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Vendée-Arctique-Les Sables. Un protocole de départ exceptionnel en raison du Covid-19…

Accueil Course au large  Vendée Globe

Le départ de la prochaine Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne sera organisé dans le cadre d’un protocole très spécial imposé par la crise du Covid-19. Jacques Caraës, directeur de cette course préparatoire au prochain Vendée Globe, nous explique les modalités exceptionnelles qui entoureront ce départ qui sera donné le 4 juillet au large des Sables-d’Olonne.

Les 22 skippers auront subi un protocole médical exceptionnel avant de s’aligner sur la ligne de départ des Sables-d’Olonne.

Les 22 skippers auront subi un protocole médical exceptionnel avant de s’aligner sur la ligne de départ des Sables-d’Olonne. | DAVID ADEMAS

Nicolas FICHOT. Publié le 16/06/2020 à 16h30

« Comme il n’était pas question de laisser partir 22 solitaires sur l’Atlantique Nord en raison de la crise du Covid-19, les modalités de départ de cette course seront entourées d’un protocole exceptionnel très strict que nous n’avions jusque-là jamais mis en place sur une autre course » explique Jacques Caraës, qui sera le directeur course de la Vendée-Arctique-Les Sables comme il le sera dans cinq mois pour le Vendée Globe.

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Les Imoca et leur équipage réduit auront l’obligation de larguer les amarres, sans aucun contact physique avec leur team

« Cinq jours pleins avant le départ, les skippers auront de leur côté l’obligation de se choisir un lieu de confinement, chez eux ou sur leur bateau, dans lequel ils devront entrer en contact avec le moins de monde possible. Les équipiers, trois au maximum, qui les accompagneront ensuite jusqu’à la ligne de départ des Sables-d’Olonne devront eux aussi se placer en confinement ».

« Dès que ces tests auront été effectués la veille du départ à bord des bateaux où les équipages viendront de s’installer, les Imoca et leur équipage réduit auront l’obligation de larguer aussitôt les amarres, sans aucun contact physique avec leur team. Pendant les 24 heures précédant le départ, tout en rejoignant la ligne de départ des Sables-d’Olonne à vitesse réduite pour certains, les bateaux devront rester au large ».

Au moindre déclenchement de moyens de secours tout au long de ce parcours océanique, les sauveteurs, français ou internationaux, auront la certitude de porter assistance à un marin non porteur du Covid-19. | VENDÉE-ARCTIQUE-LES SABLES-D’OLONNE

« La ligne de départ sera placée sur une zone au large des Sables, au même endroit que pour le départ habituel du Vendée Globe. Au comité organisateur, nous recevrons alors, quelques instants avant le départ, les résultats des tests de dépistage de la Fédération effectués la veille ».

Tous les secours pourront être envisagés sans que les secouristes n’aient à prendre le moindre risque de contamination

« Si les skippers et leur équipage ne sont pas atteints par le virus, alors les équipiers pourront débarquer de l’Imoca sur des bateaux de l’organisation des teams tandis que les skippers se prépareront à couper la ligne en solitaire ».

Comme pour le prochain Vendée Globe, Jacques Caraës sera sur la ligne de départ de la Vendée-Arctique-Les Sables en tant que directeur de course. | DR / KAORI

Et Jacques Caraës de conclure que « nous nous sommes entourés des précautions maximums afin qu’en cas de moindre pépin dans le Grand Nord au milieu de l’Atlantique, tous les secours puissent être envisagés sans que les secouristes n’aient à prendre le moindre risque de contamination ».

« Ces procédures très spéciales pourront éventuellement accompagner d’autres départs de courses au grand large dans les mois à venir, dont le Vendée Globe évidemment ».

VIDÉO. Comment échapper à un tsunami ? Des images terrifiantes… !

Accueil Météo  tsunami

En cas de tsunami, mieux vaut être en mer plutôt qu’au port. Si possible au large, ou même au milieu de la rade, mais surtout pas à quai. Illustration avec cette vidéo du terrible tsunami qui a frappé le Japon il y a un peu moins de 10 ans (voir un peu plus bas sur cette page).

11 mars 2011. Cette petite embarcation tente d’échapper à la vague du tsunami… et semble y parvenir.

11 mars 2011. Cette petite embarcation tente d’échapper à la vague du tsunami… et semble y parvenir. | CHAÎNE YOUTUBE DE L’EERI, EARTHQUAKE ENGINEERING RESEARCH INSTITUTEAfficher le diaporama

Sébastien MAINGUET. Publié le 15/06/2020 à 12h00

C’était au Japon, le 11 mars 2011. Un tsunami dévastateur et terriblement meurtrier qui est encore dans toutes les mémoires. On a retrouvé sur YouTube ces images de deux petits navires (de pêche ?) qui, semble-t-il, quittent le port afin d’échapper à la dévastation imminente. La manœuvre est à l’évidence délicate et périlleuse mais a priori elle est ici couronnée de succès…

Dans tous les cas, les pilotes de ces embarcations ont dû faire preuve d’un grand sang-froid ! La scène se passe à Kuji, au nord-est de l’île de Honshū.

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LA VIDÉO CI-DESSOUS :

https://www.youtube.com/watch?reload=9&time_continue=149&v=3618dZoiaPE&feature=emb_logo

Ces images se trouvent par exemple sur la chaîne YouTube de l’EERI, Earthquake Engineering Research Institute (un institut de recherche américain dédié à l’étude des séismes et basé à Oakland en Californie, en face de San Francisco, zone bien connue pour son activité sismique).

VOIR AUSSI :
Tsunami (le tsunami du 11 mars 2011 sur le site de Voiles et Voiliers)
Tsunami, suite (le tsunami du 11 mars 2011 sur le site de Voiles et Voiliers)
L’Europe a passé son premier test (le 10 août 2011, premier test grandeur nature du Système d’alerte aux tsunamis en Atlantique Nord-Est et en Méditerranée)
Krakatoa, bombe à retardement

D’autres images encore plus terrifiantes dans ce mini-documentaire (c’est toujours le port de Kuji) :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=HesJl-la7Ec&feature=emb_logo

Ce 11 mars 2011 à 5h46 TU (14h46 heure locale), à environ une soixantaine de milles au large des côtes nord-est du Japon, une grande faille de plusieurs centaines de kilomètres de long glisse subitement d’une hauteur d’environ 10 mètres suite à une énorme secousse sismique, d’une magnitude de 9.

Les vagues du tsunami provoqué par ce glissement ont pu atteindre une quinzaine de mètres de hauteur, voire davantage, sur certaines zones du littoral japonais, et elles ont entraîné la mort de plus de 18 000 personnes, pour la plupart noyées.

Le tsunami a en outre causé un terrible accident nucléaire à la centrale de Fukushima. Ci-dessous quelques images d’archives de la chaîne France 2, sur la chaîne YouTube de l’INA :

https://www.youtube.com/watch?v=NRGJoFNVQMI&feature=emb_logo

Un chiffre donne une bonne mesure de la violence du phénomène géophysique en jeu : habituellement Honshū, l’île principale du Japon, se déplace chaque année d’environ 1 centimètre vers l’est. Avec ce séisme, elle s’est déplacée d’un seul coup de 2,40 mètres vers l’est. Plus globalement, la répartition des masses de la Terre ayant été légèrement modifiée (comme lors de chaque événement de ce genre), la rotation de notre planète bleue s’est légèrement accélérée.

Suite à ce séisme de 2001, les jours terrestres auraient ainsi raccourci de 1,8 microseconde, selon des travaux menés par des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL), fameux laboratoire de la NASA situé à Pasadena en Californie (non loin de Los Angeles).