SYNDROMES PARKINSONIENS

Harold Mouras Par le Dr Harold Mouras (Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU – Amiens) [Déclaration de liens d’intérêts]

Article commenté : ReadySteady intervention to promote physical activity in older adults with Parkinson’s disease: Study design and methods – N Krishnamurthia, J Fleurya, M Belyea et al. – Contemp Clin Trials Commun. 2020 ; 17:100513.

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Les principaux troubles moteurs du pas et de l’équilibre chez les patients atteints de maladie de Parkinson contribuent à entretenir un style de vie sédentaire, entrainant une mauvaise condition physique, une perte de l’indépendance fonctionnelle et une qualité de vie réduite.

Alors que l’on connait le bénéfice de l’activité physique dans la maladie de Parkinson, la majorité des patients âgés atteints de la maladie restent insuffisamment actifs. Peu d’études incorporent des approches comportementales pour promouvoir l’activité physique chez ces patients.

Le but de cette recherche était d’accentuer la mobilité chez des patients âgés atteints de maladie de Parkinson en promouvant l’activité physique et améliorant les patterns de pas, en utilisant une intervention prenant un changement comportemental basé sur la théorie.

L’intervention de type « ReadySteady » articule la théorie de la motivation du bien-être avec l’activité physique de type polestriding qui s’est avérée être bénéfique pour les patients atteints de maladie de Parkinson.

Dans cette étude, l’intervention sera testée en utilisant un design randomisé et contrôlé. Les participants se verront attribuer à un groupe au hasard suivant soit l’intervention ReadySteady pendant 12 semaines, le polestriding pendant 12 semaines et l’intervention éducative, ou l’intervention éducative pendant 12 semaines.

Trente-six patients âgés atteints de maladie de Parkinson participeront à chacune des interventions. Le niveau d’activité physique, les scores cliniques, les mesures quantitatives du contrôle de la marche et de l’équilibre et les variables de motivation pour chaque intervention seront mesurés à trois moments : pré-intervention, post-intervention (12 semaines) et suivi (24 semaines).

Si l’intervention se révèle bénéfique, elle pourra servir de complément durable à la pratique actuelle dans les efforts de promotion de la santé au service de la population des patients atteints de maladie de Parkinson.

Date de publication : 13 juillet 2020