Actualités  –  publiée le 21/08/2021 par Équipe de rédaction Santélog

Journal of Affective Disorders Reports

Des conclusions riches d’enseignement à condition de poursuivre « les bonnes résolutions » bien après l’été (Source Adobe stock 313540527).

Cette étude d’une équipe de psychologues de l’Université de Binghamton (New York) confirme une intuition : le bien-être mental, en population générale, culmine en été puis décline en automne.

Mais pas forcément pour les « bonnes » raisons : ces résultats apparaissent en effet majoritairement liés au mode de vie, à une meilleure qualité de l’alimentation et à une pratique de l’exercice plus soutenue durant l’été.

Des conclusions publiées dans le Journal of Affective Disorders Reports, non seulement favorables à cette sortie de crise sanitaire, mais aussi riches d’enseignement à condition de poursuivre « les bonnes résolutions » bien après l’été.

L’auteur principal, Lina Begdache, professeur de santé et de bien-être mental à l’Université de Binghamton et son équipe ont déjà publié plusieurs recherches suggérant des associations entre certains facteurs de mode de vie et la détresse mentale.

De nombreuses études ont mis en avant les bienfaits de l’exercice sur la qualité et la satisfaction de vie, d’autres études ont suggéré les bénéfices de certains antioxydants des fruits et des légumes sur le bien-être mental.

Ici, l’équipe précise la nature des associations entre la qualité de l’alimentation, la qualité du sommeil, l’exercice, les changements saisonniers et la détresse mentale chez les hommes et les femmes, et en fonction de l’âge.

Des facteurs de risque dynamiques

Un cercle vertueux qui mène au bien-être mental : en d’autres termes l’étude montre que l’amélioration d’un facteur peut avoir un impact positif sur tous les autres.

Par exemple, s’il est difficile d’améliorer l’alimentation ou d’augmenter la fréquence de la pratique de l’exercice, commencer par revoir ses habitudes de sommeil peut faciliter l’adhésion à un régime alimentaire plus sain et à la reprise d’un exercice régulier.

De même, augmenter la fréquence de l’exercice peut induire une amélioration de l’alimentation et favoriser la qualité et la régularité du sommeil

Personnaliser les mesures de mode de vie en fonction du sexe et de l’âge : lorsque les chercheurs analysent les données sur l’alimentation, le sommeil, le bien-être général, l’exercice et la détresse mentale de personnes d’âges différents suivis sur 4 semaines en été et en automne, et durant 2 ans, leur analyse constate :

  • L’association entre une alimentation de bonne qualité et le bien-être mental, quelle que soit la période étudiée ;
  • L’association entre une bonne qualité de sommeil et le bien-être mental et général ;
  • L’association entre une bonne qualité de sommeil et une meilleure qualité de l’alimentation et une fréquence d’exercice plus élevée ;
  • Un impact des changements saisonniers sur la qualité de l’alimentation et la santé mentale dont une baisse des niveaux de détresse mentale en été par rapport à l’automne.

En fait, ce sont les facteurs de mode de vie qui apparaissent conduire l’évolution des changements de bien-être ou de détresse mentale au cours des saisons.

« L’association entre l’alimentation, le sommeil, l’exercice et ces changements saisonniers de bien-être mental est complexe et multidimensionnelle.

Un changement dans un facteur cde mode de vie peut modifier l’adhésion aux autres et par conséquent, avoir un impact sur l’humeur ».

Il s’agit donc bien, pour les médecins de soins primaires, les nutritionnistes et les professionnels de santé d’opter pour une approche globale du patient et de son mode de vie, en cas de suspicion ou de diagnostic de détresse mentale.

Source: Journal of Affective Disorders Reports July 2021 DOI : 10.1016/j.jadr.2021.100157 Dynamic associations between daily alternate healthy eating index, exercise, sleep, seasonal change and mental distress among young and mature men and women

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