Accueil Culture voile  Mirabaud Yacht Racing Image

Loïc Venance, photographe à l’Agence France Presse, vient de remporter le prix Mirabaud Yacht Racing Image 2021 avec une de ses photos de Jérémie Beyou bouclant son Vendée Globe en février.

Sa photo prise au large des Sables-d’Olonne a été retenue parmi 80 clichés sélectionnés par un jury international composé de personnalités du monde de la voile.

Pour Voiles et Voiliers, Loïc Venance revient sur les coulisses de sa photo gagnante et de quelques-unes de ses autres photos préférées.

Une image contenant extérieur, embarcation, noir, bateau

Description générée automatiquement Une image contenant texte, clipart

Description générée automatiquement

C’était début février 2021. Le skipper Jérémie Beyou arrive en vue des Sables-d’Olonne après quasiment 3 mois de course.

Il ne reste plus que quelques miles et les premiers ont franchi la ligne d’arrivée depuis plusieurs jours, mais Jérémie, comme à son habitude, ne lâche rien et arrive à toute vitesse.

J’avais la chance de me trouver dans un semi-rigide avec un très bon pilote. | LOIC VENANCE / AFP

Christophe FAVREAU. Publié le 11/12/2021 à 17h34

Chaque année depuis 2012, le concours Mirabaud Yacht Racing Image of the Year récompense les plus belles photos de voile prises tout au long de la saison sportive, sur les plans d’eau du monde entier.

C’est le Français Loïc Venance qui vient d’être consacré pour l’année 2021.

Titulaire d’une maîtrise en science de l’information et d’un diplôme photo de l’École des Gobelins, le Nantais de 46 ans a rejoint le service photo de l’AFP en 2001 comme éditeur puis photographe.

Tokyo, Pyeong Chang, Sochi, Londres et Pékin

Il est nommé en 2016 à la direction régionale de Rennes et détaché à Nantes, d’où il couvre depuis l’actualité quotidienne, notamment les manifestations sur la loi travail, Notre-Dame-des-Landes ou le mouvement des gilets jaunes.

Loïc Venance couvre également l’actualité sportive dont la Ligue 1 de football et la course au large.

Tout au long de ces 20 dernières années il a également suivi de nombreux événements internationaux dont les Jeux olympiques de Tokyo, Pyeong Chang, Sochi, Londres et Pékin, des Grand prix de Formule 1, l’Euro de football et nombre d’éditions du Festival de Cannes.

« Si je devais retenir une spécificité de la photo de voile, explique-t-il, je dirais que c’est l’engagement.

Je fais beaucoup de photos de sport, et de formule 1 notamment, depuis une dizaine d’années.

C’est un univers où la vitesse est reine mais à la différence de la photo de voile, la prise de vue se fait dans une position statique, en mode spectateur.

La photo de voile implique soit d’être embarqué à bord du bateau avec le skipper, soit à bord d’un bateau suiveur, souvent un semi-rigide ».

Faire des photos de voile m’a amené à vivre des choses très fortes

« C’est un peu comme se retrouver à faire de la photo de Formule 1 en étant dans une Formule 1 !

Cet engagement physique est vraiment spécifique à cet univers. C’est unique.

Sans compter la charge mentale que représentent toutes les précautions à prendre pour protéger le matériel photo qui n’apprécie pas particulièrement l’univers marin ».

« Ce que je retiens principalement aussi, c’est le fait d’être dans l’action du sujet que l’on photographie.

Il y a une implication très forte, inconfortable mais en même temps très excitante.

C’est à chaque fois une aventure, surtout si on est amené à faire des prises de vues embarquées qui nous amènent à passer une nuit en mer par exemple. Faire des photos de voile m’a amené à vivre des choses très fortes, et c’est vraiment spécifique à cet univers ».