Accueil Course au large  Golden Globe Race

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Les 16 concurrents du Golden Globe ont quitté Les Sables-d’Olonne dimanche après-midi.

Cap sur le bout des mers à vitesse raisonnable et dans des conditions vintage puis retour en Vendée sans escale possible ni la moindre assistance.

D’ici 200 jours au mieux, si tout va bien pour eux.

Dimanche soir, ces héros un peu antiques avaient laissé un vide sérieux sur les pontons des Sables-d’Olonne.

Impalpables morosités, silences pesants, larmes mal camouflées : tout y était !

Ils sont partis dimanche. Lundi, même à vitesse réduite, ils étaient loin déjà. Une image contenant texte, clipart

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Ils sont partis dimanche. Lundi, même à vitesse réduite, ils étaient loin déjà. | GGR_2022

Yves AUMONT. Publié le 05/09/2022 à 12h09

Golden Globe Race. Ils sont loin déjà et les pontons sont vides : l’accordéon s’est tu au bal du GGR (ouest-france.fr)

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Il y a quelques heures à peine : la sono bruyante, les applaudissements de la foule massée le long du chenal, les embrassades à n’en plus finir.

Maintenant sur les quais déserts, un sac de voile abandonné, une bouteille de champagne vide…

La mélancolie d’un lendemain de fête et le silence de la mer pour seize marins et une première nuit de solitude.

C’est le singulier contraste de chaque départ de course…

Oui, mais celle-ci est une épreuve de longue durée à vivre en mer comme à terre.

Émile ou la vraie vie

Pour les concurrents comme pour leur famille, il est encore difficile de faire le vide.

D’abord parce que les images affluent et se bousculent comme dans un rêve.

C’est Émile, 2 ans et demi, le petit-fils de Tapio Lehtinen harnaché dans son gilet de sauvetage qui retient un bout pour que son grand-père ne parte pas.

C’est Kevin Escoffier, Vincent Riou… le clan…