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CARTE. Vendée Globe – Classement : aux Açores, les grandes manœuvres ont débuté…

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Ce dimanche, le Vendée Globe a changé de leader ! Louis Burton a profité de la nuit pour dépasser Charlie Dalin. Mais avec un écart infime de 12 milles (23 kms), on pourrait bien assister à un chassé-croisé devant. Boris Herrmann complète le podium, à 49 milles du leader. À quelques jours d’arriver aux Sables-d’Olonne, le suspense est total. Sur cette carte du globe, nous vous proposons de suivre en temps réel la position des skippers, leur classement, mais aussi les conditions météorologiques.

Classements et positions des skippers du Vendée Globe sont à retrouver sur ouest-france.fr. | OLIVIER BERNARD / OUEST-FRANCE

Ouest-France– Ouest-France. Modifié le 24/01/2021 à 18h06

Le classement au pointage de 18 h, ce dimanche 24 janvier sur le Vendée Globe :

Ce Vendée Globe est de plus en plus indécis et Louis Burton (Bureau Vallée) vient d’en prendre les commandes ! Lui qui a choisi de faire un cap plus Ouest-Nord-Ouest que ses adversaires, est revenu à pleine vitesse sur Charlie Dalin (Apivia), et, au pointage de 18h, le skipper Bureau Vallée est passé devant pour seulement. Mais l’écart reste infime : 12 milles (23 kms).

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Le moment clé : le passage de l’anticyclone

Les deux leaders se retrouvent donc assez proches l’un de l’autre au passage au sud de l’Archipel des Açores.

Dans cette bagarre de placement, il faut aussi compter sur Boris Herrmann (Sea Explorer), troisième à moins de 50 milles du leader ! Le skipper de SeaExplorer – Yacht club de Monaco revient fort sur la tête. Quatrième, Thomas Ruyant, a du mal à s’accrocher au trio de tête et est à 128 milles. Les deux, à la lutte, sont les tenants d’une option médiane.

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Compact derrière

Plus loin, Yannick Bestaven (Maître Coq IV), qui a été handicapé par des soucis techniques, et Giancarlo Pedote (Prysmian Group) et Damien Seguin (Groupe APICIL) tentent de rester au contact.

Jean Le Cam (Yes we Cam !) Benjamin Dutreux (Omia-Water Family) et Maxime Sorel (V and B Mayenne) complètent le top 10. À noter la 14e place de Jérémie Beyou (Charal), qui effectue une belle remontée après avoir fait demi-tour en début de course.

Isabelle Joschke a dû abandonner après une avarie de quille.

Classement en temps réel

Pour suivre en temps réel l’évolution des skippers, nous vous proposons cette carte, qui offre la position de tous les skippers en course et leur classement. Parmi les options disponibles sur cette cartographie, il y a notamment le mode plein écran, activable depuis le bouton en haut à droite, que nous vous conseillons d’utiliser pour une lecture optimale. Vous pouvez également activer les conditions météorologiques, bien utiles pour mieux comprendre ce que vivent les skippers.

CARTE. Vendée Globe – Classement : aux Açores, les grandes manœuvres ont débuté (ouest-france.fr)

ABANDONS

Nicolas Troussel (Corum l’Épargne), lundi 16 novembre. Cause : démâtage, à 250 milles des côtes du Cap Vert

Alex Thomson (Hugo Boss), samedi 28 novembre. Cause : avarie de safran.

Kevin Escoffier (PRB), lundi 30 novembre. Cause : naufrage.

Sébastien Simon (Arkea-Paprec), vendredi 4 décembre. Cause : choc avec un Ofni, dégâts sur le foil tribord et son puits.

Samantha Davies (Initiatives Cœur), samedi 5 décembre/ Cause : choc avec un Ofni, plusieurs fissures.

Fabrice Amedeo (Newrest – Art & Fenêtre), vendredi 11 décembre / Cause : panne informatique.

Isabelle Joschke (MACSF), samedi 9 janvier / Cause : avarie de quille

Sébastien Destremau (Merci), samedi 16 janvier / Cause : multiples avaries, dont le pilote automatique.

Temps de passage à l’équateur (retour)

1- Louis Burton, Bureau Vallée, le 16 janvier à 19 h 11, 69 jours 5 heures 51 minutes après le départ des Sables-d’Olonne.

2- Charlie Dalin, Apivia, le 16 janvier à 20 h 11, 69 jours 6 heures et 51 minutes après le départ des Sables-d’Olonne/

3- Boris Herrmann, Seaexplorer – Yacht Club, le 16 janvier à 20h49, 69 jours 7 heures et 29 minutes après le départ des Sables-d’Olonne.

4- Thomas Ruyant, LinkedOut, le 16 janvier à 23h06, 69 jours 9 heures et 46 minutes après le départ des Sables-d’Olonne.

5- Yannick Bestaven, Maître Coq IV, le 17 janvier à 02h36, en 69 jours 13 heures et 16 minutes soit 7h 24’ après le leader.

6- Damien Seguin, Groupe APICIL, le 17 janvier à 05h47, en 69 jours 16 heures et 27 minutes, soit 10h 35’ après le leader.

7- Giancarlo Pedote, Prysmian Group, le 17 janvier à 09h13, en 69 jours 19 heures et 53 minutes soit 14h 01’ après le leader.

8- Jean Le Cam, Yes we Cam !, le 17 janvier à 14h14, en 70 jours et 54 minutes soit 19h 02’ après le leader.

9 – Benjamin Dutreux, OMIA – Water Family, le 17 janvier à 14h20, en 70 jours et 1 heure soit 19h 08’ après le leader.

10- Maxime Sorel, V and B Mayenne, le 17 janvier à 22h57 après 71 jours 8 heures et 37 minutes soit 2 jours 2 heures et 45 minutes après le leader.

11 – Armel Tripon, L’Occitane en Provence, le 19 janvier à 20h32, après 72 jours 7 heures et 12 minutes soit 3 jours 1 heure et 20 minutes après le leader.

12 – Clarisse Crémer (Banque Populaire X), le 21 janvier à 03h42 après 73 jours 14 heures et 22 minutes soit 4 jours 8 heures et 30 minutes après le leader.

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Accueil Course au large  Vendée Globe

Vendée Globe. Dalin, Burton, Herrmann et Ruyant toujours en tête, Bestaven se recale au nord

Charlie Dalin au sud, Louis Burton au nord à l’intérieur de l’archipel des Açores…

Qui a raison ? On le saura bientôt !

Le skipper d’Apivia était le plus proche de l’arrivée à vol d’oiseau au classement de ce matin, mais Louis Burton, sur Bureau Vallée 2, peut aussi bien reprendre l’avantage dans les heures qui viennent.

À trois jours des Sables-d’Olonne, la tension est à son comble…

Le premier bateau à couper la ligne devrait pointer son étrave ce mercredi 27 janvier, vers 8h00.

Les trois derniers jours, avec du portant et des vents soutenus, vont être compliqués pour Charlie Dalin (ici à entraînement au large de l’île de Groix), comme pour les autres skippers qui se battent en tête de flotte. | JEAN-MARIE LIOT / ALEA

Voiles et Voiliers. Publié le 24/01/2021 à 08h36

Leader pour une poignée de milles, Charlie Dalin (Apivia) naviguait ce matin au 75, cap à l’est-nord-est donc, tribord amure dans un vent de sud-sud-ouest.

Décalé d’environ 100 milles dans le sud-est par rapport à Louis Burton sur Bureau Vallée 2, le skipper normand va chercher le point d’empannage qui lui permettra d’aller prendre appui sur son foil tribord, dans la mer la plus apaisée qu’il pourra trouver – mais la dépression qu’il longe ne lui offrira pas mieux que des vagues de trois mètres.

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Louis Burton, lui, est passé entre les îles de San Miguel et Santa Maria, au sud-est de l’archipel des Açores.

Ce matin il est même passé tout près de Santa Maria, mais de nuit, sans doute n’a-t-il pas vu grand-chose.

Le skipper de Bureau Vallée 2 est porté par un flux de plus de 20 nœuds, avec près de 4 mètres de houle.

Entre hier soir à 21h00 et ce matin à 5 heures, il a tenu une moyenne de 18,6 nœuds, soit un nœud et demi de plus que son principal rival, lequel n’a fait « que » 17,1 nœuds mais a toutefois progressé davantage au cours des 24 dernières heures (414 milles contre 388 milles).

Sur son foil meurtri, Charlie Dalin fait quand même mieux que résister.

Derrière, ça n’a pas chômé non plus : à une petite centaine de milles dans le nord-nord-ouest de Charlie Dalin, l’Allemand Boris Herrmann maintient un écart inférieur à 50 milles et une moyenne supérieure à 17 nœuds sur 24 heures.

Commentaire de Yann Eliès hier soir : « Une fois la dorsale des Açores franchie, une fois qu’elle a rendu son verdict, on ne peut plus s’empêcher de faire des calculs de distance.

On voit dans les trajectoires qu’il y a de la stratégie : Boris sent qu’il a intérêt à sucer la roue de Charlie Dalin, à rester dans son sillage, puisque son Seaexplorer a plus de vitesse. »

Le navigateur allemand peut en effet infléchir ses choix de route en tenant compte de ses 6 heures de compensation ; par contre il lui sera difficile de contrôler en même temps Louis Burton dans son nord et Charlie Dalin dans son est…

Confronté au même problème de foil que Charlin Dalin sur Apivia, Thomas Ruyant mène son LinkedOut avec une approche stratégique similaire : il navigue plein est et va chercher le meilleur point pour placer l’empannage qui lui permettra d’exploiter son foil tribord valide et, pendant deux jours, de « bombarder » autant que la mer le lui permettra.

À 88,6 milles de Charlie Dalin ce matin, le Nordiste n’a pas dit son dernier mot.

En distance par rapport à la ligne d’arrivée, Yannick Bestaven a cédé du terrain : le skipper de Maître CoQ IV est cinquième, à 212,5 milles.

Il a ainsi perdu une cinquantaine de milles en 24 heures.

Mais son choix stratégique d’une route très nord, radicalement différente de celle des quatre premiers, peut éventuellement payer… à moins qu’il soit avant tout lié à un souci d’optimiser la trajectoire en fonction des « trous » dans le jeu de voiles du bateau.

Si les routages se révèlent pertinents, le Rochelais passera par le nord des Açores, laissant Horta, Velas et Santa Cruz de Graciosa à bâbord, et Angra do Heroismo à tribord.

L’objectif : rester en bordure de la dépression en grimpant en escalier jusqu’à la latitude de la Bretagne sud, avant de replonger vers Les Sables.

Pour faire ses choix, Yannick Bestaven doit intégrer la dépression toute proche, ses problèmes de voiles, et ses 10 heures et 15 minutes de compensation.

Une équation qui doit être particulièrement complexe !

En distance au but, Giancarlo Pedote (Prysmian Group) a pris la sixième place, avec un retard de 257,6 milles sur Charlie Dalin.

Très au sud mais déjà à la longitude des Açores, le skipper italien a pris l’avantage au classement sur Damien Seguin (Groupe APICIL) qui, cette nuit, a empanné pour foncer plein nord, sur une trajectoire similaire à celle de Yannick Bestaven.

En 24 heures, les écarts se sont creusés, notamment pour tous ceux qui font route au nord. Ce matin à 4h30, Damien Seguin comptait ainsi 268,7 milles de retard sur Charlie Dalin, contre 159 hier à la même heure.

Jean le Cam, huitième, est ce matin à 572,6 milles, et Benjamin Dutreux, neuvième, à 666,4 milles.

Il fallait bien aussi, à un moment, que la différence de vitesse entre les Imoca à dérives droites et les Imoca à foils finisse par faire la différence…

(Source service presse)

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