Actualités  –  publiée le 13/08/2021 par Équipe de rédaction Santélog

The World Journal of Biological Psychiatry

Un cerveau « bien aéré » présente plus de matière grise dans le cortex dorsolatéral-préfrontal droit, une zone impliquée dans la planification des actions et dans le contrôle cognitif (Visuel Adobe stock 268805769)

Cette recherche de neurologues du Max Planck Institute for Human Development montre que passer du temps à l’extérieur a un effet positif, aussi sur notre cerveau.

Un cerveau « bien aéré » présente plus de matière grise dans le cortex dorsolatéral-préfrontal droit, une zone impliquée dans la planification des actions et dans le contrôle cognitif.

Marcher régulièrement au grand air est donc favorable au bien-être mais aussi à la santé cognitive, soulignent ces données présentées dans le World Journal of Biological Psychiatry.

« Les médecins devraient prescrire une promenade au grand air dans le cadre de la thérapie des troubles psychiatriques », commente l’un des auteurs, Anna Mascherek, chercheur au Département de Psychiatrie et psychothérapie du Medical Center Hamburg-Eppendorf (UKE).

Il reste à vérifier si l’air « suffit » ou si le bon air et les espaces verts sont nécessaires à ce bénéfice cognitif ?

Se promener permet de mieux penser

Les chercheurs ont suivi pendant 6 mois, 6 participants d’âge moyen, vivant en ville.

Au total, les chercheurs ont réalisé 280 scans par IRM des cerveaux des participants et ont pris en compte les données de temps passé à l’extérieur et d’activité physique, d’apport hydrique, de consommation de boissons caféinées.

Les auteurs ont regardé si ces facteurs modifiaient ou médiaient une éventuelle association entre le temps passé à l’extérieur et le cerveau.

Enfin, l’équipe a pris en compte la durée d’ensoleillement.

L’analyse combinée de ces données révèle que :

  • Le temps passé à l’extérieur est positivement lié à la matière grise dans le cortex dorsolatéral-préfrontal droit, une zone impliquée dans la planification et la régulation des actions ainsi que dans le contrôle cognitif. De nombreux troubles psychiatriques par ailleurs sont documentés comme associés à une réduction de la matière grise dans cette zone préfrontale du cerveau ;
  • Cette corrélation persiste même après prise en compte des facteurs facteurs de confusion possibles (ou facteurs pouvant également influer sur la structure du cerveau) ;
  • Cette corrélation persiste même après prise en compte des saisons et de l’ensoleillement,
  • Le temps passé à l’extérieur ayant ainsi un effet positif sur le cerveau, quels que soient les autres facteurs de mode de vie.

Marcher est bon pour le cœur, les muscles mais aussi le cerveau ! 

Ainsi, prendre l’air est bénéfique à notre santé cérébrale et à notre humeur.

Prendre l’air est bénéfique pour la concentration, la mémoire de travail et la psyché dans son ensemble.

Ces données viennent confirmer les effets positifs déjà documentés de la marche, sur la santé physique, mais aussi sur la performance cognitive et l’équilibre psychique :

N.B. la plupart des troubles psychiatriques sont en effet associés à des déficits du cortex préfrontal…

Source: The World Journal of Biological Psychiatry 07 Jul 2021 DOI: 10.1080/15622975.2021.1938670 Spend time outdoors for your brain – an in-depth longitudinal MRI study

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