents de lait, la qualité de l’air intérieur…

Dans une partie de l’école privée de Sainte-Pazanne, plusieurs polluants à des niveaux trop élevés ont été détectés, comme le lindane, mais ce qu’on n’a pas étudié, c’est l’addition des différents facteurs : des restes industriels, la pollution de la Loire, de la cité industrielle de Saint-Nazaire… ».

La députée indique qu’« il faut miser sur la prévention, et d’abord sur l’information.

Il est par exemple capital que les élus soient informés sur l’impact sanitaire de tel ou tel équipement sur un public fragile.

Car la santé environnementale est aussi une question d’aménagement du territoire.

Il faut créer de l’emploi et développer l’économie, bien sûr, mais, quand on autorise l’installation d’une usine, il faut aussi des politiques de prévention des entreprises ».

Elle poursuit : « Pourquoi ne pas inventer le métier de « préventologue » dans chaque région, un professionnel qui serait chargé d’améliorer le bien-être des habitants ?

Cela répond aux aspirations de la population et l’État ferait énormément d’économies.

Dans les traitements contre la leucémie, certaines injections coûtent 300.000 euros l’unité ».