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L’EXERCICE confirmé comme le meilleur remède à l’anxiété

Actualités  –  publiée le 4/12/2021 par Équipe de rédaction Santélog

Journal of Affective Disorders

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L’anxiété ? Il est possible de la réduire de moitié avec la pratique d’un exercice régulier, promettait encore récemment une étude suédoise.

Cette nouvelle recherche, menée à l’Université de Göteborg (Suède) confirme l’efficacité de l’exercice, même modéré, à réduire les symptômes d’anxiété, même chroniques.

L’étude, publiée dans le Journal of Affective Disorders, montre qu’un programme de seulement 12 semaines suffit à alléger l’anxiété chronique et sévère.

« Les médecins en soins primaires ont besoin de traitements individualisés, avec peu d’effets secondaires, faciles à prescrire et faciles à suivre.

Un programme d’exercice physique de 12 semaines, quelle que soit l’intensité, représente une option efficace qui devrait être proposée plus souvent en soins de santé primaires pour les personnes souffrant de problèmes d’anxiété ».

L’étude est menée auprès de 286 patients atteints de troubles anxieux, âgés en moyenne de 39 ans, à 70% des femmes, et dont la moitié en souffraient depuis au moins 10 ans.

Les participants ont été affectés au hasard à participer à des séances d’exercice en groupe, modérées ou intenses, pendant 12 semaines.

Les séances d’entraînement de 60 minutes étaient organisées 3 fois par semaine, sous la direction d’un kinésithérapeute. Ces séances d’exercice comprenaient à la fois du cardio (aérobie) et de la musculation.

L’expérience montre que ce programme, relativement limité dans le temps, permet déjà de réduire considérablement les symptômes d’anxiété- vs le groupe témoin (ayant seulement reçu des conseils sur l’activité physique) :

  • La plupart des participants du groupe d’intervention sont passés d’un niveau modéré à élevé, à un niveau faible d’anxiété ;
  • La probabilité de réduction des symptômes d’anxiété chez les participants en souffrant au départ à niveau faible à modéré, est multipliée par 3,6 ;
  • Lorsque ces mêmes participants ont suivi le programme avec une pratique de l’exercice à une intensité plus élevée, la probabilité de réduction de leurs symptômes d’anxiété est multipliée par 4,8 ;
  • Chez tous les participants du groupe d’intervention, la pratique de l’exercice induit une réduction des symptômes d’anxiété,

conclut l’auteur principal, Malin Henriksson, chercheur à l’Académie Sahlgrenska de l’Université de Göteborg.

Les traitements standard actuels de l’anxiété comprennent la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et les médicaments psychotropes.

Cependant, ces médicaments peuvent entrainer des effets secondaires et les patients souffrant de troubles anxieux sont souvent réfractaires à ces traitements.

L’exercice physique, encore peu prescrit, se confirme au fil des études comme une alternative précieuse, efficace…et non médicamenteuse.

Source: Journal of Affective Disorders 15 January 2022 DOI : 10.1016/j.jad.2021.10.006 Effects of exercise on symptoms of anxiety in primary care patients: A randomized controlled trial

Lire aussi :

SÉDENTARITÉ : Rester assis, face à l’écran, c’est déprimant

Actualités  –  publiée le 4/12/2021 par Équipe de rédaction Santélog

Frontiers in Psychiatry

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Cette équipe de l’Iowa State University rappelle à quel point la pandémie et les mesures de confinement et de télétravail ont réduit les occasions de déplacement et d’activité physique et ont augmenté les temps de sédentarité assise.

Les chercheurs décryptent ici dans la revue Frontiers in Psychiatry comment cette nouvelle sédentarité peut être corrélée à l’incidence elle-aussi croissante de l’anxiété et de la dépression.

L’étude appelle, avec l’allègement des mesures barrières, à lma reprise d’une activité bénéfique tout autant pour la santé mentale que physique.

De précédentes études épidémiologiques, citées par les chercheurs, ont en effet fait valoir l’association suivante : les personnes qui ont passé plus de temps assis entre avril et juin 2020 sont aussi les plus susceptibles de présenter des symptômes de dépression.

« S’asseoir est un comportement « sournois » », écrit Jacob Meyer, auteur principal de l’étude et professeur de kinésithérapie à l’Iowa State University.

Son équipe examine ici comment l’activité physique et les comportements sédentaires sont liés à la santé mentale, et comment les changements de pratique d’activités et dans la sédentarité influencent la façon dont les gens pensent, ressentent et perçoivent le monde.

L’étude : pour mieux cerner ces changements, l’équipe a effectué un sondage auprès de plus de 3.000 participants.

Les participants ont renseigné le temps passé, avant et après le début de la pandémie, à leurs différentes activités dont la pratique de l’exercice, la durée de station assise, de temps passé face aux écrans et, à l’aide d’échelles cliniques standard, ont indiqué les changements perçus dans leur bien-être mental (dépression, anxiété, stress, solitude).

« Nous avons pu déterminer quand l’activité physique et le temps passé face à l’écran ont changé et comment ces changements sont associés à la santé mentale en général ».

Parmi les principaux résultats de l’étude :

  • Les participants qui respectaient les directives en matière d’activité physique (c’est-à-dire 2,5 à 5 heures d’activité physique modérée à vigoureuse chaque semaine) avant la pandémie ont réduit leur pratique, en moyenne de 32 %, après les restrictions liées au COVID-19 ;
  • Ces mêmes participants ont déclaré se sentir plus déprimés, anxieux et éprouver un sentiment de solitude ;
  • À la levée des restrictions, les participants ont vu leur santé mentale s’améliorer ;
  • Pour les participants dont la sédentarité assise était élevée, les symptômes dépressifs, en moyenne, ne se sont pas dissipés de la même manière que chez les participants moins sédentaires, durant la pandémie ;
  • Les participants qui ont continué à passer une grande partie de leur journée assis ont connu une amélioration bien plus modeste de leur santé mentale.

L’étude révèle ainsi une « association » entre la position assise et la santé mentale et non une relation de cause à effet : il est en effet possible que les personnes alors les plus déprimées soient restées davantage sédentaires ou que les personnes davantage assises soient devenues plus déprimées.

Il faut être conscient que les changements de mode de vie imposés par la pandémie ont pu induire des effets très néfastes, soulignent les chercheurs, qui rappellent qu’interrompre une durée passée assise, face à l’écran par exemple, par un petit tour de temps à autre, peut être bénéfique, à la fois physiquement et mentalement.

Source: Frontiers in Psychiatry Oct, 2021 DOI : 10.3389/fpsyt.2021.741433 High Sitting Time Is a Behavioral Risk Factor for Blunted Improvement in Depression Across 8 Weeks of the COVID-19 Pandemic in April–May 2020