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Description générée automatiquement Publié le 22/12/2021

Dans les grands essais contrôlés consacrés à la maladie cardiovasculaire, sur la prévention comme sur le traitement les femmes ont été notoirement sous-représentées, au point de susciter bien des questions.

Cette disparité est-elle retrouvée dans la prise en charge des AVC, tout particulièrement à leur phase aiguë où les essais thérapeutiques se sont multipliés notamment au cours des deux dernières décennies pour démontrer l’efficacité de la thrombolyse intraveineuse ou de la thrombectomie mécanique ?

C’est à cette question pertinente que permet de répondre une revue de la littérature internationale réalisée entre 1990 et 2020 à partir du site spécialisé ClinicalTrials.gov.

281 essais randomisés, près de 600 000 participants

N’ont été retenus pour l’analyse que les essais contrôlés dans lesquels le nombre de participants étaient supérieur ou égal à 100.

La prévalence du sexe féminin au sein de la population générale a été prise en compte pour calculer le rapport participation/prévalence (RPP).

Le nombre d’études retenues s’élève à 281, ce qui correspond à un nombre total de participants de 588 887, dont 37,4 % de femmes ce qui conduit à un RPP moyen de 0,84 (intervalle de confiance à 95% [IC] 0,81-0,87).

Les valeurs les plus faibles de ce rapport ont concerné :

(1) les hémorragies intracérébrales (RPP 0,73; IC 95% 0,71-0,74) ;

(2) les essais où l’âge moyen des participants était de moins de 70 ans (RPP 0,81; IC 95% 0,78-0,84) ;

(3) les interventions réalisées en dehors de la phase aiguë de l’AVC (RPP 0,80; IC 95% 0,76-0,84) ;

(4) les essais évaluant la rééducation et la prise en charge post-AVC (RPP 0,77; IC 95% 0,71-0,83).

Aucun changement de tendance n’a été observé entre les années 1990 et 2020.

Cette analyse ayant couvert trois décennies démontre que le genre féminin est sous-représenté à divers stades de la prise en charge des AVC.

On retrouve une disproportion manifeste entre la présence féminine au sein de la population générale et les essais.

Celle-ci ne saurait s’expliquer par l’influence du sexe sur le risque d’AVC, étant entendu qu’après la ménopause, ce facteur n’entre plus guère en ligne de compte.

Quoiqu’il en soit, ce constat devrait amener à une réflexion sur l’élaboration des protocoles des futurs essais destinés à l’évaluation des traitements de l’AVC.

D’autant que la tendance est restée la même entre les années 1990 et 2020.

Dr Giovanni Alazato

RÉFÉRENCE : Carcel C et coll. Representation of Women in Stroke Clinical Trials: A Review of 281 Trials Involving More Than 500,000 Participants. Neurology. 2021 ;97(18):e1768-e1774. doi: 10.1212/WNL.0000000000012767.

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