Actualités  –  publiée le 8/08/2021 par Équipe de rédaction Santélog

Age and Ageing

L'espérance de vie moyenne souhaitée est de plus de 91 ans (Visuel 314048507)

La prévalence de la démence et de la douleur chronique et autres scénarii de fin de vie hypothétiques défavorables réduisent parfois le désir chez certaines personnes, de vivre plus longtemps.

C’est un nouveau regard sur le désir de vivre, à un âge avancé, que jette cette équipe de la Columbia University’s Mailman School of Public Health.

Son étude, parmi les premières à traiter de l’espérance de vie souhaitée, l’estime tout de même et en moyenne, à plus de 90 ans.

L’étude, menée auprès de Norvégiens âgés de 60 ans et plus, est l’une des premières à s’intéresser à « l’espérance de vie préférée » (PLE : Preferred life expectancy) en rapport avec les conditions de santé et de vie hypothétiques.

L’étude réaffirme l’importance de durée de vie en bonne santé, aujourd’hui largement adoptée par la communauté médicale et scientifique, plutôt qu’une longévité à tout prix.

Le Dr Vegard Skirbekk, professeur en santé familiale et son équipe ont analysé les données norvégiennes d’espérance de vie et comment 6 conditions de santé défavorables pouvaient affecter « l’espérance de vie souhaitée » ou PLE après l’âge de 60 ans.

Les chercheurs ont pris en compte les facteurs de confusion possibles dont l’âge, le sexe, l’éducation, le statut matrimonial, la fonction cognitive, la solitude et la douleur chronique.

Au total, 948 personnes ont participé ensuite à des entretiens et ont passé des évaluations de santé.

 « Si vous pouviez choisir librement, jusqu’à quel âge souhaiteriez-vous vivre ? », était la question principale posée, lors de ces entretiens.

L’analyse révèle que chez les participants de plus de 60 ans:

  • Le désir de vivre à un âge avancé est considérablement réduit par des scénarii de vie défavorables hypothétiques, tels que, la perspective de la démence et de la douleur chronique ;
  • Des effets négatifs plus faibles sur la PLE sont également identifiés avec la perspective de perdre son conjoint ou de vivre dans la pauvreté ;
  • La démence arrive en tête de liste des maladies qui réduisent la PLE, ce qui a des implications particulières compte-tenu de l’augmentation rapide de la prévalence de la démence ;
  • L’espérance de vie préférée moyenne s’élève à 91,4 ans ;
  • Il n’y a pas de différence de PLE entre les hommes et les femmes ;
  • Les participants plus âgés déclarent une PLE plus élevée que les participants plus jeunes ;
  • Chez les célibataires, la PLE n’était pas affectée par la perspective de la solitude ;
  • La PLE avec perspective de démence et de douleur chronique est plus fortement réduite chez les participants à haut niveau d’études.

« L’expérience de plus en plus fréquente de la perte de proches et de la perte d’autonomie semble donc bien influer sur la durée de vie souhaitée », concluent les auteurs.

Source : Age and Ageing  03 July 2021 DOI : 10.1093/ageing/afab113 Preferred life expectancy and the association with hypothetical adverse life scenarios among Norwegians aged 60+

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