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CARTE. Ocean Race Europe : L’incroyable retour de 11th Hour !

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Le départ de la 2e étape de l’Ocean Race Europe a été donné dimanche à 13 h 45 de Cascais (Portugal), à destination d’Alicante, en Espagne. 5 Imoca et 7 VOR 65 participent à cette course en équipage.

Pour 11th Hour, la deuxième étape avait mal débuté, avec un retour au port de quelques heures, suite à une collision, 48 h plus tard les co-équipiers de Pascal Bidegorry ont (presque) comblé les 70 milles de retard.

Suivez ici les positions des bateaux et les classements en temps réel.

11th Hour Racing Team delivers the boat back to France after the Transat Jacques Vabre race, with an Ocean Race configuration of six onboard. | Â© AMORY ROSS | 11TH HOUR RACING

Ouest-France Jacques GUYADER. Modifié le 08/06/2021 à 09h58

C’est devant Cascais qu’a été donné le départ de la deuxième étape de l’Ocean Race Europe, ce dimanche 6 juin mai à 13 h 45.

Les 12 bateaux, 7 VOR 65 et 5 Imoca ont pris la direction d’Alicante, en Espagne.

En soirée, la flotte doublait le cap San Vicente, la pointe sud-ouest de la péninsule ibérique, avant une navigation au large de l’Algarve.

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Le départ de la deuxième étape avait été marqué par une collision entre l’équipage de 11th Hour Racing et un petit bateau à moteur.

Personne n’avait été blessé dans la collision.

Mais les dégâts avaient été suffisamment conséquents pour un retour au port de quelques heures.

« Nous assurons l’entière responsabilité de ce qui s’est passé » avait indiqué le skipper Charlie Enright.

Le come-back impressionnant de 11th Hour.

Après avoir enlevé le foil bâbord, endommagé, l’équipe américaine où l’on retrouve le Français Pascal Bidegorry, avait repris la course avec 70 milles de retard.

48 h plus tard, à la faveur d’une grosse zone de vent calme au large d’Almeria, qui a considérablement ralenti la tête de course en Imoca, 11t Hour avait (presque) comblé les 70 milles de retard.

Plusieurs des acteurs du récent Vendée Globe seront sur la ligne de départ : à la barre comme Thomas Ruyant (LinkedOut), Nicolas Troussel (Corum L’Épargne) ou Louis Burton (Bureau Vallée, l’ex-L’Occitane en Provence racheté et juste remis à l’eau à Saint-Malo), ou en qualité d’équipières ou équipier à l’image de Clarisse Crémer (LinkedOut), Pipe Hare (Bureau Vallée) et Benjamin Dutreux (Offshore Team Germany)…

https://www.facebook.com/theoceanrace/videos/225226955814296/

La cartographie en direct

https://www.ouest-france.fr/sport/voile/carte-ocean-race-europe-positions-et-classement-en-direct-d4d9d0aa-c04b-11eb-9018-15930973668d?utm_source=sendinblue_of_newsletter-sport&mgo_eu=&utm_content=20210608&utm_medium=email&utm_term=844001&utm_campaign=of_newsletter-sport&mgo_r=54c789e6-8bbb-4f19-8a76-1f9bf1b1d40f_9&vid=2397391&mediego_euid=2397391

Les engagés

Imoca (5 bateaux) : 11th Hour Racing Team (États-Unis, Charlie Enright) ; CORUM L’Epargne (France, Nicolas Troussel) ; LinkedOut (France, Thomas Ruyant) ; Offshore Tean Germany (Allemagne, Robert Stanjek) ; Bureau Vallée (France, Louis Burton).

VOR65 (7 bateaux) : AzkoNobel (Pays-bas, Chris Nicholson) ; Ambersail-2 (Lituanie, Rokas Milevicius) ; Sailing Poland (Pologne, Bouwe Bekking) ; Team Childood (Pays-Bas, Simeon Tienpont) ; The Austrian Ocean Race (Autriche, Gerwin Jansen) ; Mirpuri Foundation Racing Team (Poertugal, Yoann Richomme), Viva México (Erik Brockmann).

Les étapes

6 juin : Cascais – Alicante, départ à 13 h (700 milles), arrivée prévue le 10 juin.

13 juin : Alicante – Gêne, départ à 13 h (550 milles), arrivée prévue le 16 juin.

19 juin : course côtière à Gênes.

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Un voilier de course en grande difficulté dans les eaux anglaises : que s’est-il passé ?

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Que s’est-il passé pour entraîner cette figure de style improbable, photographiée pendant une course du RORC dans les eaux anglaises ?

A priori ce bord de portant ne s’est pas tout à fait passé comme prévu !

L’analyse de la situation par Didier Ravon.

Grand distribil à bord sous la rafale de vent. | JAMES TOMLINSON / RORCRACING

Didier RAVON. Modifié le 07/06/2021 à 17h59

À voir ce qui se passe à bord sur cette photo, on hésite entre cet adage bien connu des marins : « une manœuvre réussie est une catastrophe évitée de justesse… » et la célèbre petite phrase de Jacques Chirac : « les emmerdes, ça vole en escadrille… ».

Le bateau est-il parti au lof avant de passer sur sa barre, changeant d’amure, avant un empannage chinois dans la foulée… ou alors à l’abattée sous l’effet d’une rafale adonnante ?

Il manque la séquence précédente pour pouvoir trancher, mais ce qui est certain, c’est ce qu’on appelle « un joli distribil ».

C’est « sauve qui peut » !

État des lieux : plein vent arrière, fausse panne et contre-gîté, le bateau pourrait bien partir ou repartir à l’abattée. L’amure de spi a été larguée embarquant le tangon, l’écoute a sans doute surpattée et le spi qui passe sur l’arrière reste gonflé grâce à la vitesse du bateau, se transformant en parachute…

En voulant choquer la drisse de spi, et dans la panique, l’équipier au piano a-t-il ouvert le taquet de drisse de foc plutôt que celle du spi ?

Sans doute, car le foc est en train de descendre et semble même avoir fait des tours.

C’est « sauve qui peut » !

Les six gaillards ne seront pas en tête à la marque sous le vent !

L’équipage s’accroche çà et là afin de rester à bord.

La priorité n’est pas pour l’instant de larguer la drisse de spi afin de l’affaler, ni de remonter le tangon à moitié immergé et qui pourrait bien se plier voir se briser… sans parler de la compression générée sur le mât.

Et pourtant !

Comme on ne voit pas le barreur au vent et certainement sous l’eau, impossible de savoir s’il est en mesure de pousser la barre afin de redresser l’engin et ne pas risquer d’empanner ou réempanner.

Bref, si on est sûr d’une chose, c’est que les six gaillards ne seront pas en tête à la marque sous le vent, mais pourront débriefer ce soir sur leur « casino » au bar du club, et autour d’une bière bien méritée !

RORC RÉGATE MANŒUVRE SÉCURITÉ EN MER