Revue de presse Mediscoop du 14-01-2022

Don du sang : suppression de l'orientation sexuelle Une image contenant texte

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Par Mme Aude Rambaud (Saint-Germain-en-Laye) [Déclaration de liens d’intérêts] – 

Date de publication : 14 janvier 2022

Tous les Français, sans discrimination d’orientation sexuelle, peuvent désormais donner leur sang. La France est l’un des premiers pays au monde à supprimer l’inscription de l’orientation sexuelle dans les critères de sélection des candidats au don.

Le gouvernement vient de confirmer la disparition de la référence à l’orientation sexuelle lors d’un don de sang. Cette décision s’appuie sur des éléments scientifiques présentés par la direction générale de la Santé, l’Établissement français du Sang, le centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) et les agences sanitaires (ANSM et SpF) lors d’une réunion du Comité́ de suivi pour l’établissement des critères d’inscription au don du sang, regroupant les associations de donneurs de sang, les associations de patients receveurs de produits sanguins et des associations du champ LGBT.

Le nouveau questionnaire d’inscription est donc dorénavant exempt de critères et questions portant sur les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, mais deux mentions sont ajoutées pour préciser que la prise de traitements pré ou post exposition au VIH conduit à un ajournement du candidat pour une durée de 4 mois à compter de la dernière prise du traitement, et la liste des médicaments dont l’utilisation entraîne un ajournement a été mise à jour.

L’entrée en vigueur de ces nouveaux critères de sélection se fera à partir du 16 mars 2022, le temps de former les préleveurs et d’adapter les différents documents liés au recueil des informations, dont le nouveau questionnaire. 

Source : Évolution des conditions d’accès au don du sang

ANSM, 11 janvier 2022

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 POLITIQUE DE SANTÉ

Le don du sang ouvert aux homosexuels dès la mi-mars, sans conditions

Par Louise Claereboudt le 12-01-2022

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« Tous les Français, sans discrimination de leur orientation sexuelle, pourront désormais donner leur sang », a annoncé le ministère de la Santé, ce mardi 11 janvier, dans un communiqué.

Ainsi, les homosexuels pourront faire don de leur sang, dès la mi-mars, sans conditions.

« Le Gouvernement poursuit son engagement en faveur de la non-discrimination dans le domaine du don de sang, et confirme la disparition de la référence à l’orientation sexuelle dans les critères de sélection des candidats au don », a indiqué hier le ministère de la Santé dans un communiqué, se félicitant d’être « l’un des premiers pays au monde » à prendre cette décision, « tout en maintenant un très haut niveau de sécurité transfusionnelle ».

Un arrêté doit être signé ce mercredi.

Concrètement, cela veut dire qu’à partir du 16 mars prochain, date d’entrée en vigueur de la mesure, les homosexuels pourront donner leur don, sans conditions.

« Ce délai tient compte de la nécessité de former les préleveurs et d’adapter les différents documents liés au recueil des informations, dont le nouveau questionnaire », précise le communiqué.

Tous les Français pourront ainsi participer aux collectes sur la base des mêmes critères.

Une demande formulée depuis longtemps par les associations.

Depuis 2016, les homosexuels pouvaient donner leur sang mais ils devaient respecter une période d’abstinence et la déclarer lors de l’entretien préalable.

Cette dernière était passée d’un an à quatre mois en 2019.

Une « première étape » vers un alignement des conditions du don pour les homosexuels sur celles des hétérosexuels, prévu « à l’horizon 2022 », avait alors indiqué le ministère.

De 1983 à 2016, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) ne pouvaient faire don de leur sang en raison des risques de transmission du VIH.

VIH : tout médecin peut désormais initier une PrEP

Si l’orientation sexuelle ne sera donc plus demandée, deux questions nouvelles ont toutefois été ajoutées au questionnaire : les donneurs devront préciser s’ils prennent un traitement pour la prophylaxie pré ou post exposition au VIH.

Dans ce cas, le don sera retardé de quatre mois « à compter de la dernière prise du traitement ».

La liste des médicaments dont l’utilisation entraîne un ajournement a par ailleurs été mise à jour, précise le ministère.

Cette évolution – qui « s’appuie sur les éléments scientifiques » – va s’accompagner de mesures de surveillance en vue de suivre et d’évaluer les conséquences, ajoute-t-il.

Appel urgent aux dons de sang

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Description générée automatiquementLes salariés de l’Etablissement français du sang en grève pour réclamer des hausses de salaire