ACCUEIL – Radio-Canada Publié le 06-12-2019

Une femme distraite par son téléphone cellulaire frappe un poteau en marchant.

L’arrivée du téléphone intelligent en 2007 a provoqué une hausse considérable des blessures liées à leur utilisation.

PHOTO : GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / VALERIY_G

Une nouvelle étude révèle que le nombre de gens qui se blessent en utilisant leur téléphone cellulaire augmente d’année en année, et que c’est surtout l’arrivée des appareils intelligents qui a provoqué une hausse considérable de ce type de blessures.

Aux États-Unis, plus de 76 000 personnes se sont rendues à l’urgence entre janvier 1998 et décembre 2017 après avoir subi une blessure à la tête ou au cou en utilisant leur téléphone cellulaire, selon une étude publiée par la revue médicale JAMA Otolaryngology–Head & Neck Surgery.

L’incidence de ces blessures a été multipliée par plus de 10 pendant cette période. Moins de 2000 personnes se blessaient de cette manière chaque année jusqu’en 2007, quand le premier iPhone a fait son entrée sur le marché. Ce chiffre a grimpé à plus de 6000 en 2017.

Même si les téléphones mobiles gagnaient en popularité à l’époque, leurs fonctions étaient limitées et ils étaient moins susceptibles de constituer des distractions majeures que les téléphones intelligents modernes, peut-on lire dans l’étude.

Plus de la moitié des blessures attribuables à une distraction sont associées à l’utilisation du téléphone au volant. La majorité des blessures causées par une distraction (60 %) se sont d’ailleurs produites dans le groupe d’âge 13-29 ans.

Près de la moitié des blessures (47 %) ont toutefois été causées par le téléphone lui-même, par exemple en raison de l’explosion de la batterie ou d’une chute accidentelle de l’appareil sur le visage.

Fait insolite : une centaine des blessures ont été provoquées par le jeu mobile Pokémon Go, qui a été un véritable phénomène mondial à sa sortie en 2016.

On estime qu’environ 96 % des Américains et Américaines possèdent un téléphone intelligent.

Avec les informations de La Presse canadienne, The Verge et CNN

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SAMEDI 7 DÉCEMBRE 2019 –

Smartphone : les blessures liées à leur usage ont fortement augmenté

Pauline Capmas-Delarue, journaliste santéPauline Capmas-Delarue, journaliste santé,

En vingt ans, le nombre de blessures à la tête liées à l’utilisation des téléphones portables a connu une forte augmentation. En cause, l’essor des smartphones et de leurs contenus multimédias, qui diminue la vigilance des utilisateurs.

Votre smartphone peut s’avérer plus dangereux que vous ne le pensez. Le nombre de blessures à la tête et au cou, liées à leur utilisation, est en nette augmentation depuis 2007. C’est ce que révèle un rapport publié ce jeudi 5 décembre 2019 dans le Journal of the American Medical Association.

A lire aussi : Infarctus de l’oeil : il perd la vue à cause de son smartphone

76 000 personnes blessées à cause de leur smartphone aux États-Unis

Selon ce document, 2 501 patients américains, se sont rendus dans l’un des 100 services d’urgences monitorés entre janvier 1998 et décembre 2017, pour une blessure à la tête ou au cou causée par l’utilisation de leur téléphone portable. Si l’analyse s’étaient basée sur les données de tous les services d’urgence des États-Unis, ses auteurs estiment que 76 000 personnes auraient été victimes de ce type de blessures en vingt ans.

Les écrans tactiles et le contenu multimédia diminuent la vigilance

Ces travaux permettent aussi de constater que les blessures causées par l’usage d’un cellulaire était plutôt rare jusqu’en 2007, année à partir de laquelle elles ont commencé à fortement augmenter. Une date qui coïncide avec la sortie de l’iPhone OG, soit le début de l’ère des smartphones.

En effet, depuis l’essor des écrans tactiles et du contenu multimédia (musique, vidéo, internet…), il est presque impossible de sortir dans la rue sans croiser de nombreuses personnes le nez sur leur portable. Or, consulter son smartphone en marchant nous rend beaucoup moins vigilant à notre environnement. Un accident est donc vite arrivé…

La tête touchée dans 33,1 % des cas

Un grand nombre de blessures était justement dues au fait qu’un utilisateur marchait et envoyait des textos en même temps. Parmi les incidents observés, la tête était touchée dans 33,1 % des cas ; et plus particulièrement, la région du visage, yeux et nez inclus. Le cou, quant à lui, était impliqué 12,5 % du temps.

Du côté du type de blessures, la plus courante était la lacération, observée dans 26,3 % des cas. 24,5 % des patients ont souffert de contusions ou d’abrasion, et 18,4 % ont été victimes de lésions plus graves au niveau des organes internes.

Après 50 ans, le risque de chute lié au téléphone est plus grand

Les chercheurs ont aussi relevé l’âge des personnes blessées. 60,3 % d’entre eux avaient entre 13 et 29 ans au moment de l’accident. En outre, les moins de 13 ans semblent plus susceptibles de se faire mal suite à une blessure mécanique directe (82,1 %) que par une chute liée à l’usage de leur smartphone (17,9 %).

Pour les personnes âgées de 50 à 64 ans, c’est plutôt l’inverse qui se produit : 68,2 % souffrent d’une blessure indirecte, comme une chute, tandis que seulement 31,8 % subissent une blessure mécanique directe à cause de leur portable. À partir de 95 ans, l’écart se creuse encore, avec 90,3 % de blessures indirectes.

Séquelles, décès : une mauvaise chute peut avoir de graves conséquences

Séquelles, décès : une mauvaise chute peut avoir de graves conséquences © Creative Commons

Auteur : Rehman T, Ali R, Tawil I, Yonas H Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Brain_trauma_CT.jpg

Bien qu’une partie de ces blessures étaient légères, et ont pu être soignées rapidement, d’autres ont entraîné des problèmes médicaux à long terme. C’est justement en soignant ce type de patients que le Dr Boris Paskhover, chirurgien reconstructeur et auteur de l’article, a eu l’idée de mener cette étude.

Au cours de ses consultations, il avait entendu des patients souffrant d’une fracture de la mâchoire ou d’une déchirure du visage, qui lui avaient expliqué qu’ils s’étaient blessés en regardant leur téléphone et en ne prêtant pas attention à leur environnement. Le spécialiste alerte donc sur les dangers de cet usage.

Un traumatisme crânien n’est pas à prendre à la légère

“Je ne pense pas que les gens sachent à quel point nous sommes fragiles en tant qu’êtres humains”, souligne le médecin. “Nous sommes résilients, mais nous sommes également fragiles. Si vous tombez, vous pouvez vous blesser gravement. Quand vous marchez en ville, vous voyez tout le monde regarder son téléphone. Sachez que vous pouvez vous blesser”.

Il précise que la majorité des blessures observées avaient entraînées des traumatismes crâniens, qui peuvent parfois s’avérer très graves. “Nous avons un crâne qui protège notre cerveau, mais cela ne veut pas dire qu’il est impénétrable. Votre cerveau est mou“, rappelle-t-il. “J’ai vu des patients qui sont morts juste en tombant. Une simple chute debout : vous tombez, vous vous frappez la tête de la mauvaise manière et vous écopez d’un traumatisme crânien”. Mieux vaut donc garder son téléphone bien au chaud dans sa poche en marchant…

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iPhone

L’iPhone responsable de la hausse du nombre de blessures à la tête?

SCI-TECH 09:53 07.12.2019

Le nez plongé dans leurs téléphones portables, de nombreuses personnes font à peine attention à ce qui se passe autour d’elles. Une perte de vigilance qui entraîne un nombre croissant de blessures à la tête et au cou, révèle une nouvelle étude.

Depuis l’arrivée des smartphones dans notre quotidien à la fin des années 2000, le nombre de blessures à la tête et au cou a connu une forte augmentation, constatent des chercheurs américains dans un rapport paru le 5 décembre dans le Journal of the American Medical Association.

Apple

Les auteurs ont analysé une base de données réunissant des statistiques sur les blessures à la tête et à la nuque causées par l’usage d’un cellulaire entre 1998 et 2017. En 20 ans, 2.501 patients âgés de 13 à 29 ans en ont ainsi été victimes.

Examinant les causes, les chercheurs pointent du doigt le manque d’attention lié à l’usage des téléphones dans un espace public.

Ils constatent par ailleurs un pic d’évolution de ces accidents en 2007 et 2016. Ces années correspondent à l’arrivée du premier iPhone sur le marché et de «Pokémon Go», une application qui consiste à traquer des personnages animés via son téléphone dans des lieux réels.

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Santé 12:30 6 décembre 2019Par : Rédaction Relaxnews AFP

Le cellulaire a augmenté le nombre de blessures à la tête et au cou en 20 ans

Le cellulaire a augmenté le nombre de blessures à la tête et au cou en 20 ans Journal MétroPhoto: iStock

Une étude américaine montre que les accidents liés au cellulaire sont imputables dans 30% des cas à un manque d’attention lié à l’usage des téléphones sur la voie publique.

Depuis l’arrivée des cellulaires dans notre quotidien, ces objets sont souvent désignés comme responsables d’une diminution de notre niveau de concentration

En avril dernier, une enquête menée par le constructeur automobile Ford révélait que 65% des Français reconnaissaient avoir déjà traversé la rue tout en consultant leur téléphone. Un néologisme a même été attribué aux personnes qui adoptent ce type d’attitude: les «smombies», mot-valise en référence au «smartphone» et au zombie.

Or, ce manque de concentration peut s’avérer dangereux et provoquer des accidents. Aux États-Unis, 2501 patients âgés de 13 à 29 ans ont été victimes d’accidents de blessures à la tête et à la nuque liés à l’usage de cellulaire entre 1998 et 2017, montre une nouvelle étude américaine publiée dans la revue JAMA Otolaryngology-Head & Neck Surgery.

30% des accidents étaient liés à l’utilisation du cellulaire en marchant dans la rue.

Les blessures comprenaient des coupures, des ecchymoses, des écorchures, des abrasions et des blessures internes, en particulier autour des yeux et du nez. Plus de 41% des accidents se sont produits à domicile et étaient mineurs, nécessitant peu ou aucun traitement. Environ 50% étaient attribuables à la distraction au volant et 30% au fait de marcher dans la rue le nez plongé dans son téléphone.

Les enfants de moins de 13 ans étaient beaucoup plus susceptibles de subir une blessure mécanique, comme l’explosion d’une batterie de téléphone portable.

Les auteurs de l’étude notent un pic d’évolution de ces accidents en 2007 et 2016, années qui correspondent respectivement à l’arrivée du premier iPhone sur le marché et de Pokémon Go, une application qui consiste à traquer des personnages animés via son téléphone dans des lieux réels.

«Ces résultats suggèrent un besoin d’éducation sur les risques de l’utilisation du téléphone portable et des comportements distraits pendant d’autres activités ainsi que le manque de concentration en conduisant ou en marchant sur la route», estime Boris Paskhover chirurgien et professeur adjoint à la Rutgers New Jersey Medical School, qui a participé à l’étude.

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L’usage du smartphone a augmenté le nombre de blessures au niveau de la tête et du cou en 20 ans

Environ 50% des accidents recensés dans l’étude étaient attribuables à la distraction au volant et 30% au fait de marcher dans la rue le nez plongé dans son smartphone.PeopleImages / IStock.com

Environ 50% des accidents recensés dans l'étude étaient attribuables à la distraction au volant et 30% au fait de marcher dans la rue le nez plongé dans son smartphone. Publié le 06/12/2019

(Relaxnews) – Une étude américaine montre que les accidents liés au smartphone sont imputables dans 30% des cas à un manque d’attention lié à l’usage des téléphones sur la voie publique.

Depuis l’arrivée des smartphones dans notre quotidien, ces objets sont souvent désignés comme responsables d’une diminution de notre niveau de concentration. En avril dernier, une enquête menée par le constructeur automobile Ford révélait que 65% des Français reconnaissaient avoir déjà traversé la rue tout en consultant leur smartphone. Un néologisme a même été attribué aux personnes qui adoptent ce type d’attitude : les smombies, mot-valise en référence au smartphone et au zombie.

Or, ce manque de concentration peut s’avérer dangereux et provoquer des accidents. Aux Etats-Unis, 2.501 patients âgés de 13 à 29 ans ont été victimes d’accidents de blessures à la tête et à la nuque liés à l’usage de smartphone entre 1998 et 2017, montre une nouvelle étude américaine publiée dans la revue JAMA Otolaryngology-Head & Neck Surgery.

30% des accidents étaient liés à l’utilisation du smartphone en marchant dans la rue

Les blessures comprenaient des coupures, des ecchymoses, des écorchures, des abrasions et des blessures internes, en particulier autour des yeux et du nez. Plus de 41% des accidents se sont produits à domicile et étaient mineurs, nécessitant peu ou aucun traitement. Environ 50% étaient attribuables à la distraction au volant et 30% au fait de marcher dans la rue le nez plongé dans son smartphone.

Les enfants de moins de 13 ans étaient beaucoup plus susceptibles de subir une blessure mécanique, comme l’explosion d’une batterie de portable. Les auteurs de l’étude notent un pic d’évolution de ces accidents en 2007 et 2016, années qui correspondent respectivement à l’arrivée du premier iPhone sur le marché et de “Pokémon Go”, une application qui consiste à traquer des personnages animés via son téléphone dans des lieux réels.

“Ces résultats suggèrent un besoin d’éducation sur les risques de l’utilisation du téléphone portable et des comportements distraits pendant d’autres activités ainsi que le manque de concentration en conduisant ou en marchant sur la route”, estime Boris Paskhover chirurgien et professeur adjoint à la Rutgers New Jersey Medical School, qui a participé à l’étude.