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Description générée automatiquement Publié le 08/08/2022

JIM.fr – Et TOC, un manque de vitamine D !

Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) est un trouble psychiatrique commençant généralement dans l’enfance ou l’adolescence et caractérisé par des obsessions (pensées, images et pulsions intrusives) ou/et des compulsions (actions répétitives, effectuées pour réduire la détresse obsessionnelle) et la prévalence vie-entière du TOC dans la population adulte est de 1,6 à 2,3 %, rappelle une équipe de Kayseri (ou Césarée, en Turquie).

Si l’impact de la vitamine D sur le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) demeure encore « méconnu », des recherches suggèrent toutefois une association possible entre une carence en vitamine D et certains troubles neuropsychiatriques.

Les auteurs présentent les résultats d’une étude, réalisée sur 170 sujets-témoins et 174 patients chez lesquels un TOC était nouvellement diagnostiqué, afin d’évaluer les niveaux de vitamine D chez les personnes souffrant d’un TOC, comparativement aux sujets-contrôles, et de préciser la relation éventuelle entre la sévérité des symptômes de TOC et le taux sérique de vitamine D.

Taux sériques de vitamine D significativement plus bas pour les patients atteints de TOC

L’outil utilisé pour apprécier cette gravité des symptômes est l’échelle de Yale-Brown (Obsessive Compulsive Scale)[1].

Chez les patients du groupe TOC, les auteurs observent des taux sériques de vitamine D significativement inférieurs à ceux du groupe témoin et une corrélation négative entre taux sériques de vitamine D et scores d’obsession, de compulsion et d’échelle totale mesurés avec l’outil Yale-Brown-Obsessive-Compulsive Scale.

Mais il n’existe en revanche aucune corrélation entre les taux sériques de vitamine D et la durée pendant laquelle les patients souffrent d’un TOC.

Présentée comme l’une des premières études explorant les taux de vitamine D chez des patients adultes atteints de TOC nouvellement diagnostiqué et sans comorbidité, cette recherche suggère ainsi la possibilité que la vitamine D puisse jouer un rôle dans la physiopathologie du TOC, mais les auteurs conviennent que d’autres travaux s’avèrent encore nécessaires pour étayer cette hypothèse.

[1] https://www.researchgate.net/publication/232556810_Version_francaise_de_l’echelle_d’obsession-compulsion_de_Yale-Brown_Yale-Brown_Obsessive-Compulsive_Scale_A_French_version

Dr Alain Cohen

RÉFÉRENCE : Hüda Murat Soyak et coll.: Investıgation of vitamin D levels in obsessive-compulsive disorder. Indian J Psychiatry. 2022; 64(4): 349-353.

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