Revue de presse Mediscoop du 16-02-2022

En France, très peu de séances d'éducation à la sexualité au collège et au lycée Une image contenant texte

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Par le Dr Sophie Florence (Paris) [Déclaration de liens d’intérêts] – Date de publication : 16 février 2022

En France, les élèves ne reçoivent pas les séances d’éducation à la sexualité qui leur sont dues.

Quand ils et elles en bénéficient, celles-ci sont centrées sur des aspects biologiques tels que les organes génitaux et la reproduction.

L’égalité entre les genres n’est pas une priorité. L’association NousToutes a lancé une grande enquête #SexEducationNationale sur les séances d’éducation à la sexualité au collège et au lycée.

L’éducation à la sexualité est inscrite dans la loi n°2001-588 du 4 juillet 2001 avec 3 séances minimum par an d’éducation à la vie affective et sexuelle de la primaire au lycée.

Ces séances doivent jouer un rôle pour permettre à toutes et tous une vie sexuelle autonome, satisfaisante et sans danger et permettre la prévention des violences sexistes et sexuelles.Le texte de loi pose des objectifs ambitieux en termes de promotion de l’égalité, du respect du corps, du consentement, et de l’information des élèves sur leurs droits (protection contre les violences, respect de leur identité de genre, etc.).

L’association a souhaité réaliser une enquête (20 questions) pour évaluer l’application de la loi. En un mois, 10.938 personnes y ont répondu anonymement.

Cette enquête met en lumière l’absence quasi-totale d’application de la loi depuis 2001.

Les données montrent qu’en moyenne, seulement 13% du nombre total de séances ont été effectivement réalisées.

Parmi les répondants ayant suivi au moins 7 années de collège et lycée, ils ont reçu en moyenne 2,7 séances d’éducation à la sexualité pendant toute leur scolarité, au lieu des 21 séances prévues par la loi.

Les séances sont généralement focalisées sur des thématiques biologiques, au détriment des questions d’estime de soi, de consentement ou de lutte contre les violences.

La majorité des personnes déclare que ces séances ne les ont pas aidées dans leur vie affective et sexuelle présente et future, et n’ont pas servi à prévenir les violences sexistes et sexuelles.

Référence : #NousToutes – Enquête sur les séances d’éducation à la sexualité au collège et au lycée

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