Par La Presse canadienne

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Description générée automatiquement Profession Santé logo 15/09/2021

Un comité d’experts des Nations unies en matière de droits de la personne dénonce formellement la nouvelle loi sur l’avortement au Texas, qualifiée de « régressive ».

Le comité de l’ONU ajoute même que la Cour suprême des États-Unis a été complice d’une « attaque flagrante » contre les femmes enceintes, en particulier celles qui ne peuvent pas se permettre de voyager en dehors de cet État pour obtenir un avortement.

La loi texane est entrée en vigueur le 1er septembre après que la Cour suprême des États-Unis a refusé de la bloquer.

La nouvelle loi interdit de fait tout avortement dès la sixième semaine de grossesse, sauf en cas d’urgence médicale.

Les défenseurs du droit à l’avortement soutiennent qu’il s’agit de la plus récente attaque contre le jugement « Roe contre Wade », décision historique de la Cour suprême de 1973 qui protège le droit des Américaines de se faire avorter au cours du premier trimestre de grossesse.

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Dans un communiqué, le comité de l’ONU a déclaré que les États-Unis violaient désormais le droit international.

L’administration du président Joe Biden s’est engagée à lutter contre cette loi texane, promettant une action en justice contre ce qu’elle considère comme une violation de la Constitution.

« Nous exhortons le gouvernement à empêcher la régression de l’accès à l’avortement aux États-Unis et à adopter à la place des mesures positives pour garantir l’accès à un avortement sûr et légal », a déclaré le comité d’experts dans un communiqué.

« Sans le respect des précédents juridiques qui protègent constitutionnellement le droit des femmes à l’avortement et une volonté politique claire d’inverser ces tendances restrictives et régressives, les États continueront de suivre ce modèle. »