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HYPERTENSION : La pomme de terre, naturellement anti-hypertenseur

Actualités  –  publiée le 19/09/2021 par Équipe de rédaction Santélog

Nutrients

La consommation de pommes de terre permet un apport de potassium complémentaire bienvenu dans nos régimes alimentaires et une réduction de la pression artérielle systolique (Visuel Fotolia 43073251). Une image contenant texte

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Ce n’est pas la première étude à faire cette recommandation : manger des pommes de terre pour réduire sa tension.

Les nutriments de la pomme de terre peuvent contribuer à réduire la rétention de sodium et le risque d’hypertension, souligne à nouveau cette recherche d’une équipe de nutritionniste de la Purdue University (Indiana).

En particulier chez les personnes à risque cardiométabolique plus élevé, ces données, publiées dans la revue Nutrients, révèlent que la consommation de pommes de terre permet un apport alimentaire de potassium complémentaire bienvenu et induit une réduction de la pression artérielle systolique.

Bien que parfois délaissée sous forme autre que les frites, la pomme de terre est l’un des légumes présentant le meilleur rapport nutriments essentiels/prix.

Les pommes de terre représentent environ 20% de l’apport végétal dans nos régimes occidentaux et ce légume contribue à combler plusieurs lacunes en nutriments, dont en fibres alimentaires et en potassium.

1 pomme de terre de taille moyenne représente environ 10% de nos besoins quotidiens en potassium.

La carence en potassium est fréquente en population générale et préoccupante en particulier parce que le potassium contribue à la santé cardiovasculaire et métabolique.

L’étude précise les bénéfices d’une consommation régulière, que ce soit de pommes de terre cuites au four ou frites, sur les apports en potassium, sur la pression artérielle ainsi que sur d’autres facteurs de risque cardiovasculaire.

Précisément, la recherche est menée avec 39 participants « pré-hypertendus » et hypertendus assignés à tour de rôle à un régime occidental standard (généralement pauvre en potassium), à un régime occidental supplémenté en potassium, à un régime comportant des pommes de terre cuites au four ou bouillies, et à un régime comportant des pommes de terre frites.

L’expérience montre que :

  • Le régime comportant des pommes de terre cuites au four ou bouillies apporte le plus grand avantage en termes de réduction de la rétention de sodium et de la pression artérielle systolique vs régime occidental témoin ;
  • En dépit de « leur réputation », les frites ne semblent avoir aucun effet néfaste sur la tension artérielle ou la fonction endothéliale.

C’est du moins le cas ici pour leur consommation à raison d’une portion de 330 calories de frites cuites au four, consommées dans le cadre d’un régime américain typique.

Le rôle clé du potassium sur la santé artérielle : ainsi, si la plupart des recommandations concernant le contrôle de la pression artérielle mettent l’accent sur la réduction des apports alimentaires en sodium, le potassium joue un rôle tout aussi important, peut-être même le rapport potassium/sodium dans le contexte de l’ensemble de la matrice alimentaire : ici, via la consommation de pommes de terre qui permet une réduction plus importante de la rétention de sodium que la supplémentation en potassium, par exemple.

Cet effet bénéfique d’une augmentation du potassium alimentaire sur la pression artérielle est très peu documenté encore, soulignent les chercheurs : « il s’agit de l’une des premières interventions alimentaires contrôlées qui confirment le potassium alimentaire comme un nutriment bénéfique sur le contrôle de la pression artérielle ».

Tout est également « dans les détails » précisent encore les chercheurs car les frites cuites au four n’ont quant à elle, eu aucun effet sur la tension artérielle, ni favorable, ni défavorable.

L’étude présente quelques limites, notamment la taille relativement petite de l’échantillon et sa durée -interventions de 16 jours- relativement courte, cependant la rigueur de sa conception est forte : les pommes de terre bouillies ou cuites au four peuvent donc contribuer, dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré, à réduire la tension artérielle systolique.

Source: Nutrients 11 May,2021 DOI: 10.3390/nu13051610 Short-term randomized controlled trial of increased dietary potassium from potato or potassium gluconate: effect on blood pressure, microcirculation, and potassium and sodium retention in pre-hypertensive-to-hypertensive adults

Lire aussi : HTA: Manger des pommes de terre pour faire baisser sa tension

DOPAMINE : Et si on apprenait à la canaliser ?

Actualités  –  publiée le 18/09/2021 par Équipe de rédaction Santélog

Current Biology

Il ne s’agit pas ici de canaliser ce messager chimique du bien-être, la dopamine, produite en cas de plaisir ou de satisfaction liée à l’atteinte d’un objectif ou d’une récompense, mais de contrôler de petites impulsions de dopamine, imprévisibles, qui jaillissent fréquemment mais de manière aléatoire dans notre cerveau (Visuel Julia Kuhl). Une image contenant texte

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Il ne s’agit pas ici de canaliser ce messager chimique du bien-être, la dopamine, produite en cas de plaisir ou de satisfaction liée à l’atteinte d’un objectif ou d’une récompense, mais de contrôler de petites impulsions de dopamine, imprévisibles, qui jaillissent fréquemment mais de manière aléatoire dans notre cerveau.

Cette équipe de l’Université de Californie – San Diego décrypte la fonction de ces petites impulsions et montre, dans la revue Current Biology, que les souris peuvent « avec un peu de volonté » ou d’incitation, manipuler aussi ces impulsions aléatoires de dopamine.

La dopamine est un neurotransmetteur omniprésent qui transporte des signaux entre les cellules du cerveau avec de nombreuses fonctions, dont certaines contribuent au traitement cognitif.

Ce messager chimique a été largement étudié du point de vue de ces signaux « déterministes », issus du circuit (et de l’attente) de la récompense.

Mais ici, les scientifiques californiens s’intéressent aux impulsions spontanées et moins étudiées de la dopamine.

Contrôler ces impulsions de dopamine aléatoires, c’est possible.

Les scientifiques valident d’abord l’émission de ces impulsions d’impulsions imprévisibles de dopamine qui viennent inonder le néocortex, ici chez la souris et à la fréquence d’environ une fois par minute.

Une fois ces impulsions validées et documentées en laboratoire par des méthodes moléculaires et d’imagerie, les chercheurs ont regardé, toujours chez l’animal, si ces impulsions étaient contrôlables.

Ils ont conçu un système de rétroaction dans lequel les souris sur un tapis roulant recevaient une récompense si elles montraient qu’elles étaient capables de contrôler ces signaux impromptus de dopamine.

Ces observations montrent que les souris sont conscientes de ces impulsions de dopamine, qu’elles apprennent à les anticiper et à contrôler une partie d’entre elles.

  • Les souris apprennent à déclencher de manière fiable des impulsions de dopamines avant de recevoir une récompense. Ces effets disparaissent si la récompense est supprimée.

Les chercheurs suggèrent que

  • Ces impulsions spontanées de dopamine semblent servir de déclencheur dans la planification comportementale.

L’étude ouvre un nouveau paradigme non seulement dans l’étude de la dopamine et mais aussi de la dynamique cérébrale.

Que déclenchent exactement ces événements dopaminergiques imprévisibles ?

La recherche de nourriture, la recherche d’un partenaire ?

« Nous faisons l’hypothèse que ces impulsions spontanées de dopamine peuvent motiver l’animal à chercher sa nourriture en l’absence de stimulus prédictif de récompense ».

En d’autres termes, ces impulsions spontanées de dopamine participeraient à un système évolutif de survie.

Les chercheurs précisent, à la suite de leurs observations chez la souris, que :

La dopamine semble revigorer, plutôt qu’initier, le comportement moteur.

Source: Current Biology July 23, 2021 DOI: 10.1016/j.cub.2021.06.069 Reinforcement learning links spontaneous cortical dopamine impulses to reward

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