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America’s Cup. La 36e édition reportée en raison d’un nouveau confinement à Auckland…

Accueil Régate  Coupe de l’America

La nouvelle est tombée par surprise samedi soir à Auckland : quelques nouveaux cas de Covid-19 décelés dans la plus grande ville de Nouvelle-Zélande ont contraint le gouvernement à décréter un niveau d’alerte 3 assorti d’un confinement d’une semaine jusqu’au dimanche 7 mars.

Or, les premières courses de la 36e édition de l’America’s Cup devaient avoir lieu à partir du samedi 6 mars.

Les équipages de Team New Zealand et de Luna Rossa vont devoir prendre leur mal en patience.

Le coup d’envoi du duel pourrait être donné le 10 mars, dans le meilleur des cas. | GILLES MARTIN-RAGET

Gilles MARTIN-RAGET. Publié le 28/02/2021 à 10h11

Dès dimanche, ACE (America’s Cup Event), l’entité organisatrice de la plus prestigieuse régate du monde, a fait savoir que les courses seraient reportées sans préciser toutefois à partir de quelle date exactement Luna Rossa Prada Pirelli et Emirates Team New Zealand pourraient commencer à s’affronter.

Le premier jour de réserve prévu au calendrier est le mardi 9 mars, mais il semble qu’ACE n’envisage de donner le coup d’envoi qu’à partir du mercredi 10 mars.

Quand peut-on espérer assister aux superbes régates de la Coupe ? | GILLES MARTIN-RAGET

La déclaration de jauge des deux bateaux a cependant été maintenue pour le lundi 1er mars, date à partir de laquelle les deux AC75 ne pourront plus être modifiés jusqu’à la fin de la compétition, et la pesée des équipages est également maintenue pour mercredi 3 mars.

Les deux équipes pourront continuer à s’entraîner.

Toutes les infos sur la Coupe de l’America sont à retrouver ici

Si le niveau 4 était décrété, les courses ne pourraient avoir lieu

La configuration de cette nouvelle résurgence de cas de Covid laisse cependant craindre aux autorités que de nombreux nouveaux cas soient répertoriés dans les prochains jours.

Il est prévu que les courses puissent avoir lieu en niveau d’alerte 3 soit la configuration actuelle, avec une dispense des autorités assorties de nombreuses restrictions quant à la venue du public mais aussi l’abandon des parcours C et B situés près de la terre.

Une telle solution avait été adoptée pendant la finale de la Prada Cup.

En revanche, si jamais l’épidémie devait se développer et que le niveau 4 était décrété, les courses ne pourraient avoir lieu.

Le Challenger et le Defender sont suspendus aux décisions des autorités néo-zélandaises. | GILLES MARTIN-RAGET

Les courses ne peuvent avoir lieu au-delà du 1er mai

Le règlement de l’America’s Cup prévoit un calendrier alternant jours de course et jours de réserve jusqu’au 12 mars, et au-delà tous les jours sont utilisables jusqu’à ce qu’un des deux concurrents parvienne à obtenir sept victoires.

Il n’y a pas de date butoir comme c’était le cas pour la Prada Cup, mais le Deed of Gift, le texte d’origine qui fixe les règles de la Coupe de l’America, précise que les courses, lorsqu’elles sont disputées dans l’hémisphère sud, ne peuvent avoir lieu au-delà du 1er mai.

On n’en est pas là, mais si les choses tournent mal, il faudra donc attendre le 1er novembre pour commencer à courir et espérer connaître le vainqueur de la 36édition de la Coupe de l’America…

COUPE DE L’AMERICA AUCKLAND LUNA ROSSA TEAM NEW ZEALAND

Foiler. Les premiers morceaux de l’Hydroptère d’Éric Tabarly arrivent samedi à Saint-Nazaire…

Accueil Bateau  Hydroptère

Venant des États-Unis par cargo, les premiers morceaux de l’incroyable Hydroptère imaginé par Éric Tabarly et développé par Alain Thébault devraient arriver samedi à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

D’autres rotations suivront puis l’engin volant inventé par le père des Pen Duick connaîtra une deuxième vie en France pour redevenir un engin de vitesse.

C’est le pari de Gabriel Terrasse qui nous annonce que les bras de liaison du bateau ainsi que son plan porteur arrière sont en route.

L’hydroptère sera bientôt de nouveau en France. Les deux bras de liaison et le plan porteur arrière sont attendus à Saint-Nazaire. | DR

Loïc MADELINE. Publié le 24/02/2021 à 14h00

Le retour en France de l’Hydroptère, Gabriel Terrasse en rêve depuis toujours.

Ce passionné était allé à Hawaï pour racheter le bateau volant, abandonné et mis aux enchères là-bas après une tentative de record Transpacifique.

L’acquisition s’était finalement faite en tandem avec un américain, Chris Welsh, propriétaire d’un chantier au Nord de San Francisco.

Mais le bateau n’était plus en état de naviguer : il avait perdu une bonne partie de son accastillage mais aussi son moteur et son électronique.

Développer de nouveaux foils, de nouvelles voiles

Le projet de Gabriel Terrasse est non seulement de le faire renaviguer mais aussi de l’utiliser comme support technique pour développer de nouveaux foils, de nouvelles voiles…

Et il s’est tout naturellement tourné vers Airbus dont les ingénieurs s’étaient beaucoup investis dans la première vie du bateau.

Et c’est grâce à la logistique du groupe aéronautique que les premières pièces du bateau vont bientôt être débarquées à Saint-Nazaire.

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Au premier plan, la base du safran et son plan porteur. En arrière, les poutres qui relient la coque centrale aux flotteurs. Le tout dans un conteneur pour une transat en pièces détachées. | DR

Les deux bras de liaison, le safran avec son plan porteur mais aussi les écrêteurs ont pris la route depuis San Francisco pour rejoindre Mobile, en Alabama, où ils ont été chargés à bord d’un navire aux couleurs d’Airbus.

Le bateau doit arriver ce samedi à Saint-Nazaire. Les bras de liaison n’appartiennent pas seulement à l’histoire maritime puisqu’ils avaient servi en quelque sorte de prototype pour les poutres ventrales en carbone des A 340-500/600.

Prochaine étape : le rapatriement de la coque centrale, des flotteurs et du gréement

Retrouvez l’interview de Gabriel Terrasse après le rachat de l’Hydroptère

Cette arrivée marque le début de la renaissance de l’Hydroptère, une prochaine conférence de presse devant permettre d’en savoir un peu plus sur son avenir proche, le rapatriement de la coque centrale, des flotteurs et du gréement étant la prochaine étape.

Le bateau attendu à Saint-Nazaire porte les couleurs d’Airbus et ce n’est pas un hasard. Le consortium européen suit d’un œil bienveillant l’ambition de Gabriel Terrasse. | DR

Mais l’ambition de Gabriel Terrasse est bien de retrouver puis d’améliorer le potentiel d’un engin qui avait déjà été flashé à 55 nœuds et avait tenu les 50,17 nœuds sur un mille nautique !

Ce bateau laboratoire pourra-t-il encore faire mieux ?

C’est la conviction de ses propriétaires qui sont persuadés qu’avec l’apport des technologies développées ces dernières années, l’Hydroptère 2.0 ira encore plus vite, sans renier sa vocation de navire océanique.

Un pari que nous ne manquerons pas de suivre.

Gabriel Terrasse (au premier plan) et Chris Welsh à bord de l’Hydroptère qu’ils sont allés acheter à l’occasion d’une vente aux enchères à Hawaï. | GABRIEL TERRASSE