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Revue de Presse Mediscoop du vendredi 16 avril 2010
 
Les Echos, Le Figaro économie, Libération
Les Echos indique en effet que « le groupe agroalimentaire a retiré sa demande de validation des messages relatifs à la santé sur deux de ses produits vedettes », Actimel et Activia.
Le journal explique que « l’agence européenne de sécurité sanitaire des aliments, l’Efsa, devait en principe rendre sous peu son verdict sur les allégations santé avancées par ces deux produits. Et il risquait fort d’être négatif ».
« Vues par l’Efsa, les demandes concernant la catégorie de produits à laquelle Activia et Actimel appartiennent, les probiotiques (bactéries ou levures réputées bonnes pour la santé), pèchent par «manque de précision» »,
note le quotidien.
Les Echos rappelle que « Danone n’est pas seul à avoir renoncé au feu vert de l’instance européenne de sécurité sanitaire. D’autres géants de l’agroalimentaire, Nestlé et Unilever, l’ont fait avant lui, pour les mêmes raisons ».
Le Figaro économie constate également que Danone est « poussé à changer sa publicité ».
« Une décision que le groupe explique par un «manque de visibilité dans l’application du règlement européen sur les allégations santé. Le groupe préfère attendre une clarification des règles avant d’éventuellement déposer une nouvelle demande» »,
note le journal.
Le quotidien remarque qu’« en réalité, […] Danone peine à faire accepter [ces 2 produits]. Au printemps dernier, il avait déjà retiré ses dossiers avant de les soumettre de nouveau fin 2009 ».
Le Figaro économie en profite pour constater que « l’Europe fait le ménage dans les alicaments ».
Le journal note que « depuis décembre 2006, les 21 scientifiques de l’EFSA veillent à ce que les allégations figurant sur les emballages soient justifiées par des preuves scientifiques. […] En 18 mois, un millier d’avis ont été rendus. Les trois quarts des dossiers ont reçu des avis négatifs ».
De son côté, Libération parle de « boniment des alicaments ».
Le journal observe que « des études indépendantes jettent le doute sur ces probiotiques », et aborde les travaux du Pr Didier Raoult, du laboratoire virologique de la Timone, à Marseille. « Il démontre que le lactobacillus favorise l’obésité chez les humains », retient Libération.
Le chercheur déclare en outre qu’« en 2008, le Lancet a publié une étude qui montre que la prise de probiotiques double le taux de mortalité chez les personnes souffrant de pancréatite ».