Revue de presse Mediscoop du 25-01-2022

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Par le Dr Sophie Florence (Paris) [Déclaration de liens d’intérêts] – Date de publication : 25 janvier 2022

Si globalement l’imprégnation de la population aux pesticides est en baisse, certaines substances pourtant interdites aujourd’hui conduisent encore à des expositions non négligeables.

Dans le cadre du programme national de biosurveillance, Santé publique France publie un nouveau volet de l’étude Esteban mesurant les niveaux d’exposition à 5 familles de pesticides ainsi qu’aux PCB, dioxines et furanes, présents dans de nombreuses sources environnementales et alimentaires.

Les pesticides sont très utilisés en France, principalement en agriculture, et la population y est largement exposée.

Leurs effets sur la santé de la population générale sont encore mal connus.

Santé publique France a décrit l’exposition à 5 familles de pesticides dosés dans les urines chez les enfants et l’exposition à certains organochlorés, organophosphorés, carbamates et herbicides chez les adultes vivant en France métropolitaine en 2014-2016.

Les niveaux mesurés sont en diminution par rapport à l’étude ENNS (Étude Nationale Nutrition Santé) en 2006-2007 chez les adultes sauf pour le métabolite de la deltaméthrine (Br2CA).

Les niveaux mesurés en France sont similaires à ceux retrouvés dans la plupart des pays étrangers (Europe et Amérique du Nord).

Les niveaux d’exposition sont variables en fonction des substances : les adultes sont exposés notamment à certains organochlorés, au métabolite des organophosphorés (DMTP), aux pyréthrinoïdes et aux PCB, dioxines et furanes.

Les enfants sont exposés au DMTP et aux pyréthrinoïdes.

Certaines expositions à des substances aujourd’hui interdites concernent une part non négligeable de la population comme pour le lindane.

Le glyphosate est quantifié chez moins de 20% des adultes ou des enfants.

Il y a une diversité des facteurs qui influencent les niveaux d’imprégnations mesurés : l’alimentation, la consommation de tabac et l’utilisation d’insecticides domestiques.

Les auteurs concluent que leurs résultats suggèrent d’adopter une consommation alimentaire variée intégrant des produits de l’agriculture biologique.

Mais également de respecter les conditions d’utilisation des insecticides au domicile et d’aérer régulièrement son intérieur.

Référence : Santé Publique France – 16 décembre 2021

Exposition aux pesticides de la population française : résultats de l’étude ESTEBAN