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Drame sur le Rallye de l’ARC : heurté par la bôme, un équipier français décède en mer

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Un drame a eu lieu sur l’Atlantic Rally for Cruisers, dit « Rallye de l’Arc » : un équipier français du voilier Agecanonix a été heurté par la bôme du bateau.

Il a été tué sur le coup. Un paquebot de croisière allemand, le Mein Schiff 1, a été dérouté sur zone.

Après une première tentative manquée, ce paquebot a pu recueillir le corps et l’équipage, dans des conditions difficiles.

Le voilier a été abandonné en mer, avec une balise pour connaître sa dérive.

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Devant le port de Las Palmas, Agecanonix avait pris le départ de l’Atlantic Rally for Cruisers dans la catégorie course le 21 novembre. | JL GOURMELEN

Jean-Luc GOURMELEN. Modifié le 02/12/2021 à 19h17

Un drame endeuille l’Atlantic Rally For Cruisers, une traversée de l’Atlantique entre plaisanciers qui comporte une catégorie course.

Cette traversée est connue en France sous le nom de « Rallye de l’ARC ».

Un homme est mort en mer six jours après le départ, dans le Nord-Ouest des Canaries : un plaisancier français de 73 ans qui était équipier à bord d’un des voiliers de la catégorie course, Max Delannoy.

Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 novembre, alors que cet équipier du voilier Agecanonix (un monocoque de type X 4.3) montait sur le pont afin de prendre la barre pour son quart de nuit, sa tête a été violemment heurtée par la bôme.

Il est malheureusement décédé sur le coup.

Le skipper, qui se serait blessé lui aussi, et l’autre équipier ont alors émis un Mayday (appel de détresse).

Un paquebot allemand a récupéré l’équipage et le corps

Dérouté par le MRCC (Maritime Rescue Coordination Center), le paquebot allemand Mein Schiff 1 est arrivé sur zone le lendemain de l’accident, mais une première tentative de récupération de la victime et des deux autres membres de l’équipage a échoué, car il y avait alors sur zone des rafales de vent à 40 nœuds et creux de 4 à 5 mètres.

Une nouvelle tentative a réussi le lendemain matin, dimanche 28 novembre et le paquebot a pris la route de Madère pour y débarquer l’équipage d’Agecanonix et le corps du malheureux marin.

Le voilier a été abandonné en mer et il continue d’être suivi par le MRCC via le tracker embarqué qui permet de connaître sa vitesse, son cap et sa position.

Voiles et Voiliers s’associe à la douleur de la famille et des proches de Max Delannoy.

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VIDÉO. L’incroyable poursuite d’un drone aux trousses d’un windsurfer lancé à 103 km/h

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Une planche à voile lancée à 103 km/h… et un drone qui arrive à suivre et tourne des images incroyables !

C’est la double prouesse réussie en Namibie par Alexander Meindl, un jeune Autrichien spécialisé dans les drones ultra rapides, et par la légende du windsurf Björn Dunkerbeck.

Des images à couper le souffle, avec une pointe à 56 nœuds !

Voici cette vidéo et en prime, nous avons interrogé le jeune pilote. Regardez bien la vidéo à partir de 1’50, c’est fou !

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Lancé à plus de 100 km/h, Björn Dunkerbeck déchire la surface du canal spécialement aménagé pour la vitesse, poursuivi à terre par un gros pick-up et dans les airs par un drone de course. | ALEX MEINDL

Christophe FAVREAU. Modifié le 02/12/2021 à 19h16

Dans cette séquence archi spectaculaire filmée lors d’une compétition dédiée à la vitesse en Namibie, le pilote de drone Alex Meindl est parvenu à suivre l’infatigable chasseur de records Björn Dunkerbeck, 52 ans, légende vivante du windsurf, qui est parvenu lors de ce run d’anthologie à dépasser les 100 km/h (avec une pointe à 103,67 km/h – relevé GPS – soit 55,97 nœuds !).

Une vitesse incroyable que le jeune Autrichien a réussi à capter avec dextérité dans cette vidéo qui alterne points de vue aériens et caméras embarquées.

LA VIDÉO CI-DESSOUS :

https://www.youtube.com/watch?v=jt3DQNUJXkc&list=RDCMUCrL4HtiKWddH-9jkMXgudEA&ab_channel=SurferToday

Crédit vidéo : Alexander Meindl / Björn Dunkerbeck / Surfer Today

J’ai appris à maîtriser des drones qui peuvent atteindre les 160 km/h en quelques secondes

Alexander Meindl se souvient : « J’ai été invité à venir en Namibie en tant que pilote de drone de course pour participer à la réalisation d’un film dédié à la carrière de Björn Dunkerbeck.

J’ai été formé aux côtés de Gerald Salmina de Planet Watch Production, une société de production vidéo spécialisée montagne, aventure et sports extrêmes.

Là j’ai appris à maîtriser des drones qui peuvent atteindre les 160 km/h en quelques secondes, ce qui est parfois déterminant pour obtenir les meilleurs angles à haute vitesse, une chose impossible il n’y a pas si longtemps.

Les jours qui ont précédé cette prise de vue à Lüderitz, nous avons eu plusieurs jours de suite où le vent a soufflé régulièrement aux alentours des 45 nœuds.

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Alexander Meindl a été très impressionné par la motivation intacte de Björn Dunkerbeck qui a commencé sa carrière de windsurfer professionnel en 1986 et qui n’a de cesse de s’améliorer depuis. | ALEXANDER MEINDL

Mais la difficulté principale réside dans le relief alentour qui génère des rafales violentes qui rendent les choses difficiles pour les véliplanchistes mais également pour les pilotes de drones.

Rester bien cadré peut être très difficile avec ces variations de vitesse, surtout quand vous êtes à deux mètres seulement derrière un planchiste qui fonce à plus de 100 km/h, sans compter qu’avec des hélices qui peuvent tourner à plus de 50 000 tours / minute, il faut faire très attention ! ». 

Kitesurfeur lui-même, Alexander se dit très impressionné par l’engagement de ces chasseurs de record.

« L’ambiance sur place est incroyable d’intensité et la motivation intacte de Björn Dunkerbeck est vraiment fascinante.

À 52 ans, il continue à chercher à s’améliorer tous les jours.

C’est sans doute pour ça qu’il est parvenu à décrocher 42 titres de champions du monde de windsurf ! »

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