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Dans un rapport publié par le WWF mardi 6 juillet sur les conséquences du réchauffement climatique sur la pratique sportive, l’ONG envisage deux scénarios : l’un avec une hausse des températures de 2 °C sur le globe, l’autre à plus 4 °C. Dans les deux cas, la pratique sportive en pâtirait.

Le 9 décembre 2019, un incendie ravage la forêt de Central Coast, à quelque 90-110 kilomètres au nord de Sydney, en Australie. | SAEED KHAN / AFP

Ouest-France – Publié le 06/07/2021 à 11h45

Que va devenir le sport avec le réchauffement climatique ?

C’est à cette question qu’a tenté de répondre le WWF dans un rapport publié mardi 6 juillet. 

Et la conclusion est sans appel : « Les Français pourraient perdre jusqu’à 2 mois d’activité sportive par an dans un monde à +4 °C », regrette l’ONG, qui a étudié deux scénarios : l’un avec une hausse des températures de 2 degrés sur le globe, l’autre de 4.

Premier constat : des risques accrus pour la santé des sportifs. 

« Une pratique sportive au-dessus de 32 °C est d’ailleurs déconseillée. Dans ces conditions, le réchauffement climatique pourrait faire perdre jusqu’à 24 jours de pratique sportive dans un monde à +2 °C, et jusqu’à 2 mois dans un monde à +4 °C. » 

À plus deux degrés, les Français auraient 9 jours de running en moins. À plus quatre, ils perdraient 22 jours de football en moyenne par an.

Les infrastructures menacées

C’est l’une des conséquences du réchauffement : avec la montée du niveau de la mer, les infrastructures situées sur le littoral pourraient disparaître. Des clubs devraient être relocalisés, jusqu’à un sur trois, dans le pire des scénarios, alerte le rapport. 

« L’érosion côtière et les inondations accélérées par le changement climatique mettent ainsi en péril les sites d’activités nautiques.

Dans un scénario à +4 °C, la relocalisation de presque un quart des clubs situés sur les littoraux français deviendrait potentiellement incontournable d’ici la fin du siècle.

Ce chiffre s’élèverait même à un club sur trois, si on ne considère que la façade méditerranéenne. »

Même scénario pour les pelouses des stades, très fortement abîmées par les épisodes de sécheresse, de plus en plus courants. 

« Une hausse de la température moyenne planétaire de +2 °C (1 °C supplémentaire par rapport à aujourd’hui) pourra entraîner 5 à 20 jours de vagues de chaleur supplémentaires pour presque la moitié des stades français », complète encore le rapport.

Pour limiter le stress hydrique (quand la demande en eau dépasse les ressources disponibles) des pelouses, des solutions sont possibles, mais pas toujours réalisables : arrosage, ventilation avec brumisation…

Mobilisation des sportifs et des instances demandées

Pour affronter cette situation quasi inéluctable – la Terre s’est réchauffée de plus de 1 °C depuis la fin du XIXe, et malgré les engagements des pays à limiter cette hausse à 1,5 °C, la pollution marine et atmosphérique, la fonte des glaces, etc. s’accélèrent – la WWF demande aux instances sportives de s’aligner sur les objectifs de l’accord de Paris et d’intégrer les considérations environnementales dans tous les aspects du sport.

L’ONG en appelle aussi à la mobilisation des acteurs du sport pour faire évoluer les mentalités : « Les grands événements et organisations sportives peuvent imposer des exigences environnementales à leurs partenaires, leurs fournisseurs et leurs sponsors, mais aussi recommander des comportements vertueux à leurs publics et bannir les sponsors prônant des produits néfastes pour l’environnement », suggère par exemple le rapport.

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À Doha, pour les mondiaux d’athlétismes en 2019, les marathoniens avaient été nombreux à être victimes de malaise sous la chaleur accablante de la ville qatarie. À l’Open d’Australie, quatre mois plus tard, les incendies monstres qui ravageaient alors le continent avaient fait suffoquer les tenniswomen et tennismen. Des images terrifiantes qui ne laissent rien présager de bon pour la suite.

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