Revue de presse Mediscoop du 23-09-2021

Grande distribution : des salariés toujours plus à risque de troubles musculo-squelettiques Une image contenant texte

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Par Mme Aude Rambaud (Saint-Germain-en-Laye) [Déclaration de liens d’intérêts] – Date de publication : 23 septembre 2021

Les salariés de la grande distribution alimentaire sont exposés à de nombreuses contraintes physiques et organisationnelles pouvant impacter leur santé.

Une étude parue dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire rappelle que le risque de troubles musculosquelettiques y est plus élevé que dans les autres secteurs, mais pointe une tendance à la diminution de leur incidence, notamment chez les femmes.

Cela pourrait s’expliquer par des améliorations des conditions de travail et une meilleure prévention.

Les salariés de la grande distribution alimentaire sont exposés à de nombreuses contraintes physiques et organisationnelles incitant fréquemment à consulter pour des problèmes de santé d’origine professionnelle.

Le risque de troubles musculosquelettiques est notamment plus élevé chez les salariés de ce secteur que d’autres secteurs mais avec, semble-t-il, une tendance à la diminution.

Le programme MCP (Maladies à Caractère Professionnel) s’appuie sur un réseau de médecins du travail volontaires et leurs équipes, qui signalent sur quinze jours consécutifs, deux fois par an, tous les cas de MCP observés en consultation.

En 2016, le programme était implanté dans onze ex-régions françaises.

Des modèles ont été réalisés sur l’association entre le signalement de MCP et le fait de travailler dans le secteur de la grande distribution.

Entre 2009 et 2016, 3,5% des salariés vus dans le cadre de ce programme travaillaient dans la grande distribution.

Ils présentaient un risque de se voir signaler un trouble musculosquelettique (TMS) supérieur à celui des autres secteurs (OR 1,4 ; 1,2-1,6 pour les hommes et 1,9 ; 1,7-2,1 pour les femmes).

Chez les femmes, les métiers de caissière et d’employée de libre-service étaient notamment les plus à risque en matière de signalements de TMS en comparaison des autres métiers.

Cependant, les analyses vont dans le sens d’une diminution des TMS chez ces personnes.

En outre, les femmes salariées de ce secteur faisaient moins fréquemment l’objet d’un signalement de souffrance psychique, en comparaison des femmes travaillant dans les autres secteurs (OR 0,8 ; 0,7-0,9).

Référence : Aurélie Fouquet et al. – Les maladies à caractère professionnel chez les salariés de la grande distribution alimentaire en France. Résultats 2009-2016. Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 21 septembre 2021, n°14

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