Dernière et quatrième journée de compétition à Douarnenez aujourd’hui. Pour le final, la journée fut plutôt courte en raison d’un vent assez fainéant le matin. Départ donné à midi, donc, pour un parcours race face à un bon vent affichant enfin quinze nœuds ouest-nord-ouest.
« Comme hier, le départ s’est fait de la plage des Sables Blancs, avec trois bouées à virer et remontée au vent », explique Fabienne d’Ortoli, l’organisatrice. Le public, nombreux ces derniers jours notamment hier, s’est montré moins présent pour cette dernière journée en raison d’un ciel nuageux et maussade.
 
Avec trois manches courues, les jeux étaient faits dès 16h30 confirmant définitivement la domination de Bruno Sroka, Caroline Adrien et Maxime Nocher.
Alex Caizergues, le plaisir avant tout
Trois fois champion du monde de vitesse de 2007 à 2009, recordman du monde de vitesse en kite, ex-recordman du monde de vitesse toutes catégories (50 nœuds) détenu depuis septembre 2009 par l’Hydroptère (51 nœuds), Alex Caizergues est un homme qui n’a pas froid aux yeux.
 
Présent sur le Grand Prix de Douarnenez, il est cependant resté très discret sur le tableau d’affichage. « C’est une épreuve que j’affectionne beaucoup même si ce type de compétition n’est pas ma discipline de prédilection. Je viens depuis quatre ans. D’abord pour me faire plaisir, rencontrer d’autres compétiteurs et, surtout, revenir à Douarnenez », explique-t-il avec enthousiasme. « Le grand Prix de Douarnenez, c’est pour moi une dimension liée avant tout au plaisir plutôt qu’aux résultats. »
 
Titulaire jusqu’en septembre du record du monde de vitesse toutes catégories, Alex affirme son projet de reprendre son record : « Je compte placer la barre plus haut. Je suis à 50,98 nœuds et l’Hydroptère à 51,36 nœuds. Je suis très près de battre à nouveau le record. Une nouvelle tentative est prévue en octobre prochain, en Namibie. » Autre projet, dès cet été, « être à nouveau champion du monde. » Rendez-vous est pris du 28 juillet au 3 août aux Canaries avec, au programme, « du plaisir. C’est ce qui compte le plus. »
 
Bruno Sroka « Quand le Kitesurf invite au rêve »
Champion du monde et d’Europe de Race, Bruno Sroka est un local de l’étape ! Fidèle au Grand prix de Douarnenez depuis son origine, le champion revient chaque année avec le même bonheur, « le Grand Prix et moi, c’est une vraie histoire d’amour. Une étape conviviale menée par une super équipe de bénévoles qui nous permettent de nous faire plaisir sur l’eau. Les gens sont ouverts, c’est agréable, cela change de certains circuits » lâche Bruno. Leader incontestable au général, l’épreuve n’en est pas moins difficile, « il y a une belle confrontation sur ce Grand Prix, le plan d’eau est technique avec des vents qui changent souvent en force et en direction. Hier, en course-racing, j’avais un petit avantage sur les autres car c’est vraiment ma spécialité et j’ai le matériel adéquate mais aujourd’hui, en longue distance-slalom et avec pas mal de travers, c’était beaucoup plus dur… »
 
Cet amoureux de la mer et toujours prêt à se lancer des défis, et pas des moindre ! Il devient en 2008, le premier Kitesurfer à passer le Cap Horn, excusez du peu…. En janvier 2009, il décide de rallier Israël et l’Egypte pour lancer un appel au « cessez-le-feu ». « La compétition et l’aventure sont complémentaires et je ne pourrais dissocier les deux ! La compét’, c’est le développement de technologies, chercher à repousser ses limites et ses performances et se confronter aux meilleurs ! Quand à l’aventure, je deviens alors un vrai chef d’entreprise ! Il faut trouver des sponsors et monter le projet de A à Z. Je pars d’un rêve et je donne tout pour le réaliser…Parfois, cela prend un peu de temps mais j’y prends beaucoup de plaisir. » Athlète complet, Bruno cherche à promouvoir son sport et à travers ses aventures, il permet de délivrer un beau message…
 
Info presse Rivacom / www.grandprixpetitnavire.com