Source:Publié le 06/02/2014 

Excision : malgré des progrès, des taux scandaleux persistent dans certains pays

Paris, le jeudi 6 février 2014 – Le 6 février est depuis onze ans dédié à la lutte contre l’excision. En une décennie, des progrès importants ont été enregistrés dans de nombreux pays d’Afrique où sévit cette pratique. On relève tout d’abord qu’un nombre croissant d’états ont adopté des législations interdisant et punissant l’excision : en 2000, ils n’étaient que dix en Afrique à s’être dotés de telles lois, ils sont aujourd’hui plus de vingt. Ces évolutions sont importantes parce qu’elles contribuent à sensibiliser l’opinion publique.

Les pays où l’arsenal législatif manque sont de fait souvent ceux où l’excision demeure fortement répandue (à l’exception de l’Egypte où en dépit d’une interdiction vieille de 20 ans, l’excision concerne encore une majorité de fillettes). Ainsi, au Mali en dépit d’initiatives locales remarquées, la part de jeunes femmes de 15 à 19 ans excisées dépasse les 88 % (soit un taux très proche de celui concernant la génération précédente).

Les conférences médicale (animée par exemple par le chirurgien français Pierre Foldès à l’origine d’une technique de réparation des femmes excisées) et les déclarations politiques devraient ponctuer cette journée. Selon l’ONU, plus de 125 millions de filles et de femmes vivant dans 29 pays d’Afrique et du Moyen Orient ont été excisées.

M.P.

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