Actualités  –  publiée le 3/11/2020 par Équipe de rédaction Santélog

JACC

Une consommation régulière d'oméga-3, d'origine animale et végétale, renforce les membranes cardiaques et contribue ainsi à réduire le risque de réadmission à l'hôpital et la mortalité après un premier infarctus du myocarde (Visuel AdobeStock_246020888).

Déjà documentés comme bénéfiques pour la santé cardiaque et la prévention cardiovasculaire, les oméga-3 et les aliments à forte concentration en oméga-3 permettent d’améliorer le pronostic post-crise cardiaque, conclut cette étude de l’IMIM (Hospital del Mar Medical Research Institute).

Ces travaux, publiés dans le Journal of the American College of Cardiology (JACC), montrent comment une consommation régulière d’oméga-3, d’origine animale et végétale, renforce les membranes cardiaques et contribue ainsi à réduire le risque de réadmission à l’hôpital et la mortalité après un premier infarctus du myocarde.

Les oméga-3 marins et végétaux une stratégie naturelle et efficace contre la “crise”

L’étude a suivi 950 patients. Les taux sanguins d’oméga-3 ont été mesurés à l’admission à l’hôpital pour crise cardiaque. Cette mesure indique, très précisément, la quantité de ce type d’acides gras , consommée dans les semaines précédant le prélèvement, c’est-à-dire avant la crise cardiaque. Les patients ont ensuite été suivis pendant 3 ans après leur sortie/

L’analyse montre que :

  • des niveaux sanguins élevés d’oméga-3 au moment de l’infarctus sont associés à un risque réduit de complications de l’infarctus;
  • l’acide eicosapentaénoïque (EPA) est un type d’acide gras oméga-3 présent dans les poissons gras. Lorsque nous mangeons régulièrement du poisson gras, l’EPA est incorporé aux phospholipides dans les membranes des cardiomyocytes, ce qui les protège d’une grande variété de facteurs de stress cardiaques. Cet enrichissement des membranes myocardiques limite les dommages provoqués en cas de crise cardiaque ;
  • l’acide alpha-linolénique (ALA) retrouvé dans les noix, le soja et leurs dérivés, est beaucoup moins étudiée que les oméga-3 marins EPA. L’ALA n’est pas en concurrence avec l’EPA, mais complémentaire : alors que des niveaux élevés d’EPA sont associés à un risque plus faible de réadmission à l’hôpital pour causes cardiovasculaires, des niveaux plus élevés d’ALA sont associés à un risque réduit de décès.

Ainsi, intégrer des oméga-3 marins et végétaux dans l’alimentation des patients à risque de maladie cardiovasculaire apparaît comme une stratégie naturelle et efficace pour améliorer leur qualité de vie et leur pronostic en cas de crise cardiaque.

Source: Journal of the American College of Cardiology (JACC) November 03, 2020 DOI: 10.1016/j.jacc.2020.08.073 Circulating Omega-3 Fatty Acids and Incident Adverse Events in Patients With Acute Myocardial Infarction

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